Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/03/2010

Test : Donkey Kong Country 3 : Dixie Kong's Double Trouble

DKC3_002.jpg

Support(s) testé(s) : SNES

Synopsis : Cette fois, le crapuleux crocodile King K. Rool voit les choses en grand et capture non pas 1, mais 2 membres du clan des kongs. Les heureux élus de ce kidnapping sont Donkey Kong himself et son acolyte de toujours, Diddy Kong. Heureusement, la douce blondinette Dixie est là, accompagnée d’un petit nouveau, le mioche colérique Kiddy Kong, et nos 2 compères ne comptent pas rester les bras croisés.

Description :
Donkey Kong Country 3 est un jeu de plates-formes en 2D, avec une vue de profil traditionnelle durant 95% de l’aventure. Le titre reprend essentiellement les bases du second opus, en y ajoutant sa touche graphique et quelques petites nouveautés.
Dans cet épisode, on contrôlera alternativement Dixie Kong et Kiddy Kong, entre lesquels il sera possible de switcher en appuyant sur la touche select de la manette. On choisira plutôt Dixie quand il s’agira de passer des gouffres, car elle peut planer un court laps de temps dans les airs en faisant tournoyer sa belle chevelure blonde comme les hélices d’un hélicoptère. Kiddy, lui, se débrouillera mieux à taper du méchant crocodile parmi d’autres ennemis très variés, grâce à ses gros biscotos.
Tout comme dans les épisodes précédents, nos 2 singes traverseront pléthores de niveaux infestés de monstres et de pièges en tous genres. Dixie et Kiddy pourront, bien sûr, se défendre en sautant sur les ennemis ou en leur balançant des tonneaux dans la face. On retrouve, d’ailleurs, les tonneaux explosifs, les tonneaux en métal et les tonneaux canon que l’on connaissait déjà, mais également des petits nouveaux.
Nos 2 poilus pourront aussi coopérer, comme dans DKC 2, l’un des singes prenant son camarade sur ses épaules de manière à le lancer en l’air, ce qui s’avèrera indispensable pour accéder à certaines plates-formes en hauteur.
Dixie et Kiddy auront aussi la possibilité de se transformer en animaux, comme Squitter l’Araignée, déjà rencontrée dans DKC2. En outre, de nouveaux animaux feront leur apparition, tel Elie l’éléphanteau qui peut aspirer de l’eau par sa trompe et la recracher sur les ennemis pour les tuer.

Les situations dans lesquelles nos 2 singes se retrouveront seront assez variées, même si les décors, eux, se répètent un peu trop : un coup ils feront du rappel dans des canyons, un autre coup ce sera de la grimpette dans une sorte d’érable avec une monstrueuse scie à leurs trousses, et une autre fois ils se retrouveront dans des caves gorgées d’une substance de couleur rouge ayant pour conséquence d’inverser les commandes de la manette !
Bien sûr, comme dans les précédents épisodes, les niveaux seront parsemés de passages secrets vers des stages bonus. Tout comme dans Donkey Kong Country 2, dans ces stages bonus on aura droit à chaque fois à un mini jeu de rapidité qui, si il est réussi, permettra de gagner une pièce d’or.
En plus des passages secrets à découvrir, il faudra aussi chercher, dans chaque niveau, un jeton en or avec l’inscription DK. Généralement ces jetons sont cachés.
La recherche des secrets du jeu (pièces d’or et jetons DK) n’est pas obligatoire pour terminer l’aventure, mais ces phases d’investigation sont indispensables si l’on veut accéder à l’intégralité du monde caché bonus de Kremata. En outre, le passage par Kremata sera l’une des conditions sine qua non pour avoir droit à la vraie fin du jeu.

