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12/08/2011

Cinéma : Final Fantasy VII : Advent Children

Advent Children screen1.jpg

Synopsis : Les évènements se déroulent deux ans après l’histoire du jeu vidéo Final Fantasy VII.
Des jeunots malveillants, organisés en gang autour d’un certain Kadaj, veulent réveiller Jénova, la puissance maligne qui causa la quasi-destruction du monde 2 ans plus tôt. Heureusement, Cloud Strife, ex-héros des aventures de Final Fantasy VII, va intervenir.

Description : Final Fantasy VII : Advent Children est un film d’animation en images de synthèse qui reprend l’univers et les personnages du jeu Final Fantasy VII.
L’histoire prend place à Midgar, une mégalopole en partie dévastée par le cataclysme qui a eu lieu 2 ans plus tôt.
Le scénario va montrer comment Cloud, ex-héros des aventures de Final Fantasy VII, va à la fois batailler contre la maladie qui le ronge et contre un gang de loulous qui souhaitent réveiller un démon pour asservir le monde.
L’univers du film mélange technologie, magie et décors post-apocalyptiques.
A noter que le projet Advent Children est parti de la création d’une simple démo technique en images de synthèse sur le thème de Final Fantasy VII, faite à titre d’exercice par des programmeurs de Square Enix. Square Enix, ayant alors réalisé le potentiel d’une telle création a appelé Tetsuya Nomura - l’une des têtes inventives de la firme -  pour qu’il monte un film complet.

Avis : Je ne vais pas faire l’hypocrite en disant que j’espérais découvrir un chef d’œuvre avec ce Advent Children, mais je ne m’attendais certainement pas à visionner une telle bouse.
Car, disons le franchement, Final Fantasy VII : Advent Children est une catastrophe sur absolument tous les plans, sauf peut-être sur la partie purement graphique. Même comparé aux autres adaptations ratées de jeux vidéo au cinéma (Super Mario Brothers, Street Fighter…) il reste mauvais.
Le 1er gros point noir du film qui me vient en tête concerne la gestion du rythme, très maladroite.
D’abord, durant les passages de dialogues, interminables d’ailleurs, toutes les informations sont données avec la même accentuation et quasiment le même fond musical, qu’elles soient importantes ou pas. Pourtant, ça n’aurait pas été difficile de mettre en valeur les éléments clés de l’histoire étant donné que le scénario tient sur un timbre poste. Mais non, Nomura a préféré nous distiller maladroitement un maximum de blabla pour donner de la constance à son excrément. Résultat : les dialogues sont tellement soporifiques qu’il est impossible d’accrocher à l’histoire.
Ensuite, même pendant les phases de baston c’est catastrophique. Elles sont longues, très longues ; mais surtout, elles ne procurent aucune sensation car on a droit à chaque fois à une quantité d’effets balancés dans tous les sens avant même que l’on comprenne l’intérêt de chaque combat. Il n’y a aucun travail sur la montée en en pression avant et pendant les fights, tout est gratuit. C’est presque une insulte au spectateur qui aurait bien eu envie d’être concerné par ce qu’il se passe à l’écran.
Comme si ces soucis ne suffisaient pas, et comme je l’ai évoqué un peu avant, Advent Children se targue d’un scénario absolument creux, sans envergure, à milles lieues de la puissance de l’histoire de Final Fantasy VII. La quête écologique du jeu est mise ici complètement en arrière plan. Le film ne fait, en effet, que survoler quelques éléments du jeu d’origine en mettant l’accent sur des détails inintéressants et sur les personnages.
Parlons-en, justement, des personnages : ils sont dénaturés. Alors que dans le jeu Final Fantasy VII le Super-Deformed permettait de laisser libre court à notre imagination quant à une partie de la personnalité des avatars, ici Nomura nous impose la plupart du temps des protagonistes rajeunis, stéréotypés, et superficiels.
Le must concerne la propension de Cloud et de sa bande de potes d’user et de re-user du téléphone portable. Le Panasonic P900IV est d’ailleurs régulièrement mis en gros plan (placement de produit). Tout ça me fait demander si on est bien encore dans l’univers de Final Fantasy VII ou pas. En tous cas, c’est le genre de détail qui fait vraiment tâche.
Un dernier élément qui m’a crispé, mais qui ne concerne que la version française du film : les doublages. Les doublages français sont, en effet, insupportables à écouter. De la grosse voix ténébreuse en veux-tu en voilà (certainement pour donner une espèce de charisme à 2 francs 6 sous aux personnages), de la blague à 2 balles lâchée sur un ton complètement neutre…j’ose espérer que la VO est plus intense, parce que là c’est vraiment nanardesque !
Après avoir dit tout ça, et surtout après avoir vu le film, la seule question qui peut se poser est : comment Nomura a-t-il pu se planter à ce point avec les fonds qu’il peut lever ?
La réponse, à mon sens, est double :
1-Nomura n’est pas un metteur en scène, n’est pas un cinéaste, mais juste un character designer.
2-La seule motivation qui a fait naître Advent Children, c’est le fric.

Verdict : Final Fantasy VII : Advent Children vient de rentrer dans mon top 5 des films les plus pourris jamais vus dans ma vie de spectateur. Nanardesque et incroyablement ennuyeux, Advent Children apparaît clairement plus comme un attrape-nigaud publicitaire de Squarenix et sponsorisé par Panasonic que comme une véritable création.

 

Commentaires

Ptet + 1 pour les musiques pas trop mal arrangées non ?

Sinon, oui, tout a fait d'accord avec toi, sitôt vu, sitôt oublié ...

Écrit par : Josh40 | 16/08/2011

Oui, peut-être pour le thème de Spéhiroth sur la fin.

Écrit par : zivaboy | 17/08/2011

J'avais déjà pas envie de le voir à la base, et tu me donnes encore moins envie, déjà que je commence à en avoir ras-le-bol de FF7...
Par contre, le coup des téléphones portables, il me semble que dans FF7 on utilisait un téléphone, sans doute portable, pour appeler ses coéquipiers et changer d'équipe.

Écrit par : armody | 17/08/2011

Je ne me souviens pas du coup des téléphones portables dans le jeu mais ça se pourrait. En tous ca,si c'est le cas, ça reste discret et pas tourné en pub.
Dans le film par contre, le téléphone en question est mis en avant de manière tout à fait grossière et lourde. J4ai d'ailleurs jamais vu un placement produit aussi grossier.

Écrit par : zivaboy | 18/08/2011

Les commentaires sont fermés.