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31/07/2011

Test : Metal Gear Solid

metal gear

Support(s) testé(s) : PS1

Synopsis : Nous sommes au début des années 2000. Des terroristes menacent les Etats-Unis de balancer une bombe atomique si la Maison Blanche ne leur verse pas, entre autre, 1 milliard de dollars. La Défense Américaine envoi alors un soldat d’élite, du nom de Solid Snake, pour les arrêter. Mr. Snake va se rendre en cachette sur l’île où les terroristes ont élu domicile pour infiltrer leur base.

Description : Metal Gear Solid est un jeu d’Infiltration entièrement en 3D avec une vue du dessus. C’est le 3ème épisode de la saga Metal Gear.
Le titre invitera à prendre les commandes de Solid Snake, et à le faire évoluer dans la base ennemie.
L’aventure n’est pas découpée en missions comme dans un Splinter Cell. En effet, le jeu se présente comme une grande aire que le joueur explorera petit à petit en passant des zones truffées de gardes ennemis et de caméras de surveillances. Il faudra également trouver des cartes à puces pour ouvrir les nombreuses portes automatiques bloquant la progression. A noter qu’on devra, parfois, faire des allers-retours entre les différentes zones de jeu.
Pour passer les zones occupées par les gardes ennemis, Solid Snake aura généralement plusieurs solutions. Soit il avancera en cachette, en évitant le champ de vision des caméras et des patrouilleurs, soit il sortira l’une de ses multiples armes à feu trouvées en chemin pour zigouiller tout ce qui se présente. Cette 2ème méthode ne sera évidemment pas sans risque, étant donné que les ennemis n’hésiteront pas à donner l’alarme pour rameuter leurs petits copains si ils découvrent Snake.
Solid aura aussi à sa disposition des outils qui seront indispensables (ou du moins très recommandés) pour progresser, comme les lunettes infrarouges, permettant de voir les mines, ou le masque à gaz, nécessaire pour évoluer en environnement toxique.
Notre bonhomme disposera aussi d’un transmetteur appelé Codec, dont il pourra se servir pour dialoguer avec ses supérieurs entre autres. Les appels via Codec pourront être entrants ou sortants.
Pour finir, parlons de l’ambiance générale. Les graphismes sont plutôt fins, assez sombres et il y a quelque chose dans le jeu qui me ramène à la bande dessiné XIII, notamment au niveau du design des personnages principaux quand leur tronche apparaît en icône lors des dialogues via Codec. Mais il me semble que Hideo Kojima, le créateur du jeu, s’est plus inspiré de films (Rambo, longs métrages de John Carpenter) que de BD pour son jeu.
L’ambiance générale oscille entre quelque chose de grave, de dramatique, et un ton plus énergique. L’univers comporte quelques éléments typiquement japonais, comme les références aux mangas et aux méchas.

