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01/11/2011

Test : Fragile Dreams : Farewell Ruins of the Moon

fragile dreams screen.jpg

Support(s) testé(s) : Wii

Synopsis : L’histoire prend place dans un futur proche, à priori au japon, dans un univers post apocalyptique où l’humanité a quasiment totalement disparu.
Seto, un garçon de 15 ans, se retrouve totalement seul à la mort de son grand-père. Il va alors partir visiter le monde à la recherche d’autres survivants.

Description : Fragile Dreams est un Survival Horror incluant des mécanismes d’Action-RPG. Le jeu est entièrement en 3D et nous invitera à incarner un jeune garçon du nom de Seto, avec une vue à la 3ème personne.
La progression se fera en grande partie dans des environnements clos, souterrains, souvent légèrement labyrinthiques, et toujours dans des lieux vidés de toute présence humaine. On passera ainsi un bon bout de temps dans des égouts, grottes et autres couloirs de métro désaffectés, mais également un peu à l’extérieur.
Les endroits traversés seront généralement sombres, mais Seto disposera d’une lampe torche pour éclairer son passage. La lampe torche sera dirigée à la Wiimote en la pointant sur l’écran du téléviseur.
Le jeune homme rencontrera, bien sûr, bon nombre d’ennemis, sous la forme de fantômes le plus souvent, mais pas que.
Pour se défendre, notre petit héros pourra utiliser des armes, allant du ridicule morceau de bois au marteau surpuissant, en passant par l’arbalète. A noter que les armes auront une durée de vie extrêmement limitée, et qu’il faudra donc souvent en changer.
Seto pourra aussi se soigner avec des artefacts trouvés en chemin.
D’ailleurs, tous les objets ramassés pourront être stockés dans l’inventaire du garçon, mais également dans une espèce de malle accessible uniquement aux points d’enregistrement, un peu comme dans Resident Evil.
A noter que Seto gagnera des points d’expérience en tuant ses ennemis, et pourra ainsi faire progresser ses statistiques (attaque, barre de vie…) comme dans les RPG. Mais la comparaison avec les jeux-de-rôle s’arrête là, étant donné que Fragile Dreams n’a quasiment aucun autre point commun avec ce genre vidoludique : pas de villages, pas vraiment de PNJ, pas de liberté dans la progression…
…Quoique…si on voulait entrer dans les clichés du JRPG, on pourrait noter une ressemblance entre Fragile Dreams et bon nombre de JDR japs : le style graphique typé manga, ce qui est d’ailleurs tout à fait original pour un Survival Horror.
Pour finir, au niveau de l’ambiance, on est un peu entre Silent Hill et Project Zero, sans atteindre le même degré d’oppression, notamment du fait du style graphique beaucoup plus léger. Le ton général de la narration est, lui, plutôt poétique, intimiste et dépressif.

Avis : En tant que Survival Horror, Fragile Dreams se démarque par son originalité, mais est loin d’apporter les sensations d’oppression qu’on attend de ce type de jeu.
D’un côté, je ne pense pas que le but 1er de Fragile Dreams soit de foutre la pétoche, mais plutôt de montrer les pérégrinations d’un jeune homme solitaire dans un monde déshumanisé. A ce titre, l’aventure joue plutôt sur les volets de l’empathie et du lyrisme, pour mettre un peu de poésie et d’espoir dans un monde post-apocalyptique. Mais même en considérant cet aspect, Fragile Dreams ne m’a pas non plus chamboulé ; touché certes, mais pas chamboulé.
Le périple manque quand même d’un petit quelque chose pour véritablement embarquer le joueur. Cette lacune vient peut être du scénario pas assez développé et pas toujours bien mis en scène -même si le fond de l’histoire est original- ; ou peut-être est-ce simplement la relative monotonie du voyage par moment, avec des décors intérieurs qui se répètent un peu trop. C’est d’autant plus dommage que certains panoramas extérieurs sont absolument splendides et donnent vraiment du cachet au jeu.
Autre petit point noir : l’inventaire est trop petit. Même si la sacoche de Seto pourra s’agrandir au cours de l’aventure, le nombre d’objets à ramasser sera bien trop important pour tous les porter. D’autant plus que le système de durée de vie limitée pour l’armement incitera, par prudence, à trimballer au moins 2 armes sur soi, qui prendront évidemment beaucoup de place. Ainsi, il sera nécessaire de faire multiples allers-retours vers les points de sauvegarde pour ranger son bazar dans une malle.
Malgré tout, Fragile Dreams reste un jeu relativement prenant. Le récit, plein de mystères, tient quand même en haleine, et l’ambiance générale dans le lieux clos demeure, mine  de rien, suffisamment inquiétante, intrigante, pour immerger le joueur et le pousser à l’exploration.

Verdict : Mélange de Survival Horror et d’Action-RPG JAP, Fragile Dreams est assez original par son concept. En outre, sa poésie, son style graphique et certains de ses mécanismes de jeu peu communs méritent le détour. Malheureusement, l’aventure manque un peu de contenu et de variété pour véritablement bouleverser et ne jamais lasser, malgré un univers qui pousse à avancer, à explorer. Un jeu très agréable donc mais pas aussi mémorable qu'il aurait pu être.

 

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