Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/04/2010

Test : Resident Evil (Rebirth)

resident evil,jill valentine,chris redfield

Support(s) testés(s) : NGC

Synopsis : Les évènements prennent place en 1998 dans la petite ville de Racoon City. D’étranges disparitions autour de la bourgade ont poussé les forces d’interventions spéciales S.T.A.R.S. à ouvrir une enquête. Cette enquête les a menés dans les collines boisées d’Arklay, non loin de Racoon City. Une 1ère équipe, l’équipe Bravo, est dépêchée sur les lieux par hélicoptère. Malheureusement, l’engin se crashe. Une seconde équipe, nommée Alpha, est alors envoyée en quête d’éventuels survivants. Mais, dès leur atterrissage, les S.T.A.R.S se font attaquer par des bêtes sauvages sorties des bois. Quelques membres de l’équipe parviennent à se réfugier dans un manoir lugubre à proximité. Parmi ces membres, il y a un certain Chris Redfield et une Jill Valentine.

Description : Resident Evil version NGC, appelé aussi non officiellement Resident Evil Rebirth, est tout simplement le remake de Resident Evil 1er du nom sorti sur Playstation quelques années auparavant.
Le jeu propose la même trame que son prédécesseur. Le manoir, où se déroulent les évènements, est sensiblement le même que dans Resident Evil version PS. On relèvera quand même pas mal de différences au niveau de l’agencement des pièces, du nombre de salles visitables, et du contenu de certains endroits ; différences « évidemment » en faveurs de la version NGC.
En dehors de ça, c’est bien sûr les graphismes qui ont été revus. Et là, il y a un sacré changement. On retrouve le principe des décors en 3D précaculée et des personnages en 3D réelle, mais techniquement c’est beaucoup plus abouti que dans la version PS. C’est bien simple, Resident Evil Rebirth me semble être le plus beau jeu sur Game Cube, avec peut être Resident Evil Zero. Les environnements sont très détaillés, très réalistes et on a droit a beaucoup de jeux de lumière (éclairages) de toute beauté. Je trouve même que, graphiquement, la qualité du ingame tend vers celle des cinématiques.
A noter que l’ambiance générale est un mixe entre celle des films de G.Romero et d’A.Hitchcock. Il y a même quelques références à d’autres films, comme Les Dents de la Mer, mais n’en disons pas trop.
Au niveau des personnages jouables, on aura le choix entre Chris Redfield et Jill Valentine. Suivant l’avatar sélectionné, la difficulté du jeu ne sera pas la même. Ainsi, si je ne dis pas de bêtises, il est préférable de choisir Jill si on est débutant.
Rappelons les grands principes du jeu : il faudra explorer le manoir, investiguer chaque pièce, résoudre des énigmes, récolter un maximum d’objets ici et là, comme des clés qui serviront à ouvrir des portes pour progresser, ou des armes et munitions qui serviront à tuer quelques uns des zombies et autres araignées géantes qui circulent. En cas de blessure, on pourra se soigner avec des herbes vertes et des sprays de soin. A ce titre, il faut noter que la gestion de l’inventaire prend une place assez importante dans l’intérêt du jeu, car on ne dispose (a priori) pas de suffisamment d’artefacts de soin et d’armes pour terrasser toute la faune locale. D’ailleurs, l’intérêt du jeu ne se situe pas vraiment au niveau des combats, les ennemis étant surtout là pour donner au joueur un sentiment d’insécurité.
A noter que l’on pourra sauvegarder la partie en utilisant des rubans encreurs sur des machines à écrire. Le nombres de sauvegardes durant l’aventure est limité car les rubans encreurs ne sont pas infinis. Il faudra donc même gérer ses enregistrements.

Avis : Il n’y a pas grand-chose à dire sur Resident Evil Rebirth, si ce n’est que le jeu est tout simplement LE MEILLEUR Survival Horror classique à ma connaissance, et l’une de mes meilleures expériences vidéoludiques. Il a toutes les qualités de Resident Evil 1er du nom, avec la technique en plus ; une technique qui reste d‘actualité malgré les 8 ans qui nous séparent de sa sortie. Comme je l’ai dit plus haut, ce Resident Evil est sûrement le plus beau jeu sur Game Cube. Je vais même m’avancer encore plus en disant que c’est peut être le plus beau jeu de la génération de consoles 128 bits. Evidemment, comme tous les décors sont en précalculée, bah ça aide !
En outre, malgré une aire de jeu relativement réduite (un manoir et ses alentours), l’aventure est variée. Chaque lieu visité à son propre level design, chaque salle à sa propre ambiance, ambiance 99% du temps ultra happante, et chaque endroit est à appréhender d’une manière spécifique ; si bien que la relative pauvreté du gameplay ne ressort pas. J’aimerai donner des exemples d’endroits à traverser, mais je ne veux surtout pas spoiler tant le volet exploration est important dans l’intérêt du jeu.
Juste pour mettre l’eau à la bouche, il faut vraiment avoir en tête que le manoir regorge de passages secrets et de salles secrètes en tout genre menant à des lieux parfois improbables, ainsi que d’ennemis monstrueux terrés au plus profond de la bâtisse qui n’attendent qu’une seule chose : l’arrivée du joueur. Et c’est là tout la paradoxe ; paradoxe qui donne toute sa puissance à ce Resident Evil : plus on avance, plus on va vers le danger ! Cette sensation d’aller vers l’horreur plutôt que de s’en éloigner est, dans cet opus, plus présente que dans n’importe quel autre Resident Evil.
En tous cas, on flippe ! On flippe parce que le manoir, avec son ambiance de ouf, met une pression constante, nous rappelant sans cesse qu’il y a peut être sous nos pieds de terrifiants secrets et des monstres sanguinaires. La 1ère fois que j’ai fait Resident Evil Rebirth, je ne pouvais pas y jouer après 22h en étant tout seul. Véridique ! On flippe aussi parce qu’à quelques moments de l’aventure, des zombies ou autres bestioles surgiront des fenêtres pour nous attaquer. Sursauts garantis ! Et même si ces moments sont assez rares, une fois qu’on en a vécu un, on est tellement marqué qu’on a ensuite la trouille de voir apparaître un monstre à chaque détour. Le titre joue d’ailleurs beaucoup sur l’alternance entre les sensations de sécurité et d’insécurité, et c’est jouissif.
Du côté des énigmes, qui représentent au moins 30% de l’intérêt du jeu, c’est bien foutu. Elles sont variées, jamais trop difficiles ni jamais trop faciles. Je ne peux en dire plus.
Un dernier mot pour dire que le gameplay, bien que légèrement archaïque, a été revu depuis RE1 pour qu’il ne pose pas de trop de problèmes.

Verdict : Resident Evil Rebirth est tout simplement le meilleur Survival Horror classique. Aussi flippant que jouissif.

Afficher l'image d'origine

 

Les commentaires sont fermés.