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21/02/2010

Test : Tales of Symphonia

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Support(s) testé(s) : NGC

Synopsis : Tout commence dans un petit village du pays de Sylvarant. Llyod, un jeune homme fougueux, s’apprête à accompagner sa camarade blondinette Colette dans un pèlerinage. Ce pèlerinage a pour ultime but de réveiller la déesse Martel. Pourquoi réveiller la déesse ? Parce qu’elle seule pourra redonner vie au pays de Sylvarant, qui est en plein déclin.

Description : Tales of Symphonia est un RPG entièrement en 3D. Il fait parti de la saga des « Tales of » dont l’un des opus les plus réputés est Tales of Phantasia, sorti sur Super Nintendo. Je ne pourrai dire si les éloges faits à Tales of Phantasia sont justifiés, n’ayant pas encore eu la chance de m’adonner à cet épisode.
Mais revenons sur Tales of Symphonia. L’univers du jeu est très « manga », avec des personnages en cel-shading et des textures colorées. Le graphisme n’est pas excessivement fin, mais tout est très propre. Le rendu général est très agréable et de bon goût. On se croirait presque dans un Miyazaki type Le château dans le ciel.
Durant l’aventure, le joueur prendra les commandes de Llyod et de quelques uns  de ses compagnons. Ils visiteront des villes et des villages avec bons nombres de PNJ, ainsi que des grottes et des donjons infestés de monstres. Pour circuler entre ces différents lieux, la petite équipe passera par une mappemonde, elle aussi entièrement en 3D, où les proportions ne sont volontairement pas respectées (comme dans un Final Fantasy VII, par exemple). Sur cette mappemonde circulent des ennemis. D’ailleurs, et c’est l’une des spécificités du jeu par rapport à d’autres RPG, les ennemis sont visibles. Ils sont symbolisés sur la worldmap par des espèces de formes noires qui apparaissent aléatoirement, un peu comme dans Zelda II sur NES. Si Llyod et ses amis rentrent en contact avec l’une de ces formes, l’écran bascule en mode arène et la baston contre les ennemis commence. Le mot « baston » est, d’ailleurs, assez bien choisi, puisque les combats sont plus ou moins en temps réel et très nerveux. Il est possible de faire des combos de coups d’épées dignes des jeux de baston en martelant sur le bouton d’attaque. Tout ceci est rythmé par une simili jauge ATB, un peu comme dans un Secret of Mana. A noter que, malgré ce côté « temps réel » des fights, Tales of Symphonia n’est pas un Action RPG, car trop d’éléments le font pencher vers du RPG classique. Durant les phases de combat, on dirigera 4 des protagonistes de la petite équipe de Llyod. Le mot « diriger » est tout de même un peu fort, car, en réalité, on définira à l’avance l’attitude de 3 des 4 protagonistes, qui agiront de leur chef en combat (plusieurs options de gameplay peuvent être choisies).
On notera d’autres spécificités du jeu, comme la possibilité de faire un peu de cuisine, mais je ne vais pas détailler cet aspect ici. A découvrir.
L’univers global est plutôt heroic-fantasy, avec, entre autres, des éléments de Moyen-Âge nippon et, dans une moindre mesure, de science fiction.

Avis : Tales of Symphonia, c’est d’abord une ambiance très sympathique. Les différents lieux traversés sont bourrés de charme. Les personnages, qui peuvent sembler un peu naïfs au départ, n’en sont pas moins très attachants. En outre, j’aime le côté un peu manga et pêchu des protagonistes. Du coté du gameplay c’est aussi du bon : les combats sont dynamiques et la prise en main intuitive, ce qui permet une implication du joueur très tôt dans l’aventure.
Tout ceci fait que Tales of Symphonia me rappelle une peu les RPG et Action RPG 16bits d’antan : des jeux à forte personnalité qui dégageaient une énergie positive, arrivant à happer le joueur en quelques minutes seulement. D’ailleurs, au niveau de la bande son, on retrouve un peu l’esprit RPG/ARPG Super Nintendo/Megadrive, avec des pistes à la fois immersives et entraînantes, comme on pouvait en avoir dans des jeux type Soleil, A Link to the past, ou encore Illusion of Time. Certaines pistes me font même penser aux musiques des Megaman ( !). J’adore !
Du côté du scénario, c’est simpliste au départ, mais ça se complexifie grandement au fil de l’aventure. L’histoire devient de plus en plus riche et de plus en plus prenante, à tel point que je considère que c’est l’une des le plus intéressantes du monde du RPG. En outre, ce scénario fait écho aux problèmes réels que rencontre l’humanité aujourd’hui, ou qu’a rencontré l’humanité au fil de son histoire. Ainsi, en trame de fond, on retrouve le thème de l’exploitation et de l’appauvrissement, consciemment ou non, de l’hémisphère sud par l’hémisphère nord. Autre thème : celui des camps de concentration, que l’on découvrira au cours de quêtes annexes. Même si ces sujets peuvent paraître classiques, bateaux, ils sont intelligemment mis en scène ce qui donne une certaine maturité et une profondeur au jeu.
Tales of Symphonia c’est donc une ambiance bon enfant et magique sur un scénario intelligent et mature, on ne peut pas rêver mieux.
A noter que certains rares joueurs pourront être rebutés, au départ, par le style niais des protagonistes. Je ne saurai trop conseiller à ces joueurs de se lancer quand même dans l’aventure jusqu’à la 2ème partie au moins.

