Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/08/2016

Test : Lords of the Fallen

Résultat de recherche d'images

 

Support : PS4

 

Synopsis : Harkyn, ex-criminel, est enrôlé comme guerrier pour combattre des démons et ainsi se racheter.

 

Description : Lords of the Fallen est un Action-RPG en 3D avec une vue à la 3ème personne, caméra de dos. Le jeu invitera à prendre les commandes du guerrier Arkhyn.

On parcourra ainsi un monde ouvert dans un univers moyenâgeux très dark, et on combattra bon nombres humanoïdes en armure et autres monstruosités à coups d'épée et de magie. On traversera beaucoup de dédales de couloirs durant l'aventure, avec peu de zones ouvertes.

Le jeu s’inspire énormément de Dark-Souls, que ce soit pour le gameplay quasi identique, ou pour l'ambiance qui mixe les thèmes du médiévalo-fantastique et de l'horreur. La difficulté plutôt élevée est également un point commun entre les 2 jeux, même si Lord of the Fallen est beaucoup plus abordable que son cousin, et surtout beaucoup plus court (entre 15 et 20 h pour le 1er run).

On retrouve aussi une pointe d'influence de la série vidéoludique Darksiders avec le style des personnages imposants, et les dialogues crus et virils.

 

Avis : Lords of the Fallen est clairement le Dark Souls du pauvre. Le jeu est extrêmement court. Les décors, constitués uniquement de couloirs de châteaux et de terrains enneigés, sont très peu variés. Et globalement l'aventure est bien moins riche. 

Mais cela n'enlève pas le plaisir que j'ai eu à faire le jeu. En fait, le soft réunit la richesse de gameplay d'un Dark Souls et la sobriété d'un hack-slash.  Et je crois que c'est un peu comme ça qu'il faut prendre Lord of the Fallen : comme un Hack & Slash brut doté d'un gameplay de luxe. Du coup c'est suffisamment simpliste pour inciter le joueur à se lancer dans l'aventure sans prise de tête, et suffisamment intéressant manette en main pour que l'on ne décroche pas avant la fin de l'aventure. La rejouabilité est d'ailleurs très bonne.

 

Verdict : Un Dark-Souls-like brut, cheap même, mais prenant.

 

Afficher l'image d'origine

19/08/2016

Test : Life is Strange

Afficher l'image d'origine

 

Support : PS4

 

Synopsis : Maxine Cauflied est étudiante à l'Université de Blackwell. Elle se découvre un don qui lui permet de revenir dans le passé, principalement sur de courtes périodes. Elle utilisera son don pour enquêter sur la mystérieuse disparition d'une étudiante du campus universitaire.

 

Description : Life is Strange est un jeu d'Aventure en 3D. La vue est à la 3ème personne, principalement de dos. Quelques phases sont également en caméra fixe ou presque, apportant ainsi un style cinématographique au titre.

L'aventure mettra le joueur dans la peau de l'étudiante Maxine Caufield, et se déroulera essentiellement à Arcadia Bay, une petite ville portuaire de l'ouest des Etats-Unis.

L'intrigue est découpée en 5 épisodes.

Les bases du gameplay sont, à 1ère vue, assez classiques pour ce genre de jeu. On promenera Maxine dans des environnements plus ou moins ouverts (salle de classe, restaurant, parc...), pour la faire interagir avec des éléments de décors et discuter avec des personnages.

Là où Life is Strange se démarque des autres jeux du genre, c'est avec la possibilité pour Maxine de revenir légèrement dans le passé quasiment à tout moment, en faisant appel à ses dons psychiques. On pourra ainsi revenir quelques minutes en arrière pour modifier les événements du passé et changer le cours du temps.

L'exemple type, c'est ce petit oiseau qui percute la fenêtre d'une chambre où se trouvera Maxine, et tombe inerte. On pourra éviter cet accident en remontant le temps juste avant que l'animal n'arrive, et en ouvrant la fenêtre. L'oiseau rentrera alors quelques secondes plus tard dans la chambre au lieu de s’assommer contre la vitre.

Les capacités psychiques de Maxine serviront à progresser dans l’histoire, qui tournera principalement autour de la mystérieuse disparition de l'étudiante Rachel.

