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06/09/2010

Test : Bioshock 2

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Support(s) testé(s) : PS3

Synopsis : Tout commence en 1958, à Rapture, la grande citée sous-marine du 1er Bioshock.
La scène d’introduction montre Eleanor Lamb, une célèbre Psychologue de Rapture, qui ordonne a un homme, dont on ne connaît pas l’identité, de se suicider d’une balle dans la tête. L’homme se réveille 10 ans plus tard, soit en 1968, et va devoir découvrir qui il est.

Description : Bioshock 2 est un FPS. FPS oblige, la vue est subjective. Durant quasiment toute l’aventure on dirigera le mystérieux homme du synopsis. En réalité, il ne s’agit pas vraiment d’un homme mais d’un Big Daddy, gros soldat en scaphandre déjà vu dans  Bioshock 1er du nom.
Le fait de contrôler un Big Daddy au lieu d’un pékin lambda est l’une des principales nouveautés de ce Bioshock 2.
A savoir que le Big Daddy dispose de 2 gros atouts par rapport à un humain classique : il a une foreuse intégrée dans le bras droit qui peut lui servir d’arme, et il est capable de respirer dans les fonds marins grâce à sa grosse combinaison. D’ailleurs, et c’est là une autre particularité de Bioshock 2, l’aventure compte quelques courts passages où l’on évoluera directement dans l’eau.
Le Big Daddy pourra aussi être de temps en temps accompagné de Petites Sœurs, des gamines un peu spéciales entrevues dans le 1er Bioshock. Sans rentrer dans les détails du gameplay, il faut savoir que, grâce à ces jeunes filles, il sera possible de récolter de l’Adam, une substance rouge qui permet des améliorations génétiques. Evidemment, plus on récolte d’Adam, plus on peut obtenir d’améliorations. Ces dernières sont nombreuses et variées : agrandissement de la barre de vie, vitesse de déplacement augmentée, possibilité de lancer des sorts (appelés « plasmides »), comme des boules de feu, du courant électrique…
En fait, le système d’évolution, tout comme l’utilisation des plasmides, est quasiment le même que dans Bioshock, à part quelques subtilités. Inutile, alors, de se pencher dessus.
D’ailleurs, les mécanismes de jeu en général, ainsi que les environnements, les ennemis et les graphismes de Bioshock 2 sont presque identiques à ceux du 1er Bioshock. Je vais donc faire court, en invitant le lecteur curieux à lire mon test de Bioshock 1.
Sinon, je vois encore 2 particularités de Bioshock 2, assez minimes d’ailleurs.
La 1ère concerne les actions de piratage qui, rappelons le, permettaient, dans le 1er opus, de prendre le contrôle de machines comme des tourelles-mitrailleuse automatiques, ou d’ouvrir des coffres blindés. Avant, l’action de piratage se présentait comme une sorte de jeu où il fallait emboîter des tuyaux. Dans Bioshock 2, il s’agit simplement d’arrêter, au bon moment, une aiguille en mouvement sur un cadran.
La seconde particularité de Bioshock 2 est que l’on pourra utiliser les plasmides et les armes en même temps.
A noter qu’il y a plusieurs fins possible à l’aventure, suivant les action menées durant le jeu.

Avis : Bioshock 2, c’est du Bioshock en mieux. Pourtant les différences entre les 2 épisodes sont minimes…le truc c’est qu’elles font mouche !
Un exemple : l’ajout de passage dans l’eau. Ces moments sont courts et peu nombreux, mais ils sont très efficaces pour l’immersion. Dans le 1er Bioschock, je n’avais jamais eu l’impression d’être sous la mer malgré les plans récurrents sur les immeubles de Rapture. Bioshock 2 répare en partie cette erreur. C’est tout bête, encore fallait-il le faire…
Il y a aussi quelques passages limite Survival Horror Psychologique qui aident à s’immerger dans l’univers et qui donnent une profondeur au jeu. On est encore bien loin d’un Silent Hill 2 au niveau des sensations mais ça fait quand même son effet.
Au niveau du gameplay et de la progression c’est aussi meilleur que dans le 1er épisode. Bioshock 2 est mieux cadré, moins brouillon que son aîné. Certes on perd en partie le côté exploration, un des point forts du 1er Bioshock, mais on gagne en clarté, et je crois qu’il fallait commencer par là.
Il y a aussi la gestion de l’Adam, qui est plus intelligente car elle récompense vraiment l’effort fourni, ce qui n’était pas le cas dans Bioshock.
Malgré tout, Bioshock 2 traîne encore des casseroles du 1er opus :
-les combats restent toujours assez brouillons
-il y a trop d’artefacts à récupérer, ce qui gâche en partie les efforts pour donner un ton Survival Horror au titre
-les ennemis sont toujours aussi guignolesques, ce qui casse un peu l’ambiance
-les décors se répètent même si il y a une nette progression à ce niveau là
-l’aventure est beaucoup trop courte
-le scénario, riche et intéressant, est, tout comme dans le 1er épisode, assez mal mis en avant, ce qui fait que l’on ne perçoit pas forcément bien les informations clés
Et puis, même si Bioshock 2 va plus loin que Bioshock comme je l’ai souligné un peu avant, je pense que les développeurs auraient pu encore aller plus loin, au bout de leurs idées, notamment en ce qui concerne l’immersion. Par exemple, pourquoi ne pas avoir imaginé de confrontation sous-marine avec la faune locale (exemple, des requins) ? Pourquoi ne pas avoir imaginé des phases sous-marines plus longues ? Pourquoi ne pas avoir proposé des passages dans des tubes de verre plus impressionnants, qui s’enrouleraient dans des montagnes de roche par exemple ?
En conclusion, Bioshock 2 m’a séduit, m’a définitivement fait aimer la saga Bioshock. Mais cette série n’est, à mon sens, pas encore à la hauteur de sa réputation.

Verdict : Bioshock 2 est un très bon titre ; meilleur que son aîné ! Le jeu garde néanmoins encore trop les défauts du 1er opus pour être totalement indispensable.

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