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28/09/2016

Test : Ni No Kuni : La vengeance de la sorcière céleste

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Synopsis : Alors qu'il pleure la disparition de sa mère, le jeune Oliver donne par miracle vie à l'une de ses peluches en laissant couler des larmes dessus. La peluche, alors transformée en fée, entraînera Oliver dans un monde parallèle fantastique, à la poursuite d'une méchante sorcière.

 

Description : Ni No Kuni est un RPG en 3D qui invitera à prendre les commandes du jeune Oliver, dans un univers mélangeant médiévalo-fantastique et steampunk.

La grande spécificité du jeu est son style graphique, qui donne un peu l'impression de jouer dans un dessin animé du studio Ghibli (Le Château dans le Ciel, Le Voyage de Chihiro...). Rien d'étonnant, puisque ce studio a travaillé sur le jeu. Ghibli oblige, l'ambiance est bon enfant.

Pour le reste, on est dans de l'ultra classique du RPG japonais : de l'exploration par delà les collines et les mers, une mappemonde avec une vue du dessus lors des voyages entre les principales zones du jeu, des combats mélangeants tour par tour et temps réel, et des phases de dialogues avec les habitants des villes traversées.

Ni No Kuni à l'air d'ailleurs de piocher un peu partout dans ce qui s'est fait jusque là dans le genre. Évidemment, on va retrouver beaucoup de similitudes avec Dragon Quest VIII, puisque la société de développement à l'origine des 2 jeux est la même (Level-5). On notera aussi des idées piquées à quelques Zelda et Final Fantasy, ou encore à Secret of Mana.

Le système de combat, à la sauce Pokémon, se base en grande partie sur la capture et l'élevage de créatures. Les créatures sont ensuite envoyées se battre à la place d'Oliver.

Enfin, Ni No Kuni c'est aussi beaucoup de quêtes annexes, avec une chasse aux monstres aux 4 coins du monde. 

 

Avis: Un RPG dans l'univers Ghibli, ça faisait rêver, mais le résultat est carrément décevant. Le jeu est lourdingue, la faute à un gameplay pas vraiment dynamique, et à une multitudes de dialogues inutiles, longuets, venant couper régulièrement l'action.

En gros, Ni No Kuni c'est le pire du oldschool mixé avec le pire des RPG récents.

En outre, il n'y a rien de vraiment nouveau dans les mécanismes ou dans les lieux traversés, par rapport aux RPGs qui sont sortis avant Ni No Kuni. Je crois que j'ai noté 1 seul passage, un labyrinthe, vraiment original, c'est tout.

Et le pire dans tout ça, c'est que le jeu est fichtrement difficile. Il faut faire beaucoup du level-up dans Ni No Kuni. Plus que dans son grand frère Dragon Quest VIII, qui était déjà assez demandeur à ce sujet. Le level-up c'est bien, et c'est quasi indissociables des RPG. Mais à trop forte dose, ça lasse.

Ni No Kuni a donc tout pour dégoûter rapidement. Que ce soit le jeune joueur qui s’arrêtera net devant la difficulté du titre, ou l'expert en RPG qui n'y trouvera rien de spécial et risque de se lasser de la rigidité du jeu. J'ai moi-même stoppé une fois l'aventure, avant me forcer à reprendre 1 an plus tard.

Heureusement, il y a les quêtes annexes! Elles, elles sont sympas. J'ai pris un grand plaisir à les faire. Le jeu devient d'ailleurs beaucoup plus intéressant à partir du moment ou les quêtes annexes disponibles sont en grand nombre. Ce qui correspond au moment ou l'on pourra circuler facilement et rapidement dans tout l'univers de Ni No Kuni, soit vers la fin de l'aventure...

Sinon, c'est joli. Ca vieillit bien. Cell-shading oblige. L'ambiance sonore est vraiment pas mal non plus. Mais le jeu n'a pas autant de personnalité que ce que je pouvais attendre d'une oeuvre co-développée par le studio Ghibli.

 

Verdict : Un RPG frustrant pendant une grand partie de l'aventure, et qui n'apporte rien au genre malgré la pâte Ghibli. A faire éventuellement pour les quêtes annexes sympas et nombreuses.

 

25/08/2016

Test : Lords of the Fallen

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Support : PS4

 

Synopsis : Harkyn, ex-criminel, est enrôlé comme guerrier pour combattre des démons et ainsi se racheter.

 

Description : Lords of the Fallen est un Action-RPG en 3D avec une vue à la 3ème personne, caméra de dos. Le jeu invitera à prendre les commandes du guerrier Arkhyn.

On parcourra ainsi un univers moyenâgeux très dark, et on combattra bon nombres humanoïdes en armure et autres monstruosités à coups d'épée et de magie. On traversera beaucoup de dédales de couloirs durant l'aventure, avec peu de zones à l'air libre.

Le jeu s’inspire énormément de Dark-Souls, que ce soit pour le gameplay quasi identique, ou pour l'ambiance qui mixe les thèmes du médiévalo-fantastique et de l'horreur. La difficulté plutôt élevée est également un point commun entre les 2 jeux, même si Lord of the Fallen est beaucoup plus abordable que son cousin, et surtout beaucoup plus court (entre 15 et 20 h pour le 1er run).

On retrouve aussi une pointe d'influence de la série vidéoludique Darksiders avec le style des personnages imposants, et les dialogues crus et virils.

 

Avis : Lords of the Fallen est clairement le Dark Souls du pauvre. Le jeu est extrêmement court. Les décors, constitués uniquement de couloirs de châteaux et de terrains enneigés, sont très peu variés. Et globalement l'aventure est bien moins riche. 

