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24/07/2011

Test : Tales of Symphonia : Dawn of the New World

Tales of Symphonia

Support(s) testé(s) : Wii

Synopsis : Tales of Symphonia : Dawn of the New World débute 2 ans après la fin des évènements du 1er Tales of Symphonia.
Le jeu met en scène Emil Castagnier, un jeune homme introverti qui veut se venger de la mort de ses parents. Apparemment c’est Lloyd Irving, héros du 1er Tales of Symphonia, qui a commis le meurtre…

Description : Tales of Symphonia : Dawn of the New World est un RPG entièrement en 3D.
Le jeu reprend quasi exactement le même style graphique, la même OST, le même monde, les mêmes villages, les mêmes palais (aux énigmes modifiées) et les même personnages que Tales of Symphonia 1er du nom.
On aura quand même droit à quelques nouveautés, comme l’apparition d’avatars inédits, dont Emil et la jeune Marta qui seront d’ailleurs les personnages principaux du jeu.
On aura aussi la possibilité d’élever des monstres pour en faire des combattants. D’ailleurs, l’élevage des monstres me semble être LA principale originalité du titre, même si, finalement, elle apporte peu ludiquement.
En ce qui concerne la progression, l’aventure est plus dirigiste que dans Tales of Symphonia. En effet, la mappemonde ouverte s’est transformée en mappemonde avec des chemins prétracés, et les quêtes annexes sont présentées comme des petits défis et non comme des embranchements parallèles à la trame principale.
Au niveau du système de combat, il y a également de menus changements. On aura notamment un peu plus de liberté dans les arènes de fight.
Que dire d’autre, sinon que le style général, à la croisée entre un Miyasaki et un anime des années 80, est toujours kawaï à souhait et que le ton de narration garde un petit aspect décalé.

Avis : Ce 2ème épisode de Tales of Symphonia m’a beaucoup moins plu que son prédécesseur. Ceci est en partie du au fait que la progression générale est un peu plus linéaire, et que le scénario est beaucoup moins intéressant et beaucoup moins profond que celui du 1er Tales of Symphonia.
Mais il y a aussi un 3ème point noir, encore plus dommageable que les 2 premiers, qui concerne le cruel manque de nouveauté. En effet, Dawn of the New World ne présente quasiment pas de lieux inédits. C’est simple, tous les villages et quasiment tous les palais traversés sont repris de Tales of Symphonia 1er du nom. Namco Tales Studio n’a fait qu’un copier/coller du 1er opus ; c’est à la limite du foutage de gueule.
Et il ne faut pas compter sur l’élevage de monstres pour contrebalancer ces lacunes, car le système de jeu à ce niveau n’est pas ultra fun…
Heureusement, mon Dieu, heureusement que je suis un fan incontesté du système de combat, de la pâtes graphique et du style général Tales of Symphonia, car ceci m’a quand même permis de réellement apprécier cet opus du début à la fin.
Ce que j’adore par-dessus tout dans l’univers du jeu, en dehors des décors lorgnant parfois sur les créations de Myasaki, ce sont les personnages : ils sont kawaï à souhait, mais qu’est-ce qu’ils sont attachants !
D’ailleurs, il me vient une question à l’esprit : pourquoi, donc, les personnages de Final Fantasy XIII ou de Kingdom Hearts me donnent envie de donner des claques, et pas ceux des 2 Tales of Symphonia ? Pourtant, on ne peut pas dire que les avatars de Dawn of the New World et de son prédécesseur sont moins niais que les créations de Nomura…
Qu’est-ce qui différencie, alors, ces 2 styles de kawaïsitude pour qu’il y en ait une qui me fasse fondre et l’autre qui m’irrite ?
La réponse est simple : les personnages des Tales of Symphonia ont un petit côté décalé, un petit grain de folie que Final Fantasy XIII et Kingdom Hearts ne présentent pas. Au contraire, même, les protagonistes de Squaresoft se prennent beaucoup trop au sérieux. Et finalement, paradoxalement, ce manque de folie nuit à la profondeur, à l’intérêt, et à la crédibilité des personnages de Nomura.
Pourra-t-on, un jour, imaginer que dans un Kingdom Hearts Kaïri fasse des pieds et des mains pour aller se baigner à poil avec Sora ? Est-ce qu’il est possible d’envisager que Lightning de Final Fantasy XIII se fasse traiter de planche à pain ? Clairement non !
Alors que dans Dawn of the New World on a droit à ça !
Cette digression terminée, je conclurai ce texte en parlant de l’ost de Dawn of the New World. Même si j’aime beaucoup cette bande son, il est évidemment dommage qu’elle soit quasi identique à celle de Tales of Symphonia. N’empêche qu’on aura droit à une ou deux pistes inédites qui ne sont pas loin d’être des merveilles, comme celle du combat final (The Wilderness of Sadness).

Verdict : Dawn of the New World est clairement un copier/coller de Tales of Symphonia en beaucoup moins bien. Comment c’est possible ? Il suffit de retirer le scénario (j’exagère un peu), de baisser la durée de vie, et de rendre la progression plus linéaire.
Il n’empêche que cet épisode a quand même réussi à me happer du début à la fin grâce à son univers magique et à ses personnages attachants.

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