Verdict :
Tales of Symphonia est à la fois mignon, happant et intelligent. Un cocktail qui fait fureur.

  Mon appréciation :

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Commentaires

C'est marrant, je constate que je suis finalement assez rarement d'accord avec toi, et pourtant je prends plaisir à lire tes avis (sauf pour FFXIII mais la question n'est pas là :) ).

Pour Tales of Symphonia, j'ai été clairement déçu, peut être aussi parce que j'en attendais beaucoup. Le déroulement est beaucoup trop classique et typiquement J-RPGesque, et ça m'a gêné. Mais surtout, j'ai trouvé qu'il y avait vraiment redite avec Tales of Phantasia. Plus ou moins les mêmes lieux, mêmes situations de gameplay (le coup de la licorne par exemple). D'ailleurs, la meilleure piste de Tales of Symphonia est une reprise d'une piste de Tales of Phantasia (fighting of the spirit). J'ai également détesté le système d'invocations, du coup je ne les ai presque jamais utilisé, un comble vu que la quête du jeu est tout de même centré là-dessus. Et pour finir, je ne me suis pas du tout attaché aux personnages (Colette, que je te déteste !).

Ceci dit, ça reste un jeu très sympathique. La preuve, c'est qu'en dépit de tout ce que je viens de dire, j'ai fini le jeu d'une traite, en étant captivé, et sans ressentir le moindre ennui.

Écrit par : armody | 01/11/2011

J'ai fait ToS avant de tâter ToP. Ceci explique peut-être celà...
Par contre, niveau chara-design j'adore, et j'aurai adoré même si j'avais tâter ToP avant (d'ailleurs, je n'ai jamais fini ToP, il faut que je m'y remette).

Pour le fait que tes avis sont différents des miens, c'est pas plus mal, j'aime bien avoir des avis contraires relativement détaillés, des visions différentes dont la base de contradiction est justement, ma vision des choses (je ne sais pas si tu arrives à comprendre mon charabiat....).

Écrit par : zivaboy | 02/11/2011

Bah franchement, le chara-design, je suis pas vraiment du genre à y attacher grande importance. Que je l'aime ou pas, ça ne m'empêche pas vraiment d'apprécier le jeu et les personnages, ou même de m'identifier à eux. Par exemple, j'aime pas vraiment la chara-design de Nomura, mais ça m'a pas empêché d'aimer les persos de FFVII, FFX, et FFXIII..
Dans Tales of Symphonia ce sont vraiment les caractères des personnages qui m'ont vraiment énervé.
Ah oui, et autant le chara-design est mignon tout plein, autant les décors, et de manières générales les graphismes m'ont vraiment déçu. On est passé d'une sublime 2D dans les épisodes d'avant, à une pseudo-3D un peu vide. Et encore je ne parle même pas de la world map, pour rester poli. :)
Pour résumer, quand j'ai joué à tales of symphonia, j'ai d'abord eu l'impression pendant une dizaine d'heures de jouer à tales of final fantasy X, puis à tales of phantasia 2.

Écrit par : armody | 02/11/2011

Moi les décors j'ai adoré. Je ne trouve pas du coup qu'ils se rapprochent de FFX. J'ai bien aimé le style et surtout les couleurs. Certains passages, comme le village dans la forêt (celui de la gamine), j'ai trouvé ça vachement beau.

Écrit par : zivaboy | 03/11/2011

Le pire RPG qui met était donné de jouer.

Le scénario vaut pas un clou, c'est cliché sur cliché (Spoil/J'ai failli m'arrêter lorsqu'on apprend que truc est le père de machin tellement j'ai trouvé ça pitoyable/FinSpoil).
La mise en scène est molle comme pas possible, la narration en prend d'ailleurs un grand coup, sachant qu'en plus le scénario est très mauvais. Franchement c'est un très gros problème la mise en scène : Il manque des bruits ambiants, il manque la nature, c'est vide, c'est mou, sans saveur.
Les personnages ont tous des têtes à claques (Colettttttte à mort è_é!!!) et un background des plus chiants.
Le jeu est moche (Surtout les décors), il est du même niveau que Dark Cloud, un jeu sorti en 2000.
Le système de combat c'est du gros bourinage sans aucunes subtilités et en plus de ça sans fun (Contrairement à un vrai beat em all), ça c'est le gros problème des Tales of.
Le seul bon point du jeu c'est les musiques, et encore... J'ai connu Sakuraba en meilleur forme (Dark Souls pour ne citer que lui, sans doute l'une des meilleurs OST qui m'a été donnée d'écouter).

Et j'ai eu le même ressenti que Armody, j'ai eu l'impression d'abord de jouer à Tales of FFX du pauvre (Et j'aime FFX) à cause du pèlerinage la quête des chimères tout ça, puis à Tales of Phantasia 2 pour le reste mais en largement moins bon.

Écrit par : Al | 01/08/2012

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