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19/06/2011

Test : Conquer's Bad Fur Day

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Support(s) testé(s) : N64

Synopsis : Conquer l’écureuil rentre de soirée complètement bourré. Il se perd en chemin et s’endort. Au réveil, il reprend son trajet pour rejoindre sa maison, mais il est loin de se douter des embûches qu’il rencontrera. D’autant plus que le Roi Panthère a lancé un avis de recherche sur le jeune rongeur. En effet, le monarque a besoin de l’animal pour remplacer l’un de ses pieds de table cassé…

Description : Conquer's Bad Fur Day est un jeu de Plates-Formes/Aventure en 3D dans lequel on dirigera Conquer l’écureuil.
Le titre s’affranchit des codes du genre en ne proposant pas un système de découpage par niveau avec une arène centrale. Non, Conquer's Bad Fur Day est plutôt construit comme un jeu d’Aventure/RPG, dans le sens ou on aura droit à un grand univers ouvert dans lequel on pourra progresser en explorant et en résolvant des casse-tête.
Les casse-tête sont eux-mêmes assez atypiques car ils suivent une logique Simpsonienne en offrant des enchaînements de situations farfelues.
Le jeu se démarque d’ailleurs aussi des productions habituelles en matière de Plates-Forme 3D au niveau de l’ambiance, en proposant un ton de narration complètement décalé (encore plus que dans Banjo Kazooie), avec des scènes gores, des dialogues caca-pipi, et même des suggestions au porno.
On trouvera également bon nombre de références directes au cinéma, avec des scènes tirées, entre autres, d’Aliens : Le Retour, de Terminator ou encore d’Orange Mécanique.

Avis : Il faut bien avoir en tête que Conquer's Bad Fur Day faisait parti de ces jeux que j’attendais le plus de me faire. Le titre a longtemps été pour moi un objet de convoitise que je m’étais, bizarrement, toujours refusé d’acheter sur Internet. Peut-être parce que le prix de la cartouche est assez élevé ; peut-être parce que j’attendais de le trouver sur une brocante... Je n’en sais rien. En tous cas, les notes de la Presse spécialisée, les avis des joueurs, et les morceaux choisis de l’aventure visualisables sur Youtube (que j’ai regardé des centaines de fois) m’avaient donné l’eau à la bouche. Malheureusement, ma déception en y jouant n’en fut que plus grande. Car oui, je considère que Conquer's Bad Fur Day est l’une des moins bonnes créations de Rareware. Et je vais expliquer pourquoi.
Certes, la petite cartouche comprend quelques unes des plus grandes scènes vidéoludiques jamais créées. Du combat contre le Great Mighty Poo, en passant par scène d’introduction tirée d’Orange Mécanique, ou par les multiples saynètes hilarantes nous montrant le quotidien des ennemis…jamais un jeu ne s’était autant doté de passages cultes.
Le problème est que ces fantastiques séquences cachent en fait un jeu de Plates-Formes 3D bancal.
Le 1er souci vient du gameplay : il est lourdingue. D’abord, la maniabilité de Conquer est légèrement imprécise, ce qui posera pas mal de problèmes quand on devra millimétrer ses sauts lors des phases de plates-formes, ou viser des objets lors des séances de tir.
En outre, on aura souvent droit à des angles de caméra foireux et à des changements soudain de point de vue. Rien de tel pour s’énerver devant son écran et taper sa manette.
Ensuite, autre défaut du jeu à mon sens : la progression. En fait, tout est tellement loufoque qu’on est souvent perdu à ne savoir quoi faire. On résoudra généralement les casse-tête complètement par hasard, en déclenchant on ne sait comment une scène cinématique. Alors certes, une fois les énigmes résolues, on rigolera en repensant aux mécanismes tordus qu’a imaginé Rare (se bourrer la gueule puis pisser sur les hommes de pierre afin qu’ils se transforment en rocher / faire du rodéo sur un Taureau jusqu’à ce qu’il ait envie d’aller faire caca…) mais, au final, le tout est plutôt frustrant car on passera plus de temps à tourner en rond qu’à réfléchir.
Ceci, mêlé au gameplay douteux, m’a vraiment ennuyé et m’a incité à arrêter l’aventure avant la fin (entre 50% et 60% de progression) ; chose que je n’aurais pu m’imaginer avant de commencer le jeu.
Au global, mon avis sur le titre est donc totalement mitigé. Autant il me semble criminel de passer à côté des pures moments de fou rire que procureront les différentes situations loufoques du jeu, autant faire l’aventure n’est, à mon sens, absolument pas synonyme de plaisir ludique. Mieux vaut réfléchir avant de mettre 80 € dedans.

