Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/03/2016

Test : Child of Light

 Afficher l'image d'origine

Support : PS4

 

Synopsis : L’histoire se déroule en 1895 en Autriche. La jeune Princesse Aurora, malade, sombre dans un sommeil profond. Elle se réveillera dans le pays onirique de Lemuria.

 

Description : Child of Light se présente au départ comme un jeu de plate-forme en 2D, avec une vue de profil, mais cache en réalité un RPG relativement classique, au moins dans ses principes.

La quête invitera le joueur à prendre les commandes de la princesse Aurora, pour l’emmener par delà les plaines, les montagnes et la mer pour aller chercher des artefacts magiques.

Sur son chemin, Aurora rencontrera des ennemis contre qui elle devra se battre, dans des fights au tour par tour.

Aurora rencontrera aussi quelques PNJ qui l’aideront, notamment lors des combats. Chaque PNJ a, bien sûr, ses propres caractéristiques et avantages, comme, par exemple, des magies puissantes.

A chaque combat gagné Aurora et sa bande engrengeront de l’expérience pour devenir plus résistants et plus forts, Ils gagneront aussi des points de compétences à utiliser pour débloquer de nouvelles aptitudes.

On pourra aussi associer des pierres magiques aux armes portées par chaque personnage, pour donner des caractéristiques spéciales aux armes. Par exemple, les pierres rouges donneront aux armes des attaques de feu.

Au niveau de l'univers, les décors et personnages semblent avoir été dessinés à la main, et les couleurs sont pastel.

La difficulté est plutôt basse.

 

Avis : Globalement Chil of Light est une aventure très sympathique, mais pas plus.

En fait l’aventure commence très fort. L’univers enchanteur, avec son style graphique particulier et son ost onirique au violon, met une claque dès les 1ères minutes.

En plus, on a droit à une tonne de bonnes idées dans la 1ère heure de jeu. Et on découvre notamment le modèle de combat qui est, avec celui de Grandia, le meilleur en tour par tour que je connaisse.

Par contre, par la suite, l’aventure bat un peu de l’aile. Les donjons sont répétitifs, dans leur level design notamment, même si ils sont rarement suffisamment long pour lasser, et que quelques petites nouveautés viennent ajouter un peu de surprise de temps en temps.

Et puis, au bout d’une dizaine d’heures, ça décolle, enfin. L’intrigue s’étoffe un peu et les nouveautés se font à la fois plus nombreuses et plus intéressantes.

Malheureusement, cette montée en puissance intervient peu avant la fin du jeu.

 

Verdict : Child of Light a beaucoup d'atouts mais est un peu trop répétitif.

 

4.jpg

11/03/2016

Test : DuckTales Remastered

 Afficher l'image d'origine

Support : PS3

 

Synopsis : Picsou découvre une vielle carte. Celle-ci marque l'emplacement de 5 trésors cachés dans différents pays. Picsou part à leur recherche.

 

Description : Duck Tales Remastered est le remake Duck Tales sorti au début des années 90 sur Game Boy et NES. C’est un jeu de plate-forme 2D classique, en vue de profil, dans lequel on dirigera le personnage Picsou de Disney.

L’aventure invitera le joueur à parcourir 5 niveaux aux décors variés (Himalaya, Forêt Amazonienne…), exactement comme c’était le cas dans la version originale, plus un supplémentaire déblocable une fois le reste terminé. A la fin de chacune des 6 zones du jeu on trouvera un boss à dézinguer.

Les petites quêtes optionnelles que l’on trouvait dans l’opus d’origine ont été remplacées ici par des missions obligatoires. Par exemple, dans le niveau de l’Himalaya, il faudra partir à la recherche de morceaux de l’avion de Flagada Jones pour réparer l’appareil, avant de pouvoir affronter le boss. Ceci n’apparaissait pas du tout dans la version d’origine.

Autre nouveauté : les réceptacles de vie. On se croirait dans un Zelda mais c’est un peu ça. Grosso-modo, dans chaque niveau il sera possible de dénicher un point de vitalité supplémentaire -bien caché- qui viendra enrichir la barre de vie de Picsou de manière définitive. Au départ on démarrera avec 3 cœurs, et il sera possible d’en avoir 8. Il vaut mieux tous les récupérer, car la difficulté globale du titre est loin d’être négligeable ; plus élevée que dans Duck Tales des années 90.
Pour faciliter l’aventure, il sera quand même possible d’enregistrer la progression.

