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07/08/2011

Test : Dirge of Cerberus : Final Fantasy VII

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Support(s) testé(s) : PS2

Synopsis : Les évènements prennent place 3 ans après l’histoire de Final Fantasy VII.
Un groupe de soldats du nom de Deep Ground sème la zizanie à Midgar. Vincent Valentine, ex héros de Final Fantasy VII, va tenter d’arrêter Deep Ground.

Description : Dirge of Cerberus est à la croisée entre un Third Personnal Shooter et un Beat Them All avec une vue de dos. Le jeu propose de prendre les commandes de Vincent Valentine, l’un des avatars secrets de Final Fantasy VII.
L’aventure est divisée en une dizaine de niveaux. Les niveaux se présenteront généralement comme des longs chemins étroits qu’il faudra parcourir en dézinguant les ennemis à coup de flingue ou de coup de poing. En fonction des actions menées et du nombre d’ennemis tués, on gagnera un certain nombre de points d’expériences à la fin de chaque level. Evidemment, ces points permettront d’augmenter les attributs de Vincent Valentine pour le rendre plus fort et plus résistant.
Vincent traversera pas mal de lieux tirés de Final Fantasy VII revus à la sauce post-apocalyptique (même si, dans Final Fantasy VII, certains lieux avaient déjà des allures post-apo). Du coup, l’ambiance générale est plutôt sombre.
Musicalement, on a droit à des pistes vacillant entre son épique d’exploration à la Final Fantasy XII, quelques musiques Rock & Roll à la Final Fantasy X, et des musiques d’ascenseur à la Final Fantasy XIII.

Avis : Plus que Final Fantasy X, ce Dirge of Cerberus me semble être la version bêta de Final Fantasy XIII : l’aventure est en mode couloir, l’intérêt du jeu est essentiellement axé sur les combats, et la progression est entrecoupée par de longues scènes cinématiques.
Mais Dirge of Cerberus n’a pas eu la prétention de se faire passer pour un RPG, contrairement à Final Fantasy XIII. Du coup je n’ai pas été à proprement dit déçu par ce modèle de jeu. Je savais à quoi m’attendre. Je savais en commençant l’aventure que j’allais avoir droit à un jeu d’Action, et plus précisément à l’équivalent d’un Beat Them All.
Et le Beat Them All, j’aime relativement bien, surtout à plusieurs, entre potes. Certains Beat Them All ont d’ailleurs bien marqué ma vie de gamer, comme le jouissif Turtles in Time, ou tout simplement comme les très sympathiques Street of Rage.
Malheureusement, Dirge of Cerberus est loin, très loin de ces 2 références. En fait, son principal problème est qu’il n’a pas d’âme. Le titre n’est pas une énorme bouse, mais il reflète un vide abyssal. Même Final Fantasy XIII ne m’avait pas autant donné cette impression de trou noir infini.
D’un côté, il fallait s’y attendre. Personne n’est dupe sur les intentions pécuniaires de Square au travers de la réutilisation à outrance de la licence Final Fantasy VII (Dirge of Cerberus, Advent Children, Crisis Core). La conséquence la voici : un jeu sans réelle proposition, sans réelle motivation, et donc sans coeur, sans personnalité. Un jeu où les différents éléments du scénario, du background et du système de jeu, semblent avoir été créés par des commerciaux et non par des passionnés. Je trouvais que c’était déjà le cas pour Final Fantasy XIII, mais là ça l’est encore plus. Et quand l’aspect ROIste prend à ce point le pas sur le côté ludique d’un jeu c’est quand même énervant (heureusement que je n’achète qu’en occaz !).
En plus, cette surexploitation de l’univers de Final Fantasy VII a pour conséquence négative de dénaturer le jeu original. D’ailleurs, le fait même de vouloir combler les zones d’ombre du scénario de Final Fantasy VII a un effet pervers qui sape l’équilibre de l’histoire originale et qui, paradoxalement, réduit le rôle participatif et donc l’immersion du joueur dans l’aventure.
Après avoir dit ça, il ne me servirait presque à rien de décrire avec précision 1 à 1 les autres mauvais points de Dirge of Cerberus. Pour faire court, disons que rien n’est pas véritablement mal fichu, mais que tout est horriblement plat. Le système de combat n’est pas frustrant mais il ne procure pas vraiment de sensations. Les environnement ne sont pas tous moches, mais ils sont quand même assez monotones ; à part le seul panorama du jeu vers la fin de l’aventure, la ville-basse de Midgar, qui m’a pris aux tripes. La progression générale n’est pas désagréable, mais le level design et le gameplay restent simplets du début à la fin du jeu.
Non. Rien ne m’a vraiment frustré, mais rien ne m’a vraiment excité. Ca tient limite de la prouesse de proposer un titre aussi médian.
Quoique…je dis que rien ne m’a frustré, mais j’ai quand même un grief contre les scènes cinématiques qui, pour le coup, m’ont particulièrement saoulé. Elles sont souvent longues et surtout inintéressantes. J’en ai zappé une bonne partie sur la fin (exactement comme j’avais fait avec Final Fantasy XIII). D’ailleurs, c’est un truc typique de l’ère Nomura : les scènes cinématiques n’arrivent pas à mettre en valeur les éléments clés du scénario, et pèchent fortement par le manque d’intensité.
Pour clore, je dirai que j’ai quand même eu quelques rares moments de plaisir durant l’aventure grâce à certaines pistes musicales proches de celles de Final Fantasy XII, jeu dont j’avais adoré l’OST.

Verdict : Sans être une énorme daube, Dirge of Cerberus est un jeu particulièrement creux. Même Final Fantasy XIII semble force de proposition à côté.

Commentaires

Final fantasy 7 Dirge of Cerberus est un A-RPG que j'ai quand même apprécié mais cependant sa durée de vie m'a semblé trop courte. Peut être, par ce que je me suis trop éclaté dessus. :) Ce qui m'embête un peu, c'est la fin sécrète car justement ce pas vraiment une fin. Depuis la sortie de jeu, aucune suite n'est sortie. Du moins, il me semble. En tout ça, je préféré DoC à l'opus sorti en DVD et Blue Ray : FF7 aC, une déception totale.

Écrit par : Les-rpg.com | 17/10/2011

Je trouve, personnellement, que les 2 titres sont juste des produits dérivés, des goodies si tu préfères, sorti dans le seul et unique but de faire du fric sur la licence (inutile de débattre sur le fait qu'un produit destiné à la vente est forcément commercial, mais il y a des limites...)
Mais, je suis d'accord avec toi, c'est sûr que DoC est moins chiant que AC, si tant est que l'on puisse comparer un jeu vidéo et un film.

Écrit par : zivaboy | 18/10/2011

Les commentaires sont fermés.