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18/12/2010

Test : Resident Evil

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Support(s) testé(s) : Playstation

Synopsis : Les évènements prennent place en 1998 dans une petite ville des Etats-Unis : Raccoon City. D’étranges disparitions autour de la bourgade poussent les forces d’interventions spéciales S.T.A.R.S. à enquêter. Cette enquête les amène dans les collines boisées d’Arklay, non loin de Raccoon City, et plus précisément jusqu’à un étrange manoir.

Description : Resident Evil est un Survival Horror. Le jeu présente des décors en 3D précalculée et des personnages en 3D réelle. L’aventure propose au joueur de prendre les commandes de Chris Redfield ou de Jill Valentine, 2 membres des S.T.A.R.S. A savoir que le choix du personnage aura une influence sur l’aventure, ne serait-ce qu’au niveau de la difficulté, plus élevée avec Chris Redfield.
Durant le périple on parcourra, entre autre, les couloirs et les salles d’un manoir envahi par des zombies et autres chiens enragés. Le but principal de l’expédition sera de s’enfuir de la propriété. Mais, paradoxalement, plus on progressera et plus on s’enfoncera dans la bâtisse en déterrant les secrets les plus terrifiants.
Au menu, on aura d’abord droit à beaucoup d’exploration. Car, rappelons le, le Survival Horror est avant tout un jeu d’Aventure ! Pour progresser, il faudra faire la chasse aux artefacts comme les clés par exemple, cachées ici et là, nécessaires pour ouvrir les multiples portes du bâtiment. D’ailleurs, Chris et Jill auront chacun un inventaire de 6 à 8 cases pour transporter le nombre d’artefacts correspondant.
En dehors des clés, les 2 membres des S.T.A.R.S pourront aussi récupérer d’autres objets servant à résoudre des énigmes ou à débloquer des mécanismes. Sur ce point, on est d’ailleurs pas si éloigné que ça des Point & Click, même si les interactions entre les différents éléments de l’inventaire sont limitées.
Lors de leurs phases d’investigations, Chris et Jill trouveront également des objets pour se soigner, des armes (couteau, pistolet, fusil…) et des munitions. Les objets de soins et autres pétards seront nécessaires pour survivre dans un univers hostile, où chaque détour de couloir peut cacher un zombie qui veut croquer du vivant. Les rencontres avec les créatures du manoir prendront une place assez importante dans l’intérêt de l’aventure, même si, finalement, les combats en tant que tel ne seront pas non plus légions. Ils ne seront pas légions car on les évitera au maximum, soit pour prendre un minimum de risque, soit tout simplement pour économiser ses précieuses munitions qui sont en nombre assez limité.
L’univers du titre s’inspire à la fois du jeu Alone in the dark sorti en 1992 (le 1er Survival Horror soit dit en passant), ainsi que des œuvres cinématographiques de G. Romero (la Nuit des Morts-Vivants) ou d’A. Hitchock (Les Oiseaux, Psychose).
L’ambiance générale est inquiétante, et l’ost joue en ce sens, avec des petites mélodies souvent intrigantes, à la harpe, au violon, au piano ou au synthétiseur, qui font parfois penser de loin aux bandes sons de certains Hitchcock ou de certains Argento.
A savoir aussi que ce 1er épisode de la saga Resident Evil bénéficie d’une « petite » patte année 80 perceptible dans les scènes cinématiques de début et de fin (alors que le titre est sorti en 1996).
Huit heures de jeu seront nécessaires la 1ère fois pour arriver au terme de l’aventure.

Avis : Avant de donner mon avis sur cet épisode, j’aimerais rappeler que Resident Evil, même si il n’est pas le 1er Survival Horror, a démocratisé le genre. Aujourd’hui, cet opus est LA référence des jeux d’aventure horrifique, ce qui le rend totalement indispensable.
Mais il n’est pas indispensable que pour son statut. En effet l’aventure proposée par Resident Evil est de très très haute volée, et procure un intense plaisir. C’est bien simple, ce RE n°1 est quasiment le meilleur épisode de la série classique (hors épisode 4 et suivants qui ne sont pas vraiment comparables). On peut même dire que c’est le meilleur, puisque le seul titre qui lui vole la vedette c’est son extraordinaire remake GameCube, Resident Evil Rebirth !
La qualité de Resident Evil 1er du nom s’explique essentiellement par 3 facteurs, 3 leçons vidéoludiques de Mikami et ses équipes.
RE est d’abord une leçon en terme de level design et de mise en scène. Chaque pièce, chaque couloir, chaque angle de vue a été pensé pour que le manoir gagne en profondeur et en variété. Et c’est d’autant plus épatant que le level design fait encore son effet aujourd’hui, malgré la technique vieillissante du jeu ! Je me suis surpris à rester admirer certaines pièces quasi vides, avec des textures murales simplettes, tout ça pour ce qu’elles dégageaient.
Ceci fait d’ailleurs le lien avec le second point, qui concerne l’ambiance. Car Resident Evil est également une véritable leçon à ce niveau. La bande son y est pour beaucoup. Les quelques mélodies qu’on entendra ici et là confèrent une véritable identité à chaque lieu traversé. Généralement douces, ces pistes donneront le ton à toute l’aventure, mettant tantôt le joueur dans une position de sécurité, dans les salles de sauvegarde par exemple, ou procurant, au contraire, la sensation d’être épié et traqué. Dans tous les cas, la bande son reste intrigante, de façon à rappeler que le manoir recèle de nombreux secrets qui ne demandent qu’à être révélés. En outre, le côté kitsch, années 80, très Voyage Voyage de l’introduction et du final ajoute un charme à cet épisode qui le rend unique. D’ailleurs, pour ceux qui pourraient être réticents à l’idée de faire ce RE, tout ça parce qu’ils ont déjà terminé son remake Resident Evil Rebirth, sachez que l’épisode Rebirth, bien que supérieur en quasiment tous points, ne propose pas les mêmes cinématiques. Voilà un bon prétexte pour s’essayer à la version originale !
La dernière leçon que donne Resident Evil concerne le système de jeu : il est parfait, même si le gameplay aurait mérité un peu plus de souplesse. Là-dessus, la plus grosse réussite du titre est de proposer le parfait dosage entre les phases d’exploration/investigation/réflexion et les phases de rencontre avec les ennemis. En fait, on ressent l’ennemi partout, mais on le voit finalement relativement peu, l’agression étant souvent suggérée. Ceci met une pression constante sur le joueur sans jamais le gaver avec d’incessants combats (quoique vers la fin, avec les Hunters…). En outre, il faudra parfois établir de véritables stratégies pour se déplacer d’un point à l’autre de la propriété de manière à éviter un maximum les monstres, et c’est vraiment excitant.
J’espère en avoir assez dit pour démontrer que Resident Evil est un titre indispensable, même si la version GameCube est encore plus indispensable.

Verdict : En plus d’être la pierre angulaire du genre Survival Horror, Resident Evil est une aventure aussi absorbante qu’excitante, un modèle à tous les niveaux, qui n’a été copié avec autant de réussite que par son propre remake.

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