Du côté du gameplay, on retrouve l’utilisation de la canne pour dézinguer des ennemis ou casser des blocs ; avec notamment le saut, si emblématique du jeu d’origine, canne dirigée vers le bas, qui permet de rebondir sur n’importe quel objet ou ennemi. D’ailleurs, une fonction sur cette version Remastered permet de simplifier cette action.

Enfin, il est impensable de parler de ce remake sans aborder les modifications graphiques. Évidemment, techniquement, Duck Tales Remastered a subit de nettes améliorations, avec un style graphique approchant le dessin animé. De nombreuses saynètes inédites, mettant en scène Picsou et sa bande, parsèment également l’aventure.

 

Avis : J’ai bien aimé l’aventure Duck Tales Remastered. C’est le genre de titre classique, oldschool dans la forme, qui procure un plaisir immédiat et qui ne lasse pas.

Même si l’aventure reste courte (quelques heures), le jeu m’a résisté plus longtemps que ce que j’aurai imaginé, ce qui est plutôt un bon point.
Par rapport à l'opus d'origine, les niveaux ont beaucoup gagné en densité avec les missions supplémentaires ; même si ils ont gardé la même construction. Finir le monde de l’Himalaya, par exemple, m’a pris quasiment une heure. Soit 5 fois le temps de terminer ce même niveau dans la version NES et GameBoy du jeu. Que dire du dernier niveau -nouveau celui-là- que je n’ai complété qu’après 7 game-over…
Il y a un challenge qui est loin d’être déplaisant. Attention d'ailleurs de ne pas mettre ce jeu dans les mains d'un joueur inexpérimenté.

En outre, les graphismes affichés sont vraiment agréables, et permettent de mieux identifier les personnages et ennemis du jeu. Personnages et ennemis quasiment tous tirés des dessins animés et BDs Picsou, ce dont je ne me rendais pas trop compte dans la version originale.

Par contre, malgré tous ces atouts, cette nouvelle version du jeu est un peu plombée par de trop incessants dialogues coupant la progression. C'est frustrant.

 

Verdict : Une version de Duck Tales qui propose un petit challenge loin d’être désagréable. Dommage que l'aventure soit coupée par de trop incessants dialogues.

 

4.jpg

10/03/2016

Test : The Legend of Zelda : Majora's Mask 3D

 Afficher l'image d'origine

 

Support : Nintendo 3DS

 

Synopsis :  Les évènements de Majora’s Mask se déroulent chronologiquement juste après ceux d’Ocarina of Time.

Link, -le jeune elfe habillé de vert et  héros des aventures de Zelda-, traverse une forêt à dos de son cheval, quand il se fait surprendre par un petit être maléfique aux allures de pantin. Le pantin dérobe la monture de Link, puis s'enfuit.

Link se lance à la poursuite de son voleur à travers les bois, mais chute et tombe dans un trou creusé à l’intérieur d’un grand arbre.

Cette chute n'amènera pas notre jeune elfe sous terre, mais dans un nouveau monde, étrange, du nom de Termina.

 

Description : The Legend of Zelda : Majora's Mask (3DS) est un Zelda-like en 3D, qui invitera à prendre les commandes du jeune Link.

Cet opus est le remake du jeu éponyme sorti sur Nintendo 64 en 2000, et bénéficie de la fonction 3D de la console permettant un rendu en 3 dimensions. En outre, bon nombre de textures, ainsi que Link, ont eu droit à un léger lifting.

Pour présenter les autres nouveautés de la version 3DS par rapport à l'opus original, il faut rappeler le fonctionnement de Majora's Mask, très atypique.

Même si le jeu reprend les principes de base d'Ocarina of Time, avec le même gameplay et le même modèle de progression incluant des palais à traverser avec leurs énigmes, l'aventure inclue une notion de timing inédite.

En effet, le monde de Termina, où se déroulent les évènements, est menacé par une sorte de comète qui s'apprête à s'écraser et à tout détruire. Trois jours est le temps dont dispose Link pour empêcher cela d'arriver. Au bout de 3 jours, Termina se fait réduire en poussière, et c'est le game-over. Trois jours pour Link, correspondent seulement à 2 heures pour le joueur.

Et 2 heures ne suffiraient évidemment pas à clore l'aventure. Il sera heureusement possible de manipuler le cours du temps pour obtenir un délai de jeu infini. Link avec son instrument de musique magique, l'Ocarina du Temps, pourra, au choix, revenir dans le passé, ralentir le cours des événement, ou l’accélérer.

