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28/12/2011

Test : Red Dead Redemption

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Support(s) testé(s) : PS3

Synopsis : Le scénario se déroule au Far West au début du 20ème siècle.
John Martson, ancien gangster repenti, se voit contraint par la police locale de dénoncer et de retrouver les anciens membres de son gang ; ce même gang qui avait laissé tomber Marston lors d’un hold-up raté.

Description : Red Dead Redemption est un jeu d’Action-Aventure de type GTA-like, avec une vue à la 3ème personne, caméra de dos.
La grande originalité du titre vient de son univers qui nous emmène dans le Grand Ouest Américain à l’époque des cow-boys.
L’aventure nous donnera les commandes d’un gangster repenti, John Marston, que l’on fera évoluer de manière assez libre dans un monde ouvert, tout en suivant de loin une trame principale.
Exploration à dos de cheval et quêtes annexes seront évidemment au menu. Mais on aura également droit à bon nombres de gun-fights.
A noter que John pourra récupérer des artefacts et des armes durant son périple. Il sera également possible de faire évoluer l’honneur et la réputation du bonhomme. Ces 2 critères joueront un peu dans les relations qu’aura Mr. Marston avec les différents PNJ rencontrés.

Avis : Avec son scénario sur fond de chasse à l’homme qui flirte avec la vendetta, Red Dead Redemption aurait pu passer pour une sorte de Kill Bill vidéoludique.
Mais, à mon sens, le titre de Rockstar se rapproche bien plus d’une simulation de vie de cow-boy que d’autre chose ; et c’est ça en grande partie qui m’a dérangé.
Le scénario, qui partait avec la promesse de grands frissons dignes d’un Western Spaghetti, est complètement mis en retrait durant 90% de l’aventure. L’épopée compte extrêmement peu de moments forts ; voire aucun, si on retire les derniers passages du jeu. Les quêtes sont souvent répétitives et rarement vraiment excitantes ; qu’elles soient annexes où qu’elles fassent parties du scénario principal. En fait, on passera le plus clair de son temps à galoper à cheval jusqu’à un point précis de la carte, à discuter avec un PNJ, puis à repartir à l’autre bout de la carte pour une gun-fight…j’exagère à peine.
Heureusement, Red Dead Redemption se rattrape quand même grâce à ses splendides paysages (déserts, canyon, montagnes, villes…), et à l’énorme impression de liberté qu’offre le titre. Il est, en effet, possible de galoper longtemps dans la nature sans voir le bout de la mappemonde. Dans les villes, on pourra rentrer dans bons nombres de bâtiments et interagir avec la quasi-totalité des PNJ.
Certes, ces possibilités ne suffisent pas à donner au jeu un véritable intérêt pour celui qui cherche à vivre une vraie aventure, mais elles permettent quand même de s’immerger fortement dans l’univers du Far West.
Enfin, et c’est tout à l’honneur du jeu, Red Dead Redemption est bourré de références, parfois cyniques, à l’histoire de l’ouest américain, des relations des Etats-Unis avec le Mexique, de l’évolution des villes, de la civilisation européenne imposée aux indiens, de la pensée globale dans ces régions à cette époque.

Verdict : Doté de splendides décors et de gigantesques zones à parcourir, Red Dead Redemption est tout indiqué pour celui qui a envie de s’immerger dans l’univers du Far West pour y mener une vie de cow-boy solitaire. Vraiment dommage que l’aventure soit très souvent répétitive et manque cruellement d’intensité.

14/11/2011

Test : Uncharted 3 : L'illusion de Drake

drake, uncharted, tomb raider

Nom du jeu : Uncharted 3 : L’illusion de Drake
Support(s) testé(s) : PS3

Synopsis : Nathan Drake part à la recherche d’une cité engloutie pour y chercher quelque trésor. Durant son périple, il sera accompagné de Victor Sullivan, son mentor et ami depuis toujours.