A noter que Maxine, dispose également d'un appareil photo qu'elle pourra utiliser à des moments très précis du jeu. Ceci servira de base à une quête annexe, où il faudra compléter un album photo avec des clichés de lieux particuliers d'Arcadia Bay.

Visuellement on est entre réalisme et cell-shading. Les couleurs sont pales. Le tout donne parfois un petit style de peinture impressionniste.

L'ambiance générale me fait un peu penser au film Virgin Suicide. C'est raconté en grande partie comme un teenager-movie, mais un teenager-movie dérangeant. Les principaux protagonistes du récit sont des adolescentes, le ton est sucré, planant, mais il vire souvent sur de l'étrange, et les thèmes abordés peuvent être assez durs. 

 

Avis : Franchement, j'ai eu du mal. Globalement j'ai trouvé Life is Strange vraiment chiant.

Certes, l'ambiance est travaillée. Les bonnes idées sont nombreuses, avec les retours dans le temps notamment. Le scénario est plutôt bien conçu même si il reprend quelques éléments déjà-vu dans d'autres jeux-vidéos ou au cinéma.

Mais la progression durant les 3 premiers épisodes (sur 5) est insupportable de par sa lenteur et sa mollesse. J'ai faillit arrêter en cours de route. Après ça va mieux, mais le scénario n'est pas assez exceptionnel non plus pour justifier que 70% de l'aventure soit lourde à ce point. C'est simple, durant les 3 premiers épisodes de l'histoire, il ne se passe rien.

En fait, ces 3 épisodes servent surtout de mise en place de l'histoire et du gameplay. Mais 1 seul épisode de ce style aurait suffit. Car d'un point de vue scénaristique, une grosse partie du back-ground est communiqué dès le 1er épisode. Sur les suivants, on est noyés d'informations qui sont soit des redites, soit des éléments trop peu intéressants pour les mettre en avant à ce point.

Côté gameplay, on sera invité à tester et re-tester le système de retour dans le temps sur des d'événements qui ont peu d'importance dans le le scénario principal. En gros, on est dans un tutorial durant les 3 premiers épisodes. C'est longuet. D'autant plus que le tutorial ne s’arrête en fait jamais vraiment, et se prolonge jusqu'à la fin de l'aventure. En effet, on continuera toujours d'être tenu par la main, surtout lors des passages importants cette fois, nécessaires à la progression de l'histoire. Comme si le jeu avouait son échec dans sa capacité à laisser le joueur voler de ses propres ailes.

La faute à un système de jeu trop ambitieux à mon sens. J'ai le sentiment que le gameplay, basé sur la modification d’événements au travers de micro voyages dans le temps, est trop complexe pour laisser le joueur seul face à des situations nouvelles.

 

Verdict : Des bases intéressantes mais une aventure barbante. La faute à une intrigue qui traîne à démarrer et à un gameplay trop ambitieux.

  

Test : Resident Evil : Revelations 2

Afficher l'image d'origine

 

Support : PS4

 

Synopsis : Claire Redfield, personnage récurent de la saga Resident Evil, se fait kidnapper par de mystérieux individus lors d'une soirée mondaine. Elle se réveille dans une prison sur une île.

 

Description : Resident Evil : Revelations 2 est un Action-Survival-Horror en 3D. La caméra est de dos, sur l'épaule.

L'aventure se déroulera entièrement sur une île infestée de zombies et autres monstruosités. On retrouvera un univers sombre, inquiétant, et parfois sanguinolent, propre à la série.

Pour progresser dans ce monde hostile, on sera invité à prendre les commandes de 2 binômes de manière alternative.

Chaque binôme est composé d'un personnage combattant (notamment Claire Redfield), usant d'armes à feu pour se défendre contre les mort-vivants, et d'un personnage plus fragile mais doté de capacités spéciales. Comme capacité spéciale on aura, par exemple, la possibilité de voir les ennemis à travers les murs pour noter leurs positions. Bien pratique pour préparer une approche furtive et éviter de se faire surprendre par des monstres.

