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12/12/2010

Test : Donkey Kong 64

DK64.jpg

Support(s) testé(s) : N64

Synopsis : King K. Rool se lance à la conquête de l’île DK ! Il aborde le lopin de terre grâce à son super navire de guerre, dérobe les bananes de Donkey, et fait enfermer toute la famille Kong ! …toute ?…non ! Car Donkey échappe à la rafle, et il compte bien rétablir l’ordre sur son île.

Description : Donkey Kong 64 est le 4ème opus de la saga Donkey Kong Country. Contrairement à ses prédécesseurs, le jeu est entièrement en 3D. Le titre reprend d’ailleurs le modèle de Super Mario 64 et Banjo Kazooie, les 2 maîtres de la Plate-Forme 3D.
On évoluera d’abord dans une zone centrale, l’île Donkey, d’où on pourra accéder à 8 mondes aux thèmes différents (Jungle, Mayas, lagon de pirates…). Pour accéder à chacun de ces niveaux, il faudra récolter un certain nombre de bananes d’or. Ces bananes d’or sont éparpillées aux 4 coins de l’île et dans les divers mondes. On retrouve, donc, exactement le même schéma que dans Mario 64 avec les étoiles, ou dans Banjo Kazooie avec les pièces de puzzle.
Là où Donkey Kong 64 se différencie, c’est dans le fait que l’on pourra diriger pas moins de 5 personnages différents (!) ; 5 membres de la famille Kong qu’il faudra délivrer au fur et à mesure de l’aventure.
Chacun des Kong aura ses spécificités. Par exemple, Diddy pourra utiliser son jet pack pour s’envoler dans les airs, alors que Tiny (l’équivalent de Dixie Kong) usera de ses couettes blondes pour planer quelques instants. Evidemment, la construction des niveaux est faite de telle sorte qu’il faudra faire appel aux caractéristiques de chaque Kong pour trouver toutes les bananes d’or !
A noter qu’il existe aussi un système de code couleur pour différencier les artefacts que pourront ramasser chacun des singes : Donkey ne pourra récupérer que les artefacts jaunes, Diddy que les artefacts rouges, etc.
Il faut ajouter à cela la présence de nombreux interrupteurs qui ne pourront être actionnés que par le Kong dont la tronche apparaît sur le bouton. Ces interrupteurs sont nombreux et serviront à activer des mécanismes indispensables à la progression (ouverture de porte, etc.).
A savoir, enfin, que nos amis simiesques auront des armes de tir à disposition, dont ils pourront se servir pour détruire les méchants Kremlings (on retrouve les mêmes ennemis que dans les précédents Donkey Kong Country), ou pour actionner les fameux interrupteurs.
Que dire d’autre sinon que le style graphique ressemble de loin à un mélange entre celui des Banjo Kazooie et de Super Mario 64, avec des couleurs quand même parfois bien flashies.

Avis : Donkey Kong 64 est un titre complet et maîtrisé, un jeu qui montre, encore une fois, qu’en matière de Plate-Forme 3D Nintendo et Rare sont les maîtres. Cet épisode est riche, long, intéressant et propose une ambiance toute particulière qui aide le joueur à rester dans le trip.
Néanmoins, le titre n’est pas à la hauteur d’un Banjo Kazooie ou d’un Super Mario 64, et ne fait pas honneur à ses prédécesseurs 16 bits.
En fait, Donkey Kong 64 a 2 gros défauts à mon sens. Le 1er, c’est le style artistique. D’abord, le level design n’est pas extraordinaire. Je ne saurai pas dire pourquoi, mais on est loin de ce que proposent Mario et Banjo. Ensuite, on trouve trop souvent des interrupteurs à actionner  et des artefacts de toutes les couleurs (jaunes, rouges, violets…) dans le décor, ce qui coupe la cohérence graphique des thèmes de chaque monde. Ceci nuit à l’immersion.
Le 2ème défaut de Donkey Kong 64 est clairement la répétitivité des actions à réaliser (ce qui est assez lié avec le level design). Finalement, le principe du jeu peut se résumer à parcourir chaque monde avec tous les Kong pour actionner les différents types d’interrupteurs existants. Je caricature peut être un peu, mais c’est presque ça.
En fait, d’une manière générale, je crois que Donkey Kong 64 « subit » son label Donkey Kong Country. Car un Donkey Kong Country, dans l’esprit des fans, c’est, entre beaucoup d’autres choses, une prouesse graphique, une ost d’enfer, et un level design 2D chiadé.
Or, tout ça c’était possible sur 16 bits, en 2D, avec la technologie des stations Silicon Graphics. Mais une fois la saga passée en 3D, qu’a-t-elle pour se différencier ?

Verdict : Même si Donkey Kong 64 reste un excellent jeu de Plate-Forme 3D, très au dessus de beaucoup de ses concurrents, il n’a pas la même puissance que Banjo Kazooie/Tooie ou Super Mario 64, la faute à un level design moyen et une certaine répétitivité dans les actions à réaliser.

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