Tout comme les précédents Donkey Kong Country, les niveaux sont répartis dans des mondes aux thèmes différents (eau, montagne, usine…). Pour circuler entre les différentes zones, on passera par une mappemonde vue de haut. Sur cette mappemonde, il sera possible de se balader à pied, en suivant des chemins pré-tracés, mais il sera aussi possible de naviguer en bateau, sur des lacs, auquel cas on ne sera pas limité par des routes, et on pourra se déplacer au Nord, au Sud, à l’Est et à l’Ouest sans contraintes. Ceci est totalement inédit dans la saga Donkey Kong Country, et rare dans un jeu de plates-formes. Les promenades sur la carte seront, d’ailleurs, prétexte à des phases d’exploration et d’investigation avec pour but de découvrir des grottes secrètes. Chacune de ces grottes secrètes abrite ce qu’on appelle un oiseau-banane, que l’on pourra délivrer. D’ailleurs, il faudra, entre autres, libérer tous les oiseaux-banane pour voir la vraie fin du jeu.
Sur la mappemonde, on trouvera aussi des cabanons, où habitent de sympathiques ours avec qui il sera possible de faire du troc. La plupart du temps ce business servira a débloquer des zones initialement inaccessibles pour nos 2 macaques. Et dans ces zones on trouvera plein de secrets, comme les fameuses grottes aux oiseaux-banane.

Visuellement, le jeu se démarque de ses prédécesseurs en adoptant un univers faisant référence aux grands lacs du nord des Etats-Unis plutôt qu’aux habituelles îles tropicales.
On le voit avec la mappemonde qui, comme nous l’avons plus ou moins évoqué avant, est recouverte par des lacs. Mais on le voit aussi au travers des thèmes choisis pour les niveaux : canyon, grands lacs, forêt d’arbres géants...  Les couleurs dominantes, assez chaudes, virent du jaune au marron, en passant par le orange.
Les graphismes sont beaux, avec, comme dans les précédents épisodes, un effet image de synthèse. Certaines textures, comme celles qui représentent la matière bois, sont particulièrement réussies. Par contre, d’une manière générale, le degré de détail dans les environnements est moins élevé que dans Donkey Kong Country 2, les décors semblent plus grossiers.

Pour finir, on relèvera le clin d’œil musical à Super Mario 64, lors de certaines phases de sauvegarde chez la mamy Kong.


Avis : Donkey Kong Country 3 est l’un des meilleurs jeux de plates-formes en 2D, mais il est, malheureusement, un cran en dessous du second épisode, pour des questions essentiellement artistiques. Comme dit précédemment, les graphismes, bien que magnifiques pour une Super Nintendo, sont un peu plus grossiers que dans Donkey Kong Country 2, et les décors sont assez répétitifs. On a toujours l’impression de se balader soit dans la roche, soit aux bords de lacs ou de rivières, et c’est un peu lassant visuellement. On n’a pas de séparation nette comme il pouvait y avoir dans DKC2 entre, par exemple, les mondes dans les ruches et les mondes de glace, les mondes de lave et les mondes d’épines. Non, dans Donkey Kong Country 3, tout est trop…cohérent ! En outre, les pistes musicales sont à des années lumières de celles des épisodes 1 et 2 de la saga. Malgré tout, ce DKC3 arrive à dégager une ambiance spéciale assez happante.
Quoiqu’il en soit, le jeu se rattrape largement de ses faiblesses artistiques grâce au chalenge qu’il propose. Ludiquement c’est au top, même peut être mieux que Donkey Kong Country 2. Non seulement les phases de jeux sont très variées, avec pleins de bonnes idées, comme, par exemple, le coup des transformations en Elie l’éléphanteau, qui a peur de regarder les souris en face et qui doit, donc, les détruire à distance. D’autres phases de jeu, que j’ai évoquées avant, comme le coup de la scie ascensionnelle dans l’arbre, et le coup de la substance qui inverse les commandes de la manette, sont également grisantes.
En outre, les « quêtes annexes », telles que la recherche des pièces d’or, des jetons DK, des oiseaux bananes, ou comme les histoires de troc avec les ours, sont très prenantes, et poussent à terminer l’aventure à 100% (ou plutôt à 103% !). J’ai même eu parfois l’impression d’être dans un Action RPG oldshool à ce niveau là, surtout en ce qui concerne les actions à mener sur la mappemonde, avec la vue de haut. N’exagérons rien quand même, on reste très éloigné des Action RPG, mais ça me permet de montrer à quel point les quêtes secondaires sont riches et prenantes.

Verdict : Donkey Kong Country 3 est décevant par rapport à Donkey Kong Country 2, surtout au niveau artistique, mais reste tout de même l’un des meilleurs jeux de plate-forme 2D grâce à un challenge prenant.

 

 

Les commentaires sont fermés.