D'ailleurs, on sera très souvent incité à faire preuve de prudence, plutôt que de foncer tête baissée dans les rangs ennemis.

L'aventure est divisée en 4 chapitres avec à chaque fois un univers propre (forêt, grottes..).

 

Avis : Comme ça, à première vue, ce Resident Evil : Revélations 2 n’impressionne pas. Il fait même un peu cheap avec ses graphismes dépassés (parfois limite PS2/GameCube), et son format de distribution initial sous forme d'épisodes à télécharger.

Pourtant, derrière ce Resident Evil de seconde zone se cache, à mon sens, un modèle pour le futur de la saga. Le 1er Revelations avait déjà bien avancé sur le sujet en mixant, avec brio, du Survival-Horror oldschool et de l'Action-Survival-Horror, et là je trouve que c'est renforcé.

Certes, Revelations 2 reste un jeu d'Action, mais on rencontrera quasiment systématiquement des situations qui nécessiteront de se creuser les méninges, que ce soit pour résoudre des énigmes classiques et moins classiques, ou pour échapper aux zombies. Mieux, les situations de réflexion et d'action seront souvent mêlées, apportant ainsi une dose de stress toute jouissive. La complémentarité des personnages de chaque duos est, à ce sujet, d'ailleurs parfaitement exploitée.

Un exemple que j'aime bien, c'est le passage des ennemis invisibles. Il concerne le duo Barry Burton, et Natalia. Barry peut shooter de gros ennemis facilement avec son arsenal. Alors que Natalia ne sait pas vraiment se battre, mais peut détecter les monstres invisibles grâce à ses dons psychiques. Il faudra donc d'abord détecter ces ennemis avec Natalia, retenir visuellement où ils sont, puis changer de personnage et tirer à l'endroit mémorisé avec Barry. Il sera nécessaire d'agir vite car ces ennemis bougent, et en plus sont  extrêmement dangereux!

Ces phases sont ludiques et mettent une pression toute bienvenue.  Et des passages intelligents comme ça dans le jeu, ils y en a des tas. Variés en plus, avec beaucoup de mécanismes en duo totalement inédits (ou presque). Moi qui ne suit pas fan du concept de duos dans les Survival-Horror, car ils apportent rarement grand chose et nuisent souvent à l'immersion, là j'ai été conquis. Bon, je ne dis pas que je ne n'aurais pas aimé plus de sessions avec un seul avatar, mais il n'empêche que j'ai eu ma dose de stress et d'angoisse en duo.

J'en viens d'ailleurs à l'une des grandes forces du titre à mon sens : la difficulté, que j'ai trouvé parfaitement dosée. Je n'ai pas eu trop de mal à terminer l'aventure en mode normal, et pourtant je l'ai trouvée éprouvante. A chaque passage tendu, je me suis demandé si j'allais arriver au bout, et souvent je m'en suis sorti in extremis. J'ai même vaincu certains boss au couteau sur la fin, ce qui ne m'était pas arrivé depuis Resident Evil 1er du nom. La balance est parfaite. Le jeu met une pression constante sans jamais dégouter. Et cette justesse, mine de rien, on la voit rarement aujourd'hui, alors qu'elle est l'une des principales essences du ludique.

Côté ambiance, c'est tout aussi réussi. Tout à fait dans le style du Survival, et du thème du zombie. Les tons sont sombres, et les environnements, forêt, grotte, port de pêche abandonné, sont adaptés au genre. Par ailleurs, les différentes zones du jeu bénéficient d'un level-design aux petits oignons pour qu'il y ait toujours un doute sur la présence ou non d'ennemis, le but étant qu'on ne soit jamais totalement rassuré. C'est très efficace.

Par contre, il aurait quand même fallut plus de variété dans les décors. Au moins le double d'environnements (on n'en compte 4 seulement). Ce qui n'aurait pas fait de mal à la durée de vie d'ailleurs. J'aurais également aimé un peu plus de teintes de couleurs et une technique un peu plus à jour. Là, comme je le disais en préambule, ça fait cheap.

 

Verdict : Un Resident Evil léger dans la forme, mais avec des mécanismes et des idées au top.

 

Afficher l'image d'origine