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23/12/2010

Test : Silent Hill

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Support(s) testé(s) : PS1

Synopsis : Harry Mason emmène sa fille adoptive, Cheryl, en vacances à Silent Hill, une petite ville des Etats-Unis. Malheureusement, juste à l’entrée de la ville, Harry a un accident de voiture et tombe dans les pommes. A son réveil, Cheryl n’est plus à ses côtés. Harry se lance alors dans une vaste opération de recherche de sa fille à travers les rues de Silent Hill.

Description : Silent Hill est un Survival Horror entièrement en 3D. Durant l’aventure, on prendra les commandes d’Harry Mason. On parcourra les rues et les bâtiments de ville de Silent Hill à la recherche de la fille d’Harry.
Le jeu reprend, de loin, le même schéma qu’un Resident Evil : on aura droit à beaucoup d’exploration/investigation, avec des clés à trouver, de portes à ouvrir, des énigmes à résoudre, entrecoupées par des rencontres avec des ennemis humanoïdes et autres chiens enragés. On pourra, d’ailleurs, lutter contre ces monstres avec diverses armes  qui vont du couteau, au pistolet, en passant par la barre de fer. Tout comme dans Resident Evil, les munitions pour les armes à feu et les objets de soins seront en nombre relativement limité. Dans la mesure du possible, il sera donc préférable d’éviter les ennemis ou, du moins, de faire attention à ne pas tirer sur n’importe quoi.
A 1ère vue, donc, Silent Hill pourrait être qualifié de Resident-Evil-like. Mais en fait il n’en n’est rien. En effet, Silent Hill propose un autre modèle de Survival Horror, le Survival Horror Psychologique. Pourquoi « Psychologique » ? Parce que Silent Hill n’a rien d’une chasse aux zombies. Non, Silent Hill est un voyage symbolique, certainement introspectif, et en tous cas surnaturel. D’ailleurs, le jeu emprunte bien plus au film l’Echelle de Jacob qu’à La Nuit des Morts-Vivants.
Pour dépeindre un peu le décor, et l’ambiance générale, il faut s’imaginer Silent Hill comme une espèce de ville fantôme, recouverte de brume, où l’on y voit pas à plus de 5 mètres, avec une petite neige qui tombe continuellement sans laisser de traces sur le sol.  A noter que l’image est, volontairement, très légèrement granuleuse. Ceci donne une pâte graphique particulière au titre, qui ne décollera jamais vraiment de la saga par la suite.
Comme si l’univers de jeu n’était pas assez étrange comme ça, durant l’aventure on aura droit à des passages dans une sorte de monde parallèle à Silent Hill. Durant ces phases, il fera nuit. Les intérieurs des maisons et autres bâtiments se transformeront en enchevêtrements de grilles métalliques et de tuyaux rouillés. On verra souvent des corps déchiquetés, et du sang un peu partout.
L’ambiance sonore joue aussi beaucoup dans l’installation de cet univers aussi glauque que bizarre. Certaines pistes sont douces mais tristes, d’autres ressemblent plutôt à un concert de bruits métalliques stressants. En outre, par moment, on entendra des sirènes d’alerte à la bombe.
En dehors de ce qui concerne l’ambiance, Silent Hill a d’autres spécificités par rapport à Resident Evil. D’abord l’univers de jeu est plus grand, moins condensé, mais, en contrepartie, plus répétitif.
En outre, on utilisera énormément la carte pour se retrouver, d’autant plus qu’Harry notera automatiquement certaines indications sur son plan, de manière à ce que le joueur puisse visualiser en coup d’œil les portes condamnées, celles qui sont ouvertes, ou celles qui peuvent être ouvertes avec une clé.
Enfin, les énigmes rencontrées seront plus tordues, plus barrées que celles rencontrées dans Resident Evil.

Avis : Silent Hill 1er du nom a beaucoup vieilli techniquement. Sa full 3D made-in Playstation 1 lui donne un rendu ultra pixélisé qui avait déjà du mal à faire le poids face à la 3D précalculée de Resident Evil à l’époque.
En outre, et puisqu’on est dans la comparaison, on pourra relever que Silent Hill ne semble pas bénéficier du même soin que Resident Evil en terme de level design. En effet, les lieux de Silent Hill se ressemblent tous. Lors des sessions en extérieurs, on remarquera que les maisons et les bâtiments se répètent. Lors de la plupart des passages en intérieur, les dédales de couloirs et de salles ne se différencieront pratiquement pas entre eux, ni par leur structures, ni par leur textures. Généralement, seuls quelques indices (une table posée à un endroit) permettront de marquer le changement de lieu.
Cependant, même si les faiblesses de Silent Hill en terme de level design sont indéniables, l’univers répétitif du titre est cohérent avec le modèle de jeu proposé. Ce modèle invite le joueur dans un voyage symbolique aussi démoniaque qu’aliénant, un voyage qui fait perdre tout repère au joueur en lui faisant traverser des lieux qui semblent se prolonger à l’infini, en le balançant d’un monde parallèle à un autre sans prévenir, et en lui offrant comme (quasi) seules présences humaines non-agressives des individus étranges qui mettent mal à l’aise.
En fait, je crois que ce terme convient parfaitement à Silent Hill : ce jeu met mal à l’aise, et c’est ça qui est bon !
En plus de cette ambiance prenante, le scénario et les quelques découvertes que l’on fera durant l’aventure rendront la progression passionnante. On avance pour comprendre où veut nous emmener Silent Hill ; mais plus on avance et moins on comprend ! Le principe est juste génial.
Et puis il y a l’ost, qui ne vaut peut-être pas celle de Silent Hill 2, mais qui reste de très haut niveau. D’ailleurs, on aura droit au pré-theme de Promise, à savoir Blood Tears, et ça c’est juste mythique.
Les seules choses que je pourrai reprocher à Silent Hill, en dehors de ce qui a trait à la technique, c’est le côté un peu froid du titre en comparaison de son (fantastique) successeur Silent Hill 2, qui adoptera un ton légèrement plus poétique.

Verdict : Silent Hill est un excellent jeu qui débute une saga exceptionnelle ; un voyage aliénant comme on n’en a trop peu aujourd’hui sur console. Par contre, il est vrai que le titre a mal vieilli techniquement, et qu’il reste dans l’ombre de son successeur Silent Hill 2.

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Commentaires

Une de mes plus belle surprises dans ma carrière de gamer ... ça me donne envie de le refaire !

Écrit par : Josh40 | 26/12/2010

Si mon test t'as redonné envie de refaire le jeu, c'est la meilleure des récompenses pour moi.

Écrit par : zivaboy | 26/12/2010

Les commentaires sont fermés.