Verdict : Conquer's Bad Fur Day m’a fichtrement déçu à cause de son gameplay lourdingue, de ses angles de vues galères, et de ses énigmes, certes étonnantes, mais peu ludiques. Dommage, parce que le jeu est souvent hilarant, fourmille de créativité, et compte quelques scènes totalement magistrales.

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12/06/2011

Test : Super Paper Mario

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Support(s) testé(s) : Wii

Synopsis : La Princesse Peach se fait enlever. Mario et Luigi sont sûrs que c’est encore un coup de l’ignoble Bowser. Ils se lancent alors à la poursuite du monstre jusque dans son antre. Mais nos deux compères se rendront vite compte que Bowser n’y est pour rien. L’instigateur de l’enlèvement est un certain Comte Niark ; un étrange dandy qui n’a pas fini de faire parler de lui.

Description : Super Paper Mario est un jeu de Plates-Formes/Aventure 2D/3D, avec une touche de RPG.
Super Paper Mario est le 3ème épisode de la saga Paper Mario. Il garde certains traits de ses prédécesseurs, comme le style graphique qui donne l’impression que les décors, les PNJ et les avatars sont constitués de fines feuilles de papier.
Il garde aussi certains éléments RPG des précédents opus, comme l’évolution des personnages dirigés via un gain de points d’expérience, l’exploration, ou les phases de blabla dans les zones habitées. Cependant, Super Paper Mario ne propose plus de combats au tour par tour, remplacés donc ici par du temps réel classique, et met beaucoup moins en avant la gestion d’objets. Et puis, d’une manière générale, tous les aspects RPG du jeu sont plutôt minimisés, mis en second plan. On passera en effet bien plus de temps à sauter de plate-forme en plate-forme et à résoudre des casse-tête qu’à se soucier de la puissance de ses avatars.
Au niveau des avatars, justement, on dirigera une équipe de 4 personnages, dont Mario. Chacun des protagonistes aura ses propres capacités. Si la majorité des capacités ne sont pas très originales, il y en a une vraiment surprenante. C’est Mario qui disposera de ce don peu banal : il permettra de faire basculer l’univers en 3D ! Oui, car il faut savoir avant tout que l’aventure se joue, par défaut, en 2D avec une vue de profil classique. Or Mario pourra, presque n’importe quand, alterner entre 2D avec vue de profil, et 3D caméra de dos.
Passer en 3D offrira une vision différente des lieux visités, révélant souvent de nombreux secrets. Il faudra d’ailleurs se baser sur cette technique pour résoudre les ¾ des  énigmes du jeu. A noter que le passage en 3D n’ouvre pas un champs d’exploration beaucoup plus important qu’en 2 dimensions : les zones traversées restent confinées, à la manière de larges chemins.
Autre élément important du jeu : la possibilité, au cours de l’aventure, d’acquérir de nouveaux pouvoirs comme celui de devenir minuscule ou de se rendre invisible aux yeux des ennemis. Là encore, ces nouveaux attributs serviront beaucoup dans la résolution d’énigmes.
Il y aurait encore pas mal de choses à dire sur le gameplay, mais je vais en rester là et passer à la description de l’univers de jeu.
Comme énoncé avant, les paysages et les PNJ sont représentés comme des feuilles de papier. Du côté artistique, le titre propose un univers naïf avec un style un peu grossier à la manière d’un dessin d‘enfant, sans pour autant qu’on atteigne à ce titre la patte de Super Mario Word 2. Les ennemis et certains éléments du décor sont, bien sûr, tout droit tirés de l’univers Mario (champignons, Koopas, blocs destructibles..).
Le monde parcouru est organisé à la manière des jeux de Plates-Formes 3D traditionnels : une arène centrale (ici une ville) sert de point d’entrée à différents niveaux ; chacun de ces niveaux ayant un thème particulier (Europe Médiévale, Japon Médiéval, Préhistoire…).