Description : Uncharted 3 est un jeu d’Action-Aventure entièrement en 3D qui invitera à prendre les commandes de Nathan Drake, le héros des deux 1ers Uncharted.
L’histoire prend principalement place en Europe et au Moyen-Orient.
Pour de  nombreuses séquences, le jeu emprunte beaucoup à la saga cinématographique Indiana Jones, et notamment aux films Les Aventuriers de l’Arche Perdue et La Dernière Croisade. On trouvera aussi quelques références à Lawrence d’Arabie.
L’aventure reprend strictement la même construction que dans les précédents Uncharted, en alternant phases d’exploration/grimpette et phases de gun-fight.
On aura quand même droit à quelques séquences d’un nouveau type, où l’on sera amené à se promener en marchant sans avoir d’autre but que celui d’avancer.
Le gameplay est également quasiment strictement le même que dans Uncharted 1 et 2. Quoi qu’il me semble que les phases de baston à main nues prennent une place plus importante dans ce 3ème épisode.

Avis : Il est rare qu’un jeu arrive à me bluffer autant avec la technique, mais je dois avouer qu’Uncharted 3 m’a foutu une claque visuelle comme j’en ai rarement eu dans ma vie de gamer. C’est beau, que dis-je, MAGNIFIQUE ! J’ai encore, imprimés sur la rétine, des paysages de désert ou de château au Moyen-Orient de toute beauté.
Et puis, c’est relativement fluide et la mise en scène est chiadée, avec des passages tous plus renversants les uns que les autres. Du vrai cinéma hollywoodien !
La claque est visuelle mais également sonore, avec notamment des airs orientaux porteurs d’émotions.
Malheureusement, derrière cette technique impeccable et ce bon goût, les gros défauts d’Uncharted (qui étaient surtout apparus avec le 2ème opus), reviennent ici plus fort que jamais. Parce qu’en dehors des phases de gun-fight, souvent tactiques et prenantes, le reste du temps ON NE JOUE PAS dans Uncharted 3. 
En effet, on est sans cesse tenu par la main. Imaginez une salle avec 1 énigme : si au bout de 3 secondes le joueur ne trouve pas la réponse au casse-tête, de multiples indices vont apparaître, soit sous forme de conseils dictés par un des PNJ accompagnant Nathan Drake, soit sous forme d’indications marquées. C’est très énervant et très frustrant. Ca donne vraiment l’impression que le jeu a été conçu pour faire plaisir à des joueurs qui ne veulent pas perdre de temps à explorer et à réfléchir. Un comble pour un jeu d‘Action-Aventure ! C’est d’autant plus triste que le level-design est excellent.
L’assistanat est également de mise dans les phases de varappe. On est tellement assisté qu’on peut presque faire les sessions de plates-formes les yeux fermés. Aussi véridique qu’hallucinant. Du coup, bah on ne ressent strictement rien durant ces passages (qui composent 40% de l’aventure quand même). Pas d’adrénaline, rien.
Ce soucis était déjà plus ou moins existant dans Uncharted 1 mais pas à ce point là. Dans le 1er épisode, je me souviens m’être quand même cassé la figure plus d’une fois. Dans le 2 et le 3, les moments où Nathan a rendu l’âme à cause d’une chute provoquée par un mauvais calcul de saut doivent se compter sur les doigts d’une main…
Tout ça m’a donné la sensation de m’être coltiné un film interactif une grande partie du temps. Encore une fois, c’est un comble pour un jeu d’Action-Aventure ! Car si le concept de film interactif peut s’appliquer avec brio pour un « simple » jeu d‘Aventure type Heavy Rain, il est contre-productif dans un Tomb Raider-like.
Finalement, ma plus grande motivation à progresser, en dehors des gun-fight, a été la découverte de nouveaux lieux ; insuffisant pour que j’ai un jour envie de me replonger dans l’aventure. Et pour moi, un soft sur lequel on n’a pas envie de revenir ne peut pas être un très grand jeu. Uncharted 3 est donc juste une expérience technique bluffante aujourd’hui, car en pointe de son temps, une expérience agréable, mais qui sera oubliée dans quelques années.

