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19/08/2016

Test : Resident Evil : Revelations 2

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Support : PS4

 

Synopsis : Claire Redfield, personnage récurent de la saga Resident Evil, se fait kidnapper par de mystérieux individus lors d'une soirée mondaine. Elle se réveille dans une prison sur une île.

 

Description : Resident Evil : Revelations 2 est un Action-Survival-Horror en 3D. La caméra est de dos, sur l'épaule.

L'aventure se déroulera entièrement sur une île infestée de zombies et autres monstruosités. On retrouvera un univers sombre, inquiétant, et parfois sanguinolent, propre à la série.

Pour progresser dans ce monde hostile, on sera invité à prendre les commandes de 2 binômes de manière alternative.

Chaque binôme est composé d'un personnage combattant (notamment Claire Redfield), usant d'armes à feu pour se défendre contre les mort-vivants, et d'un personnage plus fragile mais doté de capacités spéciales. Comme capacité spéciale on aura, par exemple, la possibilité de voir les ennemis à travers les murs pour noter leurs positions. Bien pratique pour préparer une approche furtive et éviter de se faire surprendre par des monstres.

D'ailleurs, on sera très souvent incité à faire preuve de prudence, plutôt que de foncer tête baissée dans les rangs ennemis.

L'aventure est divisée en 4 chapitres avec à chaque fois un univers propre (forêt, grottes..).

 

Avis : Comme ça, à première vue, ce Resident Evil : Revélations 2 n’impressionne pas. Il fait même un peu cheap avec ses graphismes dépassés (parfois limite PS2/GameCube), et son format de distribution initial sous forme d'épisodes à télécharger.

Pourtant, derrière ce Resident Evil de seconde zone se cache, à mon sens, un modèle pour le futur de la saga. Le 1er Revelations avait déjà bien avancé sur le sujet en mixant, avec brio, du Survival-Horror oldschool et de l'Action-Survival-Horror. On retrouve encore ici quasiment le même mélange, tout aussi réussi.

Certes, Revelations 2 reste un jeu d'Action, mais on rencontrera quasiment systématiquement des situations qui nécessiteront de se creuser les méninges, que ce soit pour résoudre des énigmes classiques et moins classiques, ou pour échapper aux zombies. Mieux, les situations de réflexion et d'action seront souvent mêlées, apportant ainsi une dose de stress toute jouissive. La complémentarité des personnages de chaque duos est, à ce sujet, d'ailleurs parfaitement exploitée.

Un exemple que j'aime bien, c'est le passage des ennemis invisibles. Il concerne le duo Barry Burton, et Natalia. Barry peut shooter de gros ennemis facilement avec son arsenal. Alors que Natalia ne sait pas vraiment se battre, mais peut détecter les monstres invisibles grâce à ses dons psychiques. Il faudra donc d'abord détecter ces ennemis avec Natalia, retenir visuellement où ils sont, puis changer de personnage et tirer à l'endroit mémorisé avec Barry. Il sera nécessaire d'agir vite car ces ennemis bougent, et en plus sont  extrêmement dangereux!

Ces phases sont ludiques et mettent une pression toute bienvenue.  Et des passages intelligents comme ça dans le jeu, ils y en a des tas. Variés en plus, avec beaucoup de mécanismes en duo totalement inédits (ou presque). Moi qui ne suit pas fan du concept de duos dans les Survival-Horror, car ils apportent rarement grand chose et nuisent souvent à l'immersion, là j'ai été conquis. Bon, je ne dis pas que je ne n'aurais pas aimé plus de sessions avec un seul avatar, mais il n'empêche que j'ai eu ma dose de stress et d'angoisse en duo.

J'en viens d'ailleurs à l'une des grandes forces du titre à mon sens : la difficulté, que j'ai trouvé parfaitement dosée. Je n'ai pas eu trop de mal à terminer l'aventure en mode normal, et pourtant je l'ai trouvée éprouvante. A chaque passage tendu, je me suis demandé si j'allais arriver au bout, et souvent je m'en suis sorti in extremis. J'ai même vaincu certains boss au couteau sur la fin, ce qui ne m'était pas arrivé depuis Resident Evil 1er du nom. La balance est parfaite. Le jeu met une pression constante sans jamais dégouter. Et cette justesse, mine de rien, on la voit rarement aujourd'hui, alors qu'elle est l'une des principales essences du ludique.

Côté ambiance, c'est tout aussi réussi. Tout à fait dans le style du Survival, et du thème du zombie. Les tons sont sombres, et les environnements, forêt, grotte, port de pêche abandonné, sont adaptés au genre. Par ailleurs, les différentes zones du jeu bénéficient d'un level-design aux petits oignons pour qu'il y ait toujours un doute sur la présence ou non d'ennemis, le but étant qu'on ne soit jamais totalement rassuré. C'est très efficace.