Avis : Super Paper Mario reste fidèle à la saga Paper Mario, dans le sens où le titre ne propose certes pas une expérience bouleversante ni marquante, mais est bourré de bonnes idées qui rendent l’aventure agréable.
Au rang des bonnes idées, on trouvera, bien sûr, le principe de switch entre 2D et 3D, mais aussi tout ce qui en découle, dont les nombreuses incohérences volontairement incluses qui donnent un côté décalé au jeu. Ces incohérences, entre l’univers en 2D et l’univers en 3D, sont d’ailleurs souvent la base d’énigmes aux mécanismes illogiques et pourtant tellement intuitifs. Certains dialogues, aussi, méritent le détour, toujours pour le côté décalé.
Tout ceci fait de Super Paper Mario un jeu véritablement intelligent, fin et relativement amusant.
Du côté des mauvais points, il n’y a pas grand-chose à critiquer en soit. Disons plutôt que Super Paper Mario  manque d’envergure à plusieurs niveaux.
Au niveau du scénario d’abord, qui, malgré une ou deux petites surprises, manque de folie. Ceci est d’autant plus vrai si on a déjà fait Paper Mario 2, qui proposait une trame similaire sur certains points.
Au niveau de la progression ensuite, qui reste parfois un peu mollassonne, et qui aurait également gagné à surprendre davantage en cassant certains codes du genre Plate-Forme.
Enfin, je trouve que l’aventure aurait pu prendre une dimension largement supérieure si la bande son avait eu plus de cachet. Parce que là, les pistes sont sympathiques mais aucune ne restera en tête. En outre, elles peinent à donner une identité à chaque lieu traversé, ce qui diminue le potentiel du jeu à capturer le joueur. C’est d’autant plus dommage que chaque univers à son propre style. Il n’aurait pas été difficile de rendre le tout vraiment percutant.

Verdict : Super Paper Mario avait tous les atouts en main pour proposer une expérience vidéoludiques totalement renversante. Au lieu de ça, on a juste un jeu très sympathique, ce qui est déjà pas mal.

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10/04/2011

Test : Super Mario Galaxy

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Support(s) testé(s) : Wii

Synopsis : L’infâme Bowser fait intrusion lors de la fête du centenaire du Royaume Champignon, et capture la pauvre Princesse Peach. Mario tente de délivrer la demoiselle, mais les sbires de Bowser l’en empêchent, et Mario est projeté dans l’espace. Notre petit plombier atterrira par chance sur une autre planète.

