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17/10/2010

Test : ICO

ICO_screen2.jpg

Support(s) testé(s) : PS2

Synopsis : Ico est un jeune garçon différent des autres : il est né avec des cornes sur la tête. Ses étranges attributs lui valent d’être expulsé de son village natal, car, pour les autres villageois, les cornes sont synonymes de mauvais présage.
Ico est même envoyé en prison, dans une énorme forteresse de pierre abandonnée, entourée par les flots.
Là bas, le garçon rencontrera Yorda, une jeune femme à l’allure fantomatique, elle aussi apparemment prisonnière.
Nos deux compères  vont alors s’entraider pour sortir de la forteresse.
 
Description : ICO est un jeu d’Action-Aventure entièrement en 3D dans lequel on dirige le jeune Ico accompagné de la douce Yorda. L’aventure se déroule entièrement dans la même forteresse prison.
Au cours du périple, on rencontrera de multiples énigmes qu’il faudra résoudre en faisant collaborer Ico et Yorda. Les énigmes peuvent s’apparenter à celles que l’on trouve dans les palais des jeux estampillés Zelda. Au menu on a droit à du levier à activer, des dalles à enclencher et des portes à ouvrir ; du classique quoi ! Celui qui aura terminé les donjons d’Ocarina of Time, de Twilight Princess, ou mieux, de Majora’s Mask, n’aura, à priori, aucun mal à venir à bout d’ICO, car les casse-tête ne sont jamais très compliqués. Durant l’aventure, on aura aussi droit à beaucoup de phases de varappes à la Tomb Raider ou à la Uncharted, avec des sauts de plate-forme en plate-forme, et de la grimpette sur des corniches.
Il faudra aussi compter quelques combats contre des espèces d’ombres aux formes démoniaques. Quand elles apparaîtront (de manière scriptée), ces formes tenteront d’enlever Yorda. Si Yorda se fait enlever, alors c’est Game Over. Heureusement Ico pourra taper sur les monstres avec différentes armes (bâton, épée,...) pour les renvoyer en enfer.
Là où ICO tire toute son originalité, ce n’est pas vraiment au niveau des mécanismes de jeu mais plutôt au niveau de l’ambiance. En effet, le titre est très épuré : peu de variété dans les couleurs ou les environnements, quasiment pas de pistes musicales mais des sons d’ambiances à la place (vent, claquements, chants d’oiseaux), peu de combat et aucun PNJ. Dans ICO on nous fait bien comprendre qu’on est seul perdu au milieu de nulle part.
En outre, la lumière pâle et les couleurs qui oscillent entre le jaunâtre et le blanchâtre donnent un côté onirique au titre assez peu commun.
La durée de vie est relativement faible et, comme je l’ai dit plus haut, l’aventure n’est pas ultra difficile. Il y a néanmoins quelques très rares passages qui pourront poser des problèmes à n’importe quel joueur.

Avis : Comme Okami, ICO fait parti de ces jeux qui avaient tout pour être des chefs-d’œuvre, mais à qui il manque un petit quelque chose pour faire véritablement mouche. En tous cas je parle pour moi ; ICO m’a un peu déçu. Je remets quand même le contexte : j’ai fait et terminé Shadow of the Colossus avant ICO. Du coup, le style graphique d’ICO ne m’a pas surpris. Et, comme j’avais pris une énorme claque avec Shadow of the Colossus, j’attendais, dans une moindre mesure, la même chose d’ICO.
Mais qu’est-ce qui m’a précisément déçu dans ICO ? Le 1èr élément qui m’a fait tiqué, c’est le gameplay. Il est légèrement imprécis. Ainsi, il arrivera que l’on s’énerve lors de combats ou de phases de plates-formes parce qu’Ico ne va pas exactement là où on veut. Ce souci est, d’ailleurs, bien mis en valeur lorsque la caméra (scriptée) se place dans des positions inconfortables pour le joueur ou lors des combats. Sur le court terme ces éléments ne posent jamais de gros problèmes, mais à force c’est un peu fatigant.
Autre chose : j’ai trouvé que le titre manquait de pistes musicales. Le principe de bruits d’ambiance est intéressant, mais pas pendant tout un jeu. Avec quelques petits airs parsemés discrètement ici et là, ICO aurait, à mon avis, décuplé son potentiel à happer le joueur. Encore une fois, je ne critique pas le principe d’épuration du jeu, un principe que j’avais adoré dans Shadow of the Colossus, mais je trouve que les bonnes idées ne sont pas mises en valeur ce qui peut provoquer un certains ennui chez le joueur. Dans Shadow of the Colossus, justement, les passages de silence durant les phases d’exploration étaient mis en valeur par les passages avec une musique épique lors des combats contre les colosses, et vice-versa. Pas dans ICO.
Au final, ICO reste quand même un titre majeur du « genre » Action-Aventure, un jeu assez poétique qui laisse sa trace sur le joueur. En outre, le titre est une carte postale de tous les instants, et rien que pour ça il mérite d’être fait.

Verdict : ICO aurait pu être un chef-d’œuvre si le gameplay avait été plus précis et si le titre avait proposé une bande musicale, aussi légère soit-elle.

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Commentaires

Exactement le même avis que toi pour ce jeu.

Les mêmes défauts, les mêmes qualités, le même ressentie.
ICO aurait pu être un chef d'oeuvre, mais je pense que de temps en temps, l'amusement et l'immersion prennent un coup, et malheureusement, je ne peux pas considéré ce jeu comme réellement marquant.

Écrit par : Ouroboros | 15/01/2013

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