Par contre, il aurait quand même fallut plus de variété dans les décors. Au moins le double d'environnements (on n'en compte 4 seulement). Ce qui n'aurait pas fait de mal à la durée de vie d'ailleurs. J'aurais également aimé un peu plus de teintes de couleurs et une technique un peu plus à jour. Là, comme je le disais en préambule, ça fait cheap.

 

Verdict : Un Resident Evil léger dans la forme, mais avec des mécanismes et des idées au top.

 

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10/02/2015

Test : Resident Evil: Revelations

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Plate-forme : PS3

 

Synopsis : Jill Valentine a perdu contact avec 2 de ses coéquipiers. Leur trace est retrouvée dans un paquebot abandonné. Jill est envoyée sur place pour les chercher.

 

Description : Resident Evil : Revelations est un Action-Survival Horror reprenant le gameplay de Resident Evil 4 (vue à la 3ème personne, caméra sur l'épaule).

L'aventure est découpée en chapitres. Une dizaine environ. La plupart de ces chapitres se déroulent dans un paquebot rempli de zombies et autres monstres.

Le scénario dans le paquebot nous mettra notamment aux commandes de Jill Valentine, et constituera le fil rouge de l'aventure. Fil rouge entrecoupé par d'autres sessions, avec différents avatars, dans d'autres endroits (montagne enneigée par exemple).

A noter que l'avatar principal sera souvent accompagné par un partenaire. On évoluera ainsi la plupart du temps en binôme.

Si, globalement, l'aventure a une grosse dimension Action, les événements sur le paquebot ont un air de Survival oldschool. Les aller-retours sont nombreux et les phases d'investigation sont de la partie. Ces phases d'investigation se font notamment via un système plus ou moins original, ramenant de loin au principe du chien dans Rules of Rose . Il s'agit d'une sorte de détecteur que l'on peut utiliser pour révéler des objets cachés dans le décors. On scannera ainsi les différents lieux traversés pour récupérer des objets de soin, munitions et divers artefacts. En scannant les ennemis et personnages du jeu, il sera également possible d'emmagasiner des points permettant de gagner encore d'autres objets.

La version PS3 est une adaptation de la version originale, sortie sur Nintendo 3DS.

 

Mon avis : Le jeu est au départ taillé pour la Nintendo 3DS. Techniquement, la version PS3 dont je parle ici n 'est donc pas hyper aboutie. Certains décors extérieurs peuvent faire un peu kitsch. Mais ça reste tout à fait convenable et très lisible. Et franchement, hormis cet élément, cet épisode est un très bon cru.

Quel plaisir, tout d'abord, de retrouver en partie les sensations des Survival oldschool avec la session du paquebot! Une porte fermée? Obligé de faire chemin inverse, de retraverser la moitié de la carte pour chercher la clé qui va bien. Et bien sûr, moult humanoïdes agressifs infestent des lieux qui paraissaient tranquilles auparavant. Bon évidemment c'est parfois scripté et hyper guidé hein. On n'est pas non plus sur Resident Evil 1er du nom...mais l'idée est là !

Ensuite, le fait de passer d'un binôme à un autre suivant les chapitres, permet de varier les situations, le lieux traversés. Ca fait du bien même si ça nuit un peu à l'immersion Survival.

Et d'une manière générale, qui n'est pas seulement due au changement de binôme, pas mal de situations rencontrées sont bien ingénieuses et novatrices (passages sous l'eau par exemple).

Bref je vais éviter de tout spoiler ici.

Pour résumer, même si on ne parle pas ici du renouveau de l'Action-Survival, cet opus fait du bien. Le seul réel grief que j'ai trouvé concerne le tout dernier boss du jeu. Franchement il est trèèèès difficile et le gameplay n'est pas tout à fait adapté à ce boss en particulier. J'ai du m'y reprendre une quinzaine de fois en changeant mes armes etc. Je n'ai pas réussi à le vaincre. Un peu frustrant....

 

Verdict : Un très bon opus, assez frais, qui mélange assez intelligemment Action et Survival oldschool.

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23/01/2015

Test : The Evil Within

 

Plate-forme : PS3

Synopsis : Sebastian Catellanos, jeune inspecteur de Police, est chargé d'enquêter sur une série de meurtres au sein d'un hôpital psychiatrique. A peine Sebastian est-il entré dans la bâtisse, pour commencer ses investigations, qu'il se fait assommer. Il se réveille attaché, pendu au plafond par les pieds, et entouré de cadavres.

 

Description : The Evil Within est un Action-Survival Horror. Le gameplay est calé sur celui de Resident Evil 4, avec une vue à la 3ème personne, caméra sur l'épaule. L'aventure invitera à prendre les commandes de Sebastian Castellanos, au travers de différents chapitres (une quinzaine) structurants la progression.