Avis : Etant donné que je ne suis pas spécialement fan de jeux d’infiltration, j’ai longuement hésité avant d’écrire une note sur Metal Gear Solid, car je savais que je ne rendrai pas suffisamment hommage au titre en donnant mon avis sur ce mythe. Mais finalement, en relativisant l’impact que pourrait avoir mon texte sur la face du monde, j’ai quand même décidé de rédiger un petit quelque chose sur le bébé de Hideo Kojima.
Pour résumer, j’ai bien aimé Metal Gear Solid, mais pas autant que la réputation du jeu le voudrait.
Son style classe et direct inimitable, ainsi que son ambiance dramatique et épique ont réussi à me plonger dans un univers qui ne m’inspirait pas à la base.
Sa variété, malgré la faible durée de vie du titre, a réussi à me tenir en haleine durant toute l’aventure. Et je cois que c’est ça qui fait la différence avec d’autres jeux d’Infiltration comme Splinter Cell : la variété ! Non seulement on la retrouvera dans les situations rencontrées (séance de torture, combat en mode sniper, session d’évasion d’une prison…) mais aussi et tout simplement dans les mécanismes de jeux en eux-mêmes. Car, Metal Gear Solid n’est pas un simple soft d’Infiltration ; c’est aussi un véritable Action-Aventure qui invitera à gérer son inventaire, à farfouiller pour trouver des objets planqués et à faire des aller-retour dans l’univers de jeu.
Dernier gros point positif du titre : la double lecture du scénario. Car Metal Gear Solid a clairement un message à passer.
Maintenant, derrière toutes les qualités du titre, 2 ou 3  petites choses m’ont quand même saoulé.
D’abord il y a les dialogues. J’aime globalement les dialogues de Metal Gear Solid, mais les sessions de blabla sont en quantité bien trop importante à mon goût. Je ne parle pas des discussions que le joueur déclenchera lui-même, mais des appels entrants qui dureront souvent des plombes. Sans exagérer, certaines phases de parlote via le Codec peuvent durer quasiment 10 minutes. 10 minutes !!! Et puis, les textes sont quelquefois un peu décousus, voire incohérents, ce qui nuit à la puissance du scénario, car les informations clés ne sont pas assez mises en valeur à mon goût. Peut-être que c’est la traduction française qui veut ça. Je ne sais pas. En tous cas, dommage, car l’histoire en soit est vraiment passionnante.
Ensuite, les « énigmes » , qui ne sont pas vraiment des énigmes en soit, mais au moins des passages où il faudra vraiment se creuser la tête. Il y en a 2 ou 3 dans l’aventure qui sont extrêmement bien trouvés, mais qui sont mal amenés. Si bien qu’ils seront quasi-infranchissables sans solution (solution généralement donnée par un contact via le Codec), ce qui annihile finalement l’intérêt même des casse-tête.


Verdict : Pour un non-fan de jeux d’Infilration comme moi, Metal Gear Solid reste tout de même une expérience extrêmement grisante et intelligente. Certes, j’ai été un peu saoulé par la quantité et la durée des dialogues, certes j’aurai aimé que le scénario soit mieux mis en valeur d’autant plus qu’il est riche, mais la classe que dégage le jeu, son ambiance épique et dramatique, et surtout la variété de l’aventure rattrapent en grande partie ces points noirs.

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Commentaires

J'étais un peu comme toi, pas du tout infiltration, mais j'ai acheté le jeu sur le psn, et j'ai absolument été conquis. Je ne compte plus les passages cultes. Je me souviens par exemple du combat contre Sniper Wolf dans la neige, que j'ai fait à 3h du matin il y a un an, à guetter le boss, c'était vraiment un moment extraordinaire de ma vie de gamer. Le scénario est vraiment très intéressant, et bien plus réaliste que ses successeurs (quoique le 3 aussi d'une certaine manière). Mais ce que j'ai adoré par dessus tout, c'est son côté huit-clos : une seule unité de lieu, un nombre restreint de personnages du début à la fin etc.

Par contre, si tu as trouvé dans celui-là qu'il y avait beaucoup de phases de dialogues et de scènes non jouable, tu as intérêt à t'accrocher pour MGS2 et MGS4!

Écrit par : armody | 17/08/2011

J'ai vu pour MSG2 que j'ai testé "5 minutes". Sur les 5 minutes, j'ai eu 3 heures de dialogues avec Otacon.
D'un autre côté, les dialogues long ne me dérangent pas si ils sont en début ou en fin de jeu ou si ils servent l'intringue de manière percutante.
En tous cas il à l'air bien beau techniquement! Mais je ne vais pas me lancer vraiment dedans tout de suite, j'ai d'autres priorités !

Écrit par : zivaboy | 18/08/2011

En relisant, j'ai vu que je me suis mal exprimé : j'aime les dialogues dans les jeux, à partir du moment où ceux qui sont imposés ne durent pas 3 plombes à chaque fois.

Écrit par : zivaboy | 18/08/2011

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