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31/10/2010

Test : Runaway : A Road Adventure

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Support(s) testé(s) : PC

Synopsis : Brian Basco est un brillant étudiant New Yorkais de 23 ans. Sa vie est bien organisée et son avenir parait tout tracé…tout du moins jusqu’au jour où, par un concours de circonstances, il se lie à une jeune femme poursuivie par la mafia ; ce qui va lui attirer plein d’emmerdes !

Description : Runaway est un jeu d’Aventure en 2D de type Point & Click, avec un style graphique qui se rapproche de celui d’un dessin animé.
Le scénario du jeu prend place aux Etats-Unis, de nos jours.
Le titre propose de diriger Brian Basco au travers des 6 chapitres qui composent l’aventure. A noter que chaque chapitre correspond à un lieu défini plus ou moins étendu (hôpital, musée…).
A chaque chapitre on aura, en fil rouge, un objectif (s’enfuir de l’hôpital, chercher une information, pénétrer en cachette dans un bâtiment…) qui sera prétexte à de longues phases d’exploration et d’investigation. Bien souvent, il faudra farfouiller les divers décors traversés de manière à dénicher des objets pour ensuite les faire interagir entre eux suivant différentes logiques. Il faudra aussi discuter avec les quelques PNJ rencontrés pour obtenir des informations cruciales. A noter que l’on jouera toute l’aventure uniquement avec la souris.
Mais tout ça est très classique pour un Point & Click. D’ailleurs, rien ne différencie vraiment Runaway des Point & Click traditionnels comme The Secret of Monkey Island. Même le personnage principal, Brian, rappelle de loin Guybrush Tripwood, l’anti-héros des aventures de Monkey Island. En outre, on retrouve dans Runaway un ton général humoristique et des situations ou énigmes parfois loufoques, ce qui est habituel dans ce type de jeu.
Je citerai, néanmoins, une spécificité du titre par rapport à ses pairs. Il s’agit d’un détail, mais un détail qui m’a étonné et même dérouté au départ : dans Runaway, il faut parfois fouiller plusieurs fois un même endroit (meuble, sac, corbeille…) pour détecter un objet caché. Ce n’est pas un bug. En fait Brian Basco est doté d’une intelligence artificielle volontairement reloue (et c’est aussi pour ça qu’on l’aime Brian !), qui fait que le bougre ne récupérera pas forcément du 1er coup tous les objets que le joueur trouvera, surtout si les objets ne servent à rien dans un 1er temps. Finalement, cette situation ne se rencontre pas très souvent durant l’aventure mais, quand on n’y est pas habitué, c’est déstabilisant.

Avis : Runaway est vraiment le Monkey Island d’aujourd’hui. Le titre n’apporte rien de nouveau au genre Point & Click, mais il utilise toutes les ficelles habituelles de ce type de jeu avec brio.
Franchement, il n’y a pas grand-chose à redire sur Runaway, si ce n’est que l’aventure est rythmée, dépaysante et drôle, que les casse-tête sont bien ficelés, sympathiques et variés, que la difficulté est parfaitement dosée, et que le jeu est tout simplement super prenant.
Le scénario, qui commence sur une histoire d’embrouille avec la mafia, se termine en une chasse au trésor comme je les aime.
Le seul petit point qui fait que Runaway : A Road Adventure reste, à mon goût, un petit cran en dessous des premiers Monkey Island, c’est l’ambiance un peu moins happante. Mais bon, Monkey Island bénéficiait d’un univers de pirates avec lequel il est plus facile d’embarquer un joueur, et proposait une bande son made in LucasArts assez monstre.
Au final, Runaway est un excellent Point & Click, qui vient directement s’inscrire comme une référence, et à côté duquel un fan du genre n’a pas le droit de passer.

Verdict : Runaway : A Road Adventure est une copie réussie de The Secret of Monkey Island. Tout est dit.

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