Chaque chapitre proposera un lieu particulier. A ces lieux seront souvent associés des pièges, ennemis et même une manière de jouer particulière. Ainsi, certains chapitres de l'aventure lorgneront plutôt sur de l’infiltration, avec un style qui fait fortement penser à The Last of Us (zone plus ou moins ouvertes où il faut s'accroupir pour arriver dans le dos des monstres, lancer des bouteilles...), d'autres emprunteront un chemin plus classique à la Resident Evil 4, orienté action, et d'autres encore seront constitués de sessions stressantes en mode horreur sadique, avec des pièges et un level-design qui ramènent à Dead Space.

Le environnements seront d'ailleurs assez variés, avec un relatif équilibre entre les phases intérieures (grotte, manoir), et extérieures (forêt, village).

A noter que la progression générale sera entrecoupée de sessions dans un hub central, l'accueil d'un hôpital psychiatrique, où il sera possible d'enregistrer notamment. Ce hub bénéficiera de quelques effets de mise en scène, un peu à la manière de l'appartement de Silent Hill 4.

L'ambiance globale du jeu s'oriente vers du Silent Hill, avec des Geishas fantômes, et des monstres étranges typés Lovecraft, du sang partout et des appareils de torture. D'ailleurs The Evil Within se présente comme un Survival Psychologique. Ce que l'on devine assez vite dans l'aventure, avec des phases et situations inexplicables tôt dans le jeu.

La difficulté du titre est relativement élevée. Même en mode de difficulté facile, quelqu'un qui n'aurait jamais fait un Dead Space ou un Resident Evil 4/5, risque d'avoir du mal. Certaines séquences de l'aventure sont vraiment stressantes et nécessitent une grande concentration.

Pour faire face aux ennemis de plus en plus redoutables, il sera heureusement possible d'améliorer les caractéristiques de Sebastian et de son armement (barre de vie, jauge d'endurance, puissance des balles...etc.). Chose assez classique dans les Survival-Action depuis Resident Evil 4, et surtout depuis Dead Space.

 

Mon avis : Déçu. c'est le 1er mot qui me vient à la bouche. Bah...oui, on parle de Mikami là. du grand retour du Survival. Et je me suis retrouvé avec un bon jeu, mais un peu bancal et inconstant.

Tout d'abord, je trouve qu'il y a eu trop de volonté de faire de la surenchère en horreur ; surenchère tape à l'oeil qui ne convainc que rarement à mon sens. C'est dommage quand on se rappelle du pouvoir suggestif de Resident Evil 1er du nom, avec ses salles épurées et ses angles de vues angoissants.

Ensuite, techniquement (version PS3), The Evil Within c'est un peu la grenouille qui joue au boeuf, avec un résultat bien souvent saccadé en terme de fluidité. Ce n'est pas dramatique, mais ça détruit encore une fois le mythe du jeu estampillé Mikami, l'homme au perfectionnisme maladif.

Enfin, The Evil Within m'a donné l'impression de ne pas arriver à se trouver une base solide en termes de mécanismes de jeux. Infiltration ? Action ? Exploration ? Le titre n'excelle jamais dans aucun de ces genres. En infiltration c'est un poil redondant et on a vu mieux sur The Last of Us (oui oui!). Côté Action, le gameplay est mal calibré. Trop lourd et pas assez précis. La lourdeur c'est bien pour ajouter au stress. Mais dans ce cas, il aurait mieux valu que Sebastian bénéficie de mouvements précis permettant de faire face aux situations d'urgence. Et ce n'est pas le cas. Enfin, l'exploration est souvent mise à mal par une pression qui pousse le joueur à aller vite. Trop vite.

Les seuls passages réussis, sont ceux qui mêlent puzzle et survie. Là pour le coup, The Evil Within excelle. Il doit y avoir 3 ou 4 chapitres comme ça, au coeur de l'aventure, qui procurent des sensations de stress rêvées pour un fan de Survival, avec des situations assez originales, sans être non plus totalement novatrices. The Evil Within est d'ailleurs "sauvé", à mon sens, par ces sessions pleines d'adrénaline. Du coup, je conseille quand même aux grands fans de Survival de se lancer dans l'aventure pour vivre ces passages.

Verdict : The Evil Within est décevant si l'on prend en compte que son papa est Shinji Mikami, le maître du Survival Horror. Le gameplay est mal ajusté, la fluidité plus que moyenne, et l'aventure se perd un peu entre infiltration et action sans jamais exceller dans chacun de ces styles. Sauf lors des sessions de puzzle-survie qui, pour le coup, valent vraiment le détour.