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22/05/2011

Test : Cursed Mountain

Cursed Mountain

Support(s) testé(s) : Wii

Synopsis : Eric Simmons part à la recherche de son frère disparu, Frank. Frank n’est pas revenu d’une excursion sur le Mont Chomolonzo au sein de la chaîne de l’Himalaya. Eric s’apprête donc à gravir la montagne à son tour.

Description : Cursed Mountain est un Survival Horror en 3D qui propose de prendre les commandes d’Eric Simmons. A noter que la vue est à la 3ème personne, souvent de dos, caméra sur l’épaule.
L’action prend place sur le Mont Chomolonzo en Himalaya. On emmènera donc Mr. Simmons se balader en haute montagne, en alternant les phases de villages bouddhistes et les sessions de marche dans la rocaille et dans la neige.
Sur son chemin, Eric rencontrera bon nombre de fantômes qu’il pourra terrasser grâce à son piolet enchanté.
A ce titre, le système de combat est relativement original puisqu’il invitera le joueur à lancer des salves de lumière sur les revenants avec le piolet magique, et à leur porter un coup de grâce en effectuant quelques mouvements de Wiimote et de Nunchuck lors de QTE.
Le principe de régénération est, lui aussi, atypique. En effet, Eric disposera de bâtons d’encens pour remplir sa barre de vitalité, qui ne pourront être utilisés que devant des autels spécifiques. En clair : on ne pourra pas se ressourcer n’importe où.
Cursed Mountain se démarque aussi des Survival traditionnels dans le fait qu’on ne disposera d’aucune carte pour se repérer. D’un côté, la progression est relativement linéaire et rares sont les phases où il est possible de se perdre.
Dernière singularité du titre : l’inventaire « passif ». Concrètement, ceci signifie que l’inventaire ne servira qu’à présenter les quelques artefacts et autres notes récoltés durant l’aventure, mais qu’il ne permettra pas de sélectionner un objet pour l’utiliser. Le joueur pourra néanmoins choisir l’arme qu’Eric portera à la main.
Il y aurait 2 ou 3 informations supplémentaires à rapporter à propos du système de jeu, mais je vais en rester là.
Passons plutôt à la description de l’univers et de l’ambiance. Comme je l’ai souligné plus haut, l’aventure se déroulera exclusivement en montagne. En dehors des fantômes et de quelques très très rares PNJ rencontrés dans les villages abandonnés, Eric ne croisera quasiment personne durant son excursion. Le sentiment de solitude sera donc plus que jamais de mise ; d’autant plus qu’on ne verra ni animaux, à part quelques pseudos choucas, ni verdure.
L’OST retranscrit d’ailleurs cette solitude en ne proposant quasiment pas de pistes musicales. Par contre, on aura droit à des sons récurrents comme celui du vent, ou à des échos se perdant dans la montagne.
L’intrigue présentera de nombreux thèmes provenant des mythes bouddhistes.

Avis : Cursed Mountain est typiquement le genre de jeu dont j’aime parler. Tout comme Rule of Rose, Silent Hill : Shattered Memories et Silent Hill Homecoming, le titre s’est fait démonter par la Presse française, principalement à cause de faiblesses au niveau du gameplay, du système de jeu et de la technique, alors que Cursed Moutain propose une aventure suffisamment happante et marquante pour qu’on n’ait jamais envie de décrocher une fois le paddle en main.
Et je crois que j’ai tout dit dans cette phrase. Oui la maniabilité de Cursed Mountain est un peu lourdingue, oui techniquement c’est du niveau de la Playstation 2, oui les mécanismes de jeu apparaissent comme une régression par rapport à un Project Zero ; mais le soin apporté à l’ambiance générale rattrape, à mon sens, toutes ces lacunes.
La sensation d’être en altitude est vraiment saisissante. Moi qui suis un amateur de marche en montagne, je n’avais pas ressenti une telle ivresse des hauteurs, un tel dépaysement depuis Shadow of The Colossus. C’est saisissant.
Et puis c’est beau, malgré les petites faiblesses techniques. Les plans sur les cols de montagnes ou sur les villages sont souvent magnifiques.
Bon, il est vrai que le jeu manque de contenu au niveau des énigmes et est plutôt linéaire. A ce titre, les amateurs de Resident Evil ne seront pas forcément comblés avec Cursed Mountain. Il faut être quand même relativement ouvert pour apprécier le jeu, et être un grand fan de Survival Horror à la base.
Il n’empêche qu’on trouvera pas mal de bonnes petites idées durant l’aventure. Je prendrai comme exemple les passages où il faut allumer des encens pour que la fumée dégagée fasse apparaître les formes de fantômes jusque là invisibles.
A noter que certaines parties du jeu, notamment le dernier quart du périple, sont un peu longuettes : peu d’ennemis, peu d’action à réaliser, répétition des décors. Mais c’est justement dans ces moments là que Cursed Mountain excelle ; là où le titre arrive à totalement nous plonger dans des décors naturels emprunts d’ambiance mystique.
Le seul véritable défaut du jeu, à mon sens, se situe au niveau du système de régénération ; et plus particulièrement lors des combats contre les boss. En effet, il sera quasiment impossible de se soigner lors de ces fights pour la simple et bonne raison que se ressourcer entraînera une petite scène cinématique durant laquelle n’importe quel monstre pourra attaquer Eric.

Bilan : Cursed Mountain est un Survival Horror plein de petites lacunes qui n’apporte rien d’exceptionnel au genre. Il n’empêche que le jeu m’a embarqué de bout en bout, au point que j’ai eu vraiment du mal à lâcher les manettes. L’ambiance exceptionnelle et le dépaysement apporté par les environnements en montagne rattrapent, à mon sens, les faiblesses du titre.

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