Verdict : Visuellement complètement hallucinant, varié, doté d’une mise en scène implacable et d’un level-design intelligent, ce Uncharted 3 fait néanmoins, et malheureusement, les mêmes erreurs que le 2ème épisode en terme de gameplay et de progression. Car en dehors des gun-fight -toujours prenantes-, les sensations de jeu sont souvent annihilées par l'assistanat.

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25/10/2011

Test : Dead Rising : Chop Till You Drop

Dead Rising, Zombie

Support(s) testé(s) : Wii

Synopsis : Franck West, journaliste, décide de faire un reportage dans une ville infestée de zombies. Il choisit de passer 3 jours en immersion dans le centre commercial de la bourgade.

Description : Dead Rising : Chop Till You Drop est un Action-Survival-Horror qui invitera à prendre les commandes de Franck West, un reporter trentenaire au look de vieux routard. La vue est à la 3ème personne, caméra de dos, sur l’épaule, à la manière de Resident Evil 4. Le titre est un remake de Dead Rising sorti initialement sur Xbox360. N’ayant pas touché à Dead Rising version 360, je ne pourrai pas faire le lien avec ce remake Wii.
L’action se déroule dans une grande galerie marchande, aux Etats-Unis, qui se trouve petit à petit envahie par des mort-vivants agressifs qu’il faudra massacrer. Le soft fait d’ailleurs très fortement penser au film Zombie de G. Romero. Disons le même carrément, Dead Rising : Chop Till You Drop est une adaptation hors-licence du film, car le soft reprend quasiment tout de son homologue cinématographique : environnements, scénario…
Dead Rising propose aussi quelques clins d’œil à des films d’horreur B, comme Brain Dead, avec le fait, par exemple, que l’on pourra s’emparer d’une tondeuse à gazon pour tailler en pièces les zombies.
Au niveau armement, justement, on aura droit a tout un arsenal d’armes à feu mais également à des armes blanches, trouvées ici et là, et à d’autres objets diverses et variés (ballons, parasols…). Tout comme dans Silent Hill Origins, les armes (hors armes à feu) auront une durée de vie limitée.
La progression générale se fait en réalisant des petites missions ; missions ayant principalement pour but de délivrer des civils de la menace zombie. Le titre s’oriente très significativement vers le Beat-Them-All, avec une approche encore plus Arcade que Resident Evil 4. Un système de scoring existe d’ailleurs.
Dead Rising prend également des RPG, en proposant des mécanismes d’évolution des attributs de l’avatar via un gain de points d’expérience.

Avis : L’idée de reprendre le film Zombie de G. Romero en jeu vidéo est bonne, mais le résultat final n’est pas vraiment excellent. Le gros problème de Dead Rising : Chop Till You Drop vient de la répétitivité de la progression. Quasiment du début à la fin on fera encore et toujours la même chose : aller chercher un survivant en shootant du mort-vivant au passage, puis ramener le survivant dans une zone « safe » du centre commercial.
Le principe peut-être défoulant le temps de quelques parties, mais lasse une fois qu’on a fait le tour du centre commercial. En outre, le level design n’a rien de génial, ou, au moins, est mal exploité ; et l’OST compte trop peu de pistes.
Même si l’on considère Dead Rising uniquement  comme un Beat Them All où le but est de scorer, on reste loin du plaisir procuré par The Mercenaries dans Resident Evil 4.
Un jeu éventuellement à voir si trouvé en occaz à 10 €, pas plus.

Verdict : Loin d’être une bouse, et assez prenant sur le court terme, Dead Rising est cependant assez chiant sur le long terme, car les actions à réaliser se répètent quasiment du début à la fin, si l’on met de côté 1 ou 2 passages originaux.

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