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03/03/2010

Test : Donkey Kong Country 2 : Diddy's Kong-Quest

donkey kong country,super nintendo

Support(s) testé(s) : SNES


Synopsis :
Notre singe préféré, Donkey Kong, se fait enlever par l’odieux roi des crocos King K. Rool. Les 2 jeunes du clan kong, à savoir, Diddy Kong que l’on connaît déjà, et Dixie Kong, la nouvelle blondinette, partent alors à la rescousse de Donkey.

Description :
Donkey Kong Country 2 reprend les bases de Donkey Kong Country 1er du nom en apportant quelques grosses nouveautés. On reste dans de la plate-forme classique en 2D avec une vue de profil. Les graphismes sont du même style que ceux de DKC1, avec un effet image de synthèse, tout en étant encore plus fins. Les décors me semblent, d’ailleurs, bien plus détaillés que dans le 1er épisode.
Tout au long de l’aventure, on dirigera alternativement Diddy Kong et Dixie Kong, en switchant entre les 2 partenaires à l’aide du bouton select, comme dans Donkey Kong Country. Ici encore, chacun des 2 protagonistes aura ses spécificités. Diddy est plus agile, court plus vite en faisant des roulades, saute plus haut, alors que Dixie, elle, se sert de sa longue chevelure blonde pour planer dans les airs après un saut. Nos 2 singes pourront même s’associer, l’un des personnages prenant l’autre sur ses épaules pour ensuite le lancer en l’air ou en avant…pratique pour atteindre des plates-formes éloignées !
Le monde que Diddy et Dixie auront à parcourir se présente sous la forme d’une grande île abritant 6 mondes (+ 1 monde bonus) aux thèmes différents : bateau pirate, fête foraine…
Les niveaux, que l’on trouve en visitant ces 6 mondes, sont variés et originaux. Ainsi, nos 2 poilus préférés iront nager dans l’épave d’un galion coulé, sauteront de roseau géant en roseau géant dans des marais, et iront même se coller aux parois pleines de miel dans des ruches où nichent de monstrueuses abeilles. Comme dans le 1er opus, il faudra passer par les routes pré-tracées d’une mappemonde pour circuler entre les différentes zones du jeu.
Mais tout ça, c’est plus ou moins du classique. Pour profiter des grosses nouveautés de Donkey Kong Country 2 par rapport à son prédécesseur il faut aller voir du côté des secrets du jeu. On retrouve le système de zones cachées dans les niveaux, à découvrir, notamment, soit en détruisant des parois à l’aide de tonneaux explosifs, soit en sautant dans des tonneaux canon. La nouveauté, c’est que dans chaque zone cachée on aura droit à un petit jeu de rapidité. En réussissant l’épreuve, on gagnera une pièce d’or imprimée Kremling. Ces pièces serviront à payer un péage, accessible via la worldmap, qui permet d’accéder au 7ème monde de l’île. Ce 7ème monde, bonus, propose des niveaux plus difficiles que dans le reste du jeu. Il faudra impérativement terminer l’ensemble de ces niveaux pour pouvoir accéder à la véritable fin de DKC2. Mais ça ne suffira pas. Il faudra aussi découvrir tous les jetons d’or imprimés DK du jeu. Les jetons DK sont des sortes de gros médaillons en or dont 1 exemplaire est caché dans chaque niveau. Autant dire qu’il y a beaucoup d’actions annexes à mener dans ce Donkey Kong Country 2, beaucoup plus que dans Donkey Kong Country 1er du nom.
Dernière grosse nouveauté : l’apparition d’animaux inédits, comme Squitter, l’araignée qui peut tisser des toiles sur lesquelles on peut ensuite monter…utile pour atteindre des bonus en hauteur ou pour passer des gouffres !
Du côté de la bande son, je trouve que les mélodies sont, à la 1ère écoute, moins claquantes que dans le 1er Donkey Kong Country. Mais en réalité elles sont nettement plus riches, et en outre plus nombreuses. Elles participent beaucoup à l’intégration du joueur dans l’univers.

Avis :
Donkey Kong Country 2 est une bombe atomique. C’est LE meilleur jeu de plates-formes en 2D que je connaisse, tous supports confondus, reléguant le 1er Donkey Kong Country et la plupart des Marios en 2D au rang de simples « bons petits jeux ». Donkey Kong Country 2 est, d’abord, hallucinant de richesse. Comme je l’ai dit précédemment, les niveaux traversés, sont beau, originaux et variés. En outre, l’ambiance de chaque univers est particulièrement travaillée, avec un ton global plus sombre que dans le 1er Donkey Kong Country. Il n’y a qu’à se promener dans la forêt du monde de l’horreur, avec sa brume recouvrant une partie de l’écran, ou dans le galion coulé des marais, dans lequel on circule dans le noir, pour s’en rendre compte. D’autres levels, moins glauque, sont tout aussi immersifs, voire plus. J’ai en tête les magnifiques niveaux recouverts de plantes épineuses, au travers desquels on circule principalement en tonneau canon ou sur des lianes. Fantastique.
Auditivement, c’est aussi la grosse claque. Les pistes font un tout petit moins « tubes » que celles de Donkey Kong Country 1, mais elles n’en sont pas moins riches et envoûtantes, avec certains morceaux absolument splendides, comme la Stickerbrush Symphony.
En plus de ses qualités visuelles et auditives, DKC2 propose un challenge absolument prenant, transformant ce qui se présente comme un jeu de plates-formes en véritable chasse aux trésors. La récupération des pièces d’or et des jetons DK fait office de vraie quête annexe, qui doublera, voire, triplera la durée de vie. Et croyez moi, ça vaut le coup de finir le jeu à 100% (ou plutôt à 102% !), car cela permet non seulement de parcourir le monde caché, qui proposes certains environnements inédits, mais ça permet aussi de voir la vraie fin de l’aventure, qui en un seul screen fait cracher les tripes de la Super Nintendo comme jamais.
En outre, je trouve que la difficulté pour trouver les secrets du jeu est assez bien gérée : il est, en effet, possible de découvrir toutes les zones cachées sans solutions, ce qui me semblait difficile dans DKC 1er du nom. Donkey Kong Country 2 n’en n’est pas moins long, et demandera une grosse implication de la part du joueur.
Attention, par contre : la version GBA du jeu est nettement moins bonne que la version originale Super Nintendo (aussi téléchargeable sur Wii).

Verdict :
Le seul problème de Donkey Kong Country 2, c’est qu’il ridiculise 95% des jeux de plates-formes 2D tous supports confondus. Seul Super Mario World 2 : Yoshi’s Island tient à peu près la comparaison. Indispensable, vous l’aurez compris.

 

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