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09/01/2010

Test : Silent Hill 4

silent hill

Support(s) testé(s) : PS2

Synopsis : Henry Townshend vit depuis deux ans dans son appartement 302, de l’immeuble South Ashfield Heights. Il s’y plait beaucoup. Mais, depuis cinq nuits, il fait le même cauchemar dans lequel un être étrange sort du mur de son salon pour l’attaquer.
Au matin de la cinquième nuit, Henry s’aperçoit qu’il est enfermé chez lui: d’énormes chaînes cadenassées bloquent sa porte d’entrée. Pour couronner le tout, il découvre dans la salle de bain un grand trou creusé dans le mur, ouvrant la voie à une sorte de tunnel.

Description : Silent Hill 4 est un Survival Horror. Le jeu est entièrement en 3D (personnages et décors). Le graphisme est très fin. On retrouve l’aspect granuleux dans l’image, propre aux épisodes de la saga Silent Hill. L’ambiance est glauque voire morbide.
Silent Hill 4 se distingue des autres opus de la série par son mode de progression. L’appartement 302, où le joueur se déplace en vue subjective, sert de point central pour accéder à différents « niveaux ». Ces niveaux correspondent à des zones de la ville (métro, forêt…) et sont infestés d’esprits malfaisants.

Avis : Tout comme les précédents épisodes de la série, Silent Hill 4 mise à priori plus ou moins sur un voyage introspectif, voyage qui fait ressurgir des phénomènes étranges. Le jeu a le mérite d’apporter son lot d’originalités à la saga, notamment lors des sessions dans l’appartement 302. Ces séquences en vue subjective deviennent de plus en plus malsaines au fur et à mesure de la progression et ne laisseront pas le joueur indifférent. Sur le reste, par contre, Silent Hill 4 déçoit. Les « niveaux » auxquels on accède de l’appartement ne sont pas captivants. Le gameplay, légèrement plus axé action, est lourd et manque d’efficacité.

Verdict : Silent Hill 4 ne remplit sa mission de mettre le joueur mal à l’aise que pendant les phases d’inspection dans l’appartement 302. Le reste de l’aventure, soit 90% du jeu, n’est pas très prenant malgré de nombreuses bonnes idées.

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07/01/2010

Test : Resident Evil : Code Veronica X

resident evil,claire redfield,chris redfield

Support(s) testé(s) : NGC

Synopsis : Le scénario de Resident Evil Code Veronica X se déroule après les évènements relatés dans Resident Evil 2. Claire Redfield cherche son frêre, Chris, ce qui amènera la jeune femme dans les bureaux parisiens d’Umbrella, la société responsable de tous les maux de Raccoon City. Malheureusement, Claire se fait capturer pendant son enquête et est envoyée sur une île-prison appartenant à Umbrella.

Description : Resident Evil Code Veronica X est sorti d’abord sur Dreamcast, puis sur PS2, et enfin sur Gamecube. C’est un Survival Horror. La vue est à la 3ème personnes. On dirige Claire Redfield dans des décors en 3D. Cette 3D est, d’ailleurs, la grande nouveauté de l’épisode, mais elle ne change quasiment en rien la manière de jouer par rapport aux précédents épisodes 1,2 et 3, l’environnement de jeu étant confiné, et les mouvements de caméra scriptés. Elle apporte simplement la possibilité de faire quelques travellings, et de faire quelques très rares et très courtes phases en vue subjective. Le jeu est plus tourné vers l’action que ses prédécesseurs, mais il reste tout de même similaire à tous les niveaux aux épisodes 1, 2 et 3, y compris d’un point de vue graphique, même si il n’y a pas de 3D précalculée, et donc, légèrement moins de détails dans les décors.
L’aventure est divisée en 2 parties. Durant la 1ère, qui se déroule sur l’île-prison d’Umbrella, l’ambiance est très influencée par certains films d’Hitchcock, avec, notamment, quelques références au niveau du scénario et dans les décors. Il faut tout de même noter que ce n’est pas la 1ère fois qu’un Resident Evil emprunte des éléments d’Hitchcock, mais là c’en est limite du plagiat ! La seconde partie de l’aventure emprunte plutôt au film The Thing…mais, j’en ai déjà trop dit. Le scénario est, en outre, très fouillé. C’est sûrement le Resident Evil qui a le scénario le plus abouti. L’aventure en est que plus longue : il faut compter 15 heures pour finir le titre, ce qui est très long pour un Resident Evil classique (hors RE4 et RE5).
D’ailleurs, ça renforce la difficulté pour finir le titre, qui est déjà élevée à la base ; d’autant plus qu’on ne peut pas choisir son mode de difficulté, du moins sur GameCube.
Un petite note fun pour finir : avec ce Resident Evil Code Veronica X on découvre pour la 1ère fois Wesker en mode Matrix, un clin d’œil à tous les fans et détracteurs (plus nombreux) du personnage dans Resident Evil 5.

Avis : Mon avis sur Code Veronica X est mitigé. D’un côté, on a l’un des meilleurs scénarios de la saga Resident Evil, une bande son extraordinaire, une mise en scène implacable, et un je-ne-sais-quoi au niveau de l’ambiance -ambiance d’ailleurs légèrement différentes des autres RE, plus axée thriller psychologique pour une grande partie du jeu-, qui happe et donne toujours envie d’avancer dans l’aventure. De ce point de vue là RE