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12/06/2011

Test : Super Paper Mario

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Support(s) testé(s) : Wii

Synopsis : La Princesse Peach se fait enlever. Mario et Luigi sont sûrs que c’est encore un coup de l’ignoble Bowser. Ils se lancent alors à la poursuite du monstre jusque dans son antre. Mais nos deux compères se rendront vite compte que Bowser n’y est pour rien. L’instigateur de l’enlèvement est un certain Comte Niark ; un étrange dandy qui n’a pas fini de faire parler de lui.

Description : Super Paper Mario est un jeu de Plates-Formes/Aventure 2D/3D, avec une touche de RPG.
Super Paper Mario est le 3ème épisode de la saga Paper Mario. Il garde certains traits de ses prédécesseurs, comme le style graphique qui donne l’impression que les décors, les PNJ et les avatars sont constitués de fines feuilles de papier.
Il garde aussi certains éléments RPG des précédents opus, comme l’évolution des personnages dirigés via un gain de points d’expérience, l’exploration, ou les phases de blabla dans les zones habitées. Cependant, Super Paper Mario ne propose plus de combats au tour par tour, remplacés donc ici par du temps réel classique, et met beaucoup moins en avant la gestion d’objets. Et puis, d’une manière générale, tous les aspects RPG du jeu sont plutôt minimisés, mis en second plan. On passera en effet bien plus de temps à sauter de plate-forme en plate-forme et à résoudre des casse-tête qu’à se soucier de la puissance de ses avatars.
Au niveau des avatars, justement, on dirigera une équipe de 4 personnages, dont Mario. Chacun des protagonistes aura ses propres capacités. Si la majorité des capacités ne sont pas très originales, il y en a une vraiment surprenante. C’est Mario qui disposera de ce don peu banal : il permettra de faire basculer l’univers en 3D ! Oui, car il faut savoir avant tout que l’aventure se joue, par défaut, en 2D avec une vue de profil classique. Or Mario pourra, presque n’importe quand, alterner entre 2D avec vue de profil, et 3D caméra de dos.
Passer en 3D offrira une vision différente des lieux visités, révélant souvent de nombreux secrets. Il faudra d’ailleurs se baser sur cette technique pour résoudre les ¾ des  énigmes du jeu. A noter que le passage en 3D n’ouvre pas un champs d’exploration beaucoup plus important qu’en 2 dimensions : les zones traversées restent confinées, à la manière de larges chemins.
Autre élément important du jeu : la possibilité, au cours de l’aventure, d’acquérir de nouveaux pouvoirs comme celui de devenir minuscule ou de se rendre invisible aux yeux des ennemis. Là encore, ces nouveaux attributs serviront beaucoup dans la résolution d’énigmes.
Il y aurait encore pas mal de choses à dire sur le gameplay, mais je vais en rester là et passer à la description de l’univers de jeu.
Comme énoncé avant, les paysages et les PNJ sont représentés comme des feuilles de papier. Du côté artistique, le titre propose un univers naïf avec un style un peu grossier à la manière d’un dessin d‘enfant, sans pour autant qu’on atteigne à ce titre la patte de Super Mario Word 2. Les ennemis et certains éléments du décor sont, bien sûr, tout droit tirés de l’univers Mario (champignons, Koopas, blocs destructibles..).
Le monde parcouru est organisé à la manière des jeux de Plates-Formes 3D traditionnels : une arène centrale (ici une ville) sert de point d’entrée à différents niveaux ; chacun de ces niveaux ayant un thème particulier (Europe Médiévale, Japon Médiéval, Préhistoire…).

Avis : Super Paper Mario reste fidèle à la saga Paper Mario, dans le sens où le titre ne propose certes pas une expérience bouleversante ni marquante, mais est bourré de bonnes idées qui rendent l’aventure agréable.
Au rang des bonnes idées, on trouvera, bien sûr, le principe de switch entre 2D et 3D, mais aussi tout ce qui en découle, dont les nombreuses incohérences volontairement incluses qui donnent un côté décalé au jeu. Ces incohérences, entre l’univers en 2D et l’univers en 3D, sont d’ailleurs souvent la base d’énigmes aux mécanismes illogiques et pourtant tellement intuitifs. Certains dialogues, aussi, méritent le détour, toujours pour le côté décalé.
Tout ceci fait de Super Paper Mario un jeu véritablement intelligent, fin et relativement amusant.
Du côté des mauvais points, il n’y a pas grand-chose à critiquer en soit. Disons plutôt que Super Paper Mario  manque d’envergure à plusieurs niveaux.
Au niveau du scénario d’abord, qui, malgré une ou deux petites surprises, manque de folie. Ceci est d’autant plus vrai si on a déjà fait Paper Mario 2, qui proposait une trame similaire sur certains points.
Au niveau de la progression ensuite, qui reste parfois un peu mollassonne, et qui aurait également gagné à surprendre davantage en cassant certains codes du genre Plate-Forme.
Enfin, je trouve que l’aventure aurait pu prendre une dimension largement supérieure si la bande son avait eu plus de cachet. Parce que là, les pistes sont sympathiques mais aucune ne restera en tête. En outre, elles peinent à donner une identité à chaque lieu traversé, ce qui diminue le potentiel du jeu à capturer le joueur. C’est d’autant plus dommage que chaque univers à son propre style. Il n’aurait pas été difficile de rendre le tout vraiment percutant.

Verdict : Super Paper Mario avait tous les atouts en main pour proposer une expérience vidéoludiques totalement renversante. Au lieu de ça, on a juste un jeu très sympathique, ce qui est déjà pas mal.

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