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05/04/2010

Test : The legend of Zelda : Oracle of Seasons

zelda,game boy,nintendo,capcom

Support(s) testé(s) : GBC

Synopsis : Link arrive dans le pays d’Holodrum et fait la connaissance d’une danseuse itinérante du nom de Din. Malheureusement, leur rencontre se fait brève car Onox, le général des Ténébres, apparaît et enlève Din. Mais la jeune danseuse est en réalité une sorte de Déesse, l’Oracle des Saisons !
En la capturant, Onox dérègle les saisons en Holodrum ; saisons qui s’enchaînent n’importe comment.

Description : The legend of Zelda : Oracle of Seasons est un Zelda-like, en 2D, avec une vue aérienne. Le jeu fait parti du duo des « Oracles of », avec Oracle of Ages sorti en même temps aussi sur GBC.
Le titre reprend point par point le style de The legend of Zelda : Link’s Awakening. Que ce soit au niveau des graphismes, des sons, et même de l’univers et des personnages (en dehors du fait que l’histoire ne se déroule pas sur Cocolint), tout est identique ! On retrouve aussi des peuples et des personnages issus des autres Zelda, comme les Gorons par exemple.
La seule vraie différence visuelle avec Link’s Awakening, c’est l’apparition de quelques couleurs dues au support GBC. Mais la palette est tellement étroite que ça ne se remarque pas plus que ça. Sinon, l’ambiance de Oracle of Seasons est légèrement moins onirique que celle de  Link’s Awakening. Par contre, l’univers est un tout petit plus sombre.
L'objectif principal du jeu va être d'obtenir les essences de la nature, cachées dans les 8 donjons d’Holodrum. Evidemment, il faudra découvrir ces donjons puis les parcourir un à un, en résolvant toutes les énigmes qu’ils renferment et en détruisant des ennemis dont le boss de chaque antre. On pourra noter que ces palais sont plus complexes et plus difficiles que ceux de Link’s Awakening.
On trouvera toujours, dans ces palais, un objet spécial qui servira d’arme ou d’outil. A ce titre, on aura droit au déjà connu Bracelet de Force, qui permet de soulever de lourdes charges, mais aussi à des petits nouveaux comme le Magneto Gant qui change de polarisation à chaque utilisation et qui permet de se faire attirer vers des aimants, de manière à passer des gouffres.
Link aura évidemment un équipement de base avec une épée et un bouclier. Le jeune elfe pourra aussi enfiler des anneaux, et c’est une nouveauté, pour augmenter certains de ses attributs (force, défense) ou pour acquérir une capacité spéciale comme celle de se transformer en mob ou de nager plus vite.
Puisque nous parlons des objets, abordons maintenant le sujet de la Baguette des Saisons. Cette baguette servira à changer de saison sur l’overworld. Link pourra l’utiliser en se positionnant sur des souches d’arbres spéciales. Ce sera prétexte à de nombreux casse-tête. En effet, chaque saison entraîne des modifications de l’environnement. Ainsi, en hivers certains lacs sont gelés, en été certaines plantes grimpantes ont poussé et permettent donc d’escalader des murs avant infranchissables… Finalement, le passage de saisons est l’équivalent au passage du monde de la lumière vers le monde de l’ombre dans A Link to the past, mais en plus complexe.
Ce système de jeu, et d’autres éléments que je ne détaillerai pas ici, font que Oracle of Seasons est, d’une manière générale, bien plus riche et plus dense que Link’s Awakening. On a beaucoup plus d’actions à mener. En outre, l’univers parcouru est plus grand que celui de Link’s Awakening, et c’est sans compter avec le petit monde parallèle de Subrosia, mais évitons de trop spoiler là-dessus.
Pour finir, et en vrac, on notera que Link pourra faire du troc, appeler des animaux à l’aide comme le Kangourou pour passer des gouffres, et planter des graines dans le sol pour qu’elles se transforment en arbre après plusieurs passages de saisons.

Avis : Oracle of Seasons fait parti des rares Zelda à ne pas être un pur produit Nintendo puisque c’est Capcom qui s’est chargé du développement. Pourtant, ça ne se voit quasiment pas. La perfection du système de jeu, le parfait dosage d’éléments et d’ennemis dans le décor, et la justesse du level design général, qui font habituellement d’un Zelda un Zelda, sont bel et bien de mise avec cet Oracle of Seasons. On pourra, peut être, déplorer un léger moins en ce qui concerne spécifiquement le level design des donjons, mais la complexité et l’intérêt que présentent les antres font qu’on oublie vite ce petit défaut.
Mais, ce que j’aime particulièrement dans ce Zelda, c’est qu’on retrouve en grande partie le charme de Link’s Awakening. Bon, il est vrai que Link’s Awakening avait quand même ce petit truc onirique qui marquait à jamais le joueur. Oracle of Seasons l’a moins, ce qui le rend un poil moins envoûtant. Mais il gagne tellement en richesse et en densité, que ça compense largement.
Et puis, c’est amusant de repérer les clins d’œil aux autres Zelda. Il y a même un gros clin d’œil au jeu The Secret of Monkey Island (!)… Et souvenez-vous qu’on a toujours plus besoin de la tête d’un mort pour s’orienter que d’une boussole !

Verdict : Au final, Oracle of Seasons c’est presque le charme de Link’s Awakening, dans un univers d’une richesse et d’une densité impressionnante. Cet épisode (tout comme Orcale of Ages d'ailleurs) a beau peu faire parler de lui, il est quasiment indispensable.

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