Mais cela n'enlève pas le plaisir que j'ai eu à faire le jeu. En fait, le soft réunit la richesse de gameplay d'un Dark Souls et la sobriété d'un hack-slash.  Et je crois que c'est un peu comme ça qu'il faut prendre Lord of the Fallen : comme un Hack & Slash brut doté d'un gameplay de luxe. Du coup c'est suffisamment simpliste pour inciter le joueur à se lancer dans l'aventure sans prise de tête, et suffisamment intéressant manette en main pour que l'on ne décroche pas avant la fin de l'aventure. La rejouabilité est d'ailleurs très bonne.

 

Verdict : Un Dark-Souls-like brut, cheap même, mais prenant.

 

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19/08/2016

Test : Life is Strange

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Support : PS4

 

Synopsis : Maxine Cauflied est étudiante à l'Université de Blackwell. Elle se découvre un don qui lui permet de revenir dans le passé, principalement sur de courtes périodes. Elle utilisera son don pour enquêter sur la mystérieuse disparition d'une étudiante du campus universitaire.

 

Description : Life is Strange est un jeu d'Aventure en 3D. La vue est à la 3ème personne, principalement de dos. Quelques phases sont également en caméra fixe ou presque, apportant ainsi un style cinématographique au titre.

L'aventure mettra le joueur dans la peau de l'étudiante Maxine Caufield, et se déroulera essentiellement à Arcadia Bay, une petite ville portuaire de l'ouest des Etats-Unis.

L'intrigue est découpée en 5 épisodes.

Les bases du gameplay sont, à 1ère vue, assez classiques pour ce genre de jeu. On promenera Maxine dans des environnements plus ou moins ouverts (salle de classe, restaurant, parc...), pour la faire interagir avec des éléments de décors et discuter avec des personnages.

Là où Life is Strange se démarque des autres jeux du genre, c'est avec la possibilité pour Maxine de revenir légèrement dans le passé quasiment à tout moment, en faisant appel à ses dons psychiques. On pourra ainsi revenir quelques minutes en arrière pour modifier les événements du passé et changer le cours du temps.

L'exemple type, c'est ce petit oiseau qui percute la fenêtre d'une chambre où se trouvera Maxine, et tombe inerte. On pourra éviter cet accident en remontant le temps juste avant que l'animal n'arrive, et en ouvrant la fenêtre. L'oiseau rentrera alors quelques secondes plus tard dans la chambre au lieu de s’assommer contre la vitre.

Les capacités psychiques de Maxine serviront à progresser dans l’histoire, qui tournera principalement autour de la mystérieuse disparition de l'étudiante Rachel.

A noter que Maxine, dispose également d'un appareil photo qu'elle pourra utiliser à des moments très précis du jeu. Ceci servira de base à une quête annexe, où il faudra compléter un album photo avec des clichés de lieux particuliers d'Arcadia Bay.

Visuellement on est entre réalisme et cell-shading. Les couleurs sont pales. Le tout donne parfois un petit style de peinture impressionniste.

L'ambiance générale me fait un peu penser au film Virgin Suicide. C'est raconté en grande partie comme un teenager-movie, mais un teenager-movie dérangeant. Les principaux protagonistes du récit sont des adolescentes, le ton est sucré, planant, mais il vire souvent sur de l'étrange, et les thèmes abordés peuvent être assez durs. 

 

Avis : Franchement, j'ai eu du mal. Globalement j'ai trouvé Life is Strange vraiment chiant.

Certes, l'ambiance est travaillée. Les bonnes idées sont nombreuses, avec les retours dans le temps notamment. Le scénario est plutôt bien conçu même si il reprend quelques éléments déjà-vu dans d'autres jeux-vidéos ou au cinéma.

Mais la progression durant les 3 premiers épisodes (sur 5) est insupportable de par sa lenteur et sa mollesse. J'ai faillit arrêter en cours de route. Après ça va mieux, mais le scénario n'est pas assez exceptionnel non plus pour justifier que 70% de l'aventure soit lourde à ce point. C'est simple, durant les 3 premiers épisodes de l'histoire, il ne se passe rien.

En fait, ces 3 épisodes servent surtout de mise en place de l'histoire et du gameplay. Mais 1 seul épisode de ce style aurait suffit. Car d'un point de vue scénaristique, une grosse partie du back-ground est communiqué dès le 1er épisode. Sur les suivants, on est noyés d'informations qui sont soit des redites, soit des éléments trop peu intéressants pour les mettre en avant à ce point.

Côté gameplay, on sera invité à tester et re-tester le système de retour dans le temps sur des d'événements qui ont peu d'importance dans le le scénario principal. En gros, on est dans un tutorial durant les 3 premiers épisodes. C'est longuet. D'autant plus que le tutorial ne s’arrête en fait jamais vraiment, et se prolonge jusqu'à la fin de l'aventure. En effet, on continuera toujours d'être tenu par la main, surtout lors des passages importants cette fois, nécessaires à la progression de l'histoire. Comme si le jeu avouait son échec dans sa capacité à laisser le joueur voler de ses propres ailes.

La faute à un système de jeu trop ambitieux à mon sens. J'ai le sentiment que le gameplay, basé sur la modification d’événements au travers de micro voyages dans le temps, est trop complexe pour laisser le joueur seul face à des situations nouvelles.

 

Verdict : Des bases intéressantes mais une aventure barbante. La faute à une intrigue qui traîne à démarrer et à un gameplay trop ambitieux.