Dans la version 3DS, cette gestion a été affinée, puisqu'il est maintenant possible d'accéder, directement, au jour et à l'heure de son choix avec l'Ocarina. Bien utile pour résoudre la quantité phénoménale de quêtes annexes.

Ces quêtes impliquent souvent les habitants de Termina. Il faudra donc apprendre à connaître leur emploi du temps! En effet les PNJ ne resteront pas oisifs les 3 jours. Ils vaqueront à leurs occupations et changeront de lieu régulièrement.

Du côté de l'aventure principale, le nombre de palais à parcourir est plus faible que dans les autres épisodes, puisqu'il n'y en a que 4. La trame s'en retrouve un peu raccourcie. Mais rappelons que Majora's Mask est l'un des opus les plus difficiles de la série. L'aventure ne se laissera donc pas plier  facilement. Les palais, justement, sont de véritables casse-tête, plus ardus pour la plupart, que le réputé Temple de l'Eau d'Ocarina of Time.

La version 3DS tient d'ailleurs compte de cela avec des points de sauvegarde supplémentaires et des indices inédits ici et là. Globalement, c'est plus facile car la progression est plus.... ergonomique!

Pas de changement en ce qui concerne les masques par contre. Une vingtaine sont trouvables durant l'aventure. En sachant que, une fois portés, ils confèrent à Link des nouvelles compétences appréciables, voire indispensables pour aller au bout du jeu. Par exemple, le masque Zora permet de nager rapidement et de respirer sous l'eau.

Le ton de l'aventure, oscillant entre l'onirique, le jovial et le dramatique, est étrange. Et une sorte de....folie générale, semble imprégner Termina. Le jeu ramène à des oeuvres comme le Magicien d'Oz, ou Alice au Pays des Merveilles.

 

Avis : J’appréhendais de refaire Majoras’ Mask. J’avais tellement adoré ma 1ère expérience avec ce Zelda à l’époque sur Nintendo 64 que j’avais peur de ne pas autant vibrer sur Nintendo 3DS.
Et j’avoue n’avoir pas tout à fait autant vibré. Mais c’est normal. L’une des grandes forces de Majora’s Mask étant son originalité, rien de remplace le plaisir de la découverte sur ce jeu.

En outre, Majora’s Mask c’est du grand spectacle. Beaucoup plus que son prédécesseur, Ocarina of Time. Et le petit écran de la 3DS ne rend pas tout à fait hommage à ce spectacle.

Malgré tout, j'ai encore pris un énorme pied avec ce jeu. Que ce soit au niveau de l'ambiance, de la narration ou ou d'un point de vue ludique, Majora's Mask transpire la perfection.

L'atmosphère est toujours aussi pesante. Le Jour du Jugement Dernier approche, et on le sent bien. Et ceci n’empêche pas l’aventure d’être d’une grande poésie, avec des moments vraiment touchants. C’est d’une profondeur qu’on ne retrouve que dans un Silent Hill 2. La bande son, l’une des meilleurs de la saga Zelda si ce n’est la meilleure, participe largement à instaurer ce climat instable qui oscille entre douceur, folie et violence.

Les palais sont vraiment ingénieux, bourrés de bonnes idées grâce aux spécificités de gameplay ; apportées par les masques notamment. J'ai une tonne d'exemples en tête, mais je ne préfère pas spoiler.

Et puis ce portage 3DS est tellement plus ergonomique, qu’il rend l’aventure accessible (même si elle reste bien plus difficile que dans Ocarina of Time), et évite ainsi que l'on soit trop tenter par regarder la solution  du jeu sur Internet.

Quoique…j’ai quand même regardé la solution du jeu, à quelques très rares reprises. Pour deux passages sous l’eau pour être précis, l’un obligatoire, l’autre optionnel mais franchement conseillé. C’est typiquement le genre de passages qui peuvent dégoûter du jeu. Les 2 fois j’ai trouvé que le gameplay était très mal fichu pour la situation. Pourquoi ces 2 sessions n’ont–elles pas été remaniées avec ce portage ?

Reste enfin les quêtes annexes, que je me dois de citer en parlant de Majora’s Mask. Il y en a partout, tout le temps, dans tous les sens, sans qu’aucune ne ressemble à une autre, et avec des récompenses vraiment à la hauteur.

 

Verdict : Une version de Majora's Mask parfaite pour faire découvrir aux néophytes, sans trop de galères, ce monument d'ingéniosité et de poésie. Quelques passages de l'aventure auraient quand même mérité un assouplissement, et la petite taille de l'écran de la Nintendo 3DS ne permet pas de profiter pleinement du spectacle comme à l'époque.

 

6.jpg