Description : Super Mario Galaxy est un jeu de plates-formes 3D qui proposera de prendre les commandes de Mario.
Le jeu reprend quasiment les mêmes principes de progression que dans Super Mario 64 : on parcourra différents niveaux à la recherche d’étoiles dorées qui, une fois obtenues, permettront de débloquer des niveaux supplémentaires.
Ces étoiles se trouveront après avoir réalisé des défis qui se résumeront généralement à atteindre un lieu précis dans chaque niveau. Evidemment, entre le début du niveau et les étoiles dorées il y a aura toujours tout un tas d’embûches, de pièges à éviter et d’ennemis à terrasser.
En ce qui concerne les nouveautés, la grande originalité de Super Mario Galaxy se situe au niveau de son univers. En effet, Mario sera amené à se promener dans un monde inédit fait de minuscules planètes, d’îles flottantes et d’autres objets volants de tailles diverses.
Le titre utilisera d’ailleurs beaucoup les principes de gravitation dans son gameplay. Ainsi, il faudra apprendre à manier Mario dans tous le sens, et même la tête en bas.
A noter que Super Mario Galaxy sera plus axé plates-formes et moins exploration que Super Mario 64.
Les autres singularités du jeu sont assez minimes. On pourra quand même noter que Mario aura droit à des transformations originales, comme celle de l’abeille, qui permettra à notre bonhomme de voler.
Les environnements traversés seront variés, et reprendront des thèmes relativement classiques : prairie, lave, neige, désert, plage…
La patte graphique est assez propre, dans le style de Super Mario Sunshine en plus beau, sans jamais tomber dans le mauvais goût.
Du côté de l’OST, on aura droit à des pistes orchestrales qui donneront un ton de Space Opéra à Super Mario Galaxy. La bande son reprendra également quelques thèmes des anciens Mario, et notamment de Super Mario Bros, Super Mario Bros 3 et même de Super Mario 64 avec la fameuse et magnifique piste Koopa’s Road.

Avis : Super Mario Galaxy est un bon challenger à Super Mario 64. En tous cas, le titre m’a vraiment beaucoup plu.
J’ai surtout aimé 3 éléments du jeu : le côté plates-formes traditionnel très présent qui offre un plaisir instantané ; les nombreuses idées originales -comme les phases où les plates-formes apparaissent au fur et à mesure que l’on avance, ou les passages où la gravité change de sens- ; et enfin l’ambiance générale très épique obtenue surtout grâce à l’OST de grande qualité. Quoique, du côté de la bande son, je me suis surtout focalisé sur les covers qui m’ont donné des grands frissons, et non sur les nouvelles pistes qui ne resteront pas forcément longtemps en tête. Mais bon, le tout nous plonge dans un univers dont on n’a plus envie de sortir et c’est ça qui compte.
Et puis, il est vraiment agréable de se balader dans des environnements où l’on peut faire le tour des planètes pour se retrouver la tête en bas un peu comme dans Super Mario World 2 : Yoshi’s Island lors de la rencontre contre le boss du monde 5.
Certains mondes et niveaux sont d’ailleurs carrément géniaux pour leur construction, ou leur thème, mais je ne peux trop en dire pour ne pas spoiler.
Maintenant, même si j’ai pris mon pied avec Super Mario Galaxy, et que j’ai eu du mal à décoller du paddle (des paddles, wii oblige), je garde une légère préférence pour son grand-père Super Mario 64. Ceci s’explique par 2 ou 3 petites choses. D’abord, Super Mario 64 laissait plus de liberté au joueur. Super Mario Galaxy, lui, est quand même assez dirigiste car casualisé ; et même si le retour à la PF tradi fait un grand bien, j’aurai aimé avoir une dizaine de niveaux plus ouverts pour explorer et investiguer comme c’était le cas dans Super Mario 64 pour des levels comme le Manoir de Boo, le désert ou le monde Trempé Séché.
Ensuite, je trouve que la difficulté du jeu est assez mal dosée. Pour terminer l’aventure en ligne droite, un joueur un peu aguerri ne rencontrera aucune, je dis bien aucune difficulté. Du coup, en une petite semaine, à base de quelques malheureuses heures de jeu le soir, l’aventure sera pliée. Par contre, pour terminer le titre à 100%, et donc pour récupérer la totalité des étoiles dorées, ça sera une autre paire de manches, car la difficulté augmentera considérablement d’un seul coup. Dans Super Mario 64, le challenge me paraissait plus progressif, la difficulté mieux répartie, ce que je trouvais plus intéressant, car la découverte de chaque nouveau niveau se méritait.

Bilan : Epique, renversant et addictif, ce Super Mario Galaxy est vraiment un grand nom de la plate-forme. Il reste néanmoins un bon cran en dessous du précurseur de la saga en 3D, Super Mario 64, à cause de la difficulté mal répartie et de la progression légèrement trop dirigiste.

 

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