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29/05/2010

Test : The Story of Thor 2 (Legend of Oasis)

story of thor


Support(s) testé(s) : SAT

Synopsis : Le Royaume d’Oasis est, depuis peu, troublé par des monstres. Leon, un jeune guerrier, est envoyé par le chef de son village en mission pour sauver Oasis.

Description : The Story of Thor 2 est la suite de The Story of Thor 1er du nom, sorti auparavant sur Megadrive. The Story of Thor 2 est, comme son prédécesseur, un jeu d'Aventure du type Action-RPG en 2D avec une vue aérienne. Le principe de jeu est classique : on suivra le schéma « village, nature, palais » traditionnel des Action-RPG. Tout comme dans The Story of Thor ou A Link to the past, on n’aura droit qu’à un seul village habité, auquel on reviendra régulièrement (généralement entre chaque palais).
On dirigera Leon durant toute l’aventure. Leon est le sosi d’Ali, héros du 1er Story of Thor, en légèrement plus bronzé.
On retrouve le même système de jeu que dans l’épisode Megadrive, avec les histoires d’esprits élémentaires : au cours de l’aventure, on « gagnera » de puissants esprits que l’on pourra ensuite invoquer. Pour invoquer l’un de ces génies, il faudra nécessairement trouver dans le décor un élément se rapportant à la chimère en question. Par exemple, pour invoquer l’esprit de l’eau, il faudra trouver un ruisseau ou une flaque. Chaque esprit aura ses propres capacités. Reprenons pour exemple le cas de la fée de l’eau ; une fois invoquée, cette dernière pourra aider à régénérer Leon, ou éteindre des braseros incandescents. De son côté, le génie du feu pourra brûler les ennemis, enflammer des braseros éteints, ou faire fondre les pics de glace qui obstruent le passage. Là où The Story of Thor 2 se démarque de son prédécesseur, c’est au niveau du nombre d’esprits à trouver : 6 au lieu de 4. On aura donc droit à 2 petits nouveaux, dont l’esprit du son.
Au niveau des palais, c’est plus complexe que dans The Story of Thor. D’abord, les dédales sont un peu plus labyrinthiques ; ensuite, les énigmes sont plus coriaces, même si elles ne sont jamais impossibles. Il faudra bien souvent se creuser la tête et beaucoup jongler avec les esprits. En dehors de ça, que dire de plus sur ces casse-tête si ce n’est qu’ils se basent toujours sur le modèle de ceux d’un Zelda 3 : des interrupteurs à actionner, des clés à trouver, des portes à ouvrir, etc.
Du côté des combats, on est évidemment dans du temps réel (Action-RPG oblige). Les fights sont aussi, voire plus furieuse que dans The Story of Thor. La palette de coups de Leon est impressionnante avec de nombreux enchaînements.
Le système d’évolution est différent de celui de The Story of Thor, et un peu bizarre. Cette fois on n’augmentera pas la jauge de vie avec des réceptacles de cœur, mais avec des points d’expérience que l’on gagnera en se régénérant. Finalement, ça ne change pas grand-chose dans la manière de jouer ; on peut juste souligner l’étrangeté du système.
Par contre, ce qui change pas mal la façon d’appréhender les choses, c’est la disparition pure et simple de l’inventaire au niveau des objets périssables. Cette fois, les items trouvés en chemin régénéreront instantanément Leon. A noter qu’il sera néanmoins possible de garder 1 seul objet de soin (ou de magie) en stock ; objet qui s’utilisera automatiquement en cas de danger…un peu comme les fées dans les Zelda, qui font renaître Link en cas de défaite.
L’inventaire des armes, lui, existe bel et bien. On retrouve les lames du 1er Story of Thor, avec le couteau et la grande épée, et on aura aussi droit à l’arc avec des flèches infinies (!), aux bombes, et au bâton, le petit nouveau de cette sélection. Ces armes, en plus de réserver leurs propres coups spéciaux, pourront être enchantées avec des sorts élémentaires, ce qui servira, d’ailleurs, dans la résolution d’énigmes.
Les graphismes sont toujours typés dessin-animé (entre le manga et le comics), sans être non plus aussi cartoon que ceux de Story of Thor 1.
L’ambiance est toujours assez pesante. Les musiques sont en retrait, mais donnent le ton à l’aventure. Ces musiques sont épiques et sombres.
En dernier lieu, on pourra souligner que la durée de vie du titre est plus élevée que celle du 1er opus (une dizaine d’heures contre 6 pour le 1er).

Avis : The Story of Thor 2 est clairement un copier-coller du 1er opus. Il y a vraiment très peu de différences entre les 2 épisodes. En outre, les seules nouveautés auxquelles on a droit sont assez étranges. Je pense, bien sûr, au système de level-up par régénération et à la disparition pure et simple de l’inventaire d’objets périssables. Autre point que je n’ai pas abordé jusqu’ici : l’absence de carte pour se repérer ! Ca aussi c’est particulièrement bizarre.
Au niveau du scénario, ce n’est pas non plus glorieux : l’histoire n’est pas très étoffée et n’apporte rien à celle du 1er opus.
Je peux donc dire que The Story of Thor 2 m’a déçu sur un ensemble de points précis. Il n’empêche que l’aventure n’a pas moins réussi à me capter que celle de The Story of Thor 1er du nom. Je pense que cette prouesse est due à l’efficacité du système de jeu dans sa globalité, et surtout aux palais et leurs énigmes à la difficulté quasi-idéale. Résultat : j’ai toujours eu envie d’avancer.
Et puis graphiquement, en dehors de certains choix douteux, comme l’utilisation de sprites artificiellement grossis pour les ennemis plus fort, c’est très correct et ça vieillit particulièrement bien. Merci la 2D !
Enfin, la durée de vie est, certes, relativement faible, mais l’action est dense et l’implication du joueur nécessairement forte, si bien que chaque minute sur le jeu est intense…un peu comme dans un Survival Horror.
Résultat : The Story of Thor 2 égale finalement son prédécesseur The Story of Thor, sans atteindre le niveau de son concurrent direct,  Alundra, lui aussi fils d’un titre Megadrive.

Verdict : The Story of Thor 2 est un peu décevant car le jeu n’innove quasiment pas par rapport à The Story of Thor, et perd même certains éléments du 1er opus. Il n’empêche que le titre n’est pas moins intéressant ludiquement que son aîné, surtout au niveau des palais qui sont assez grisants.

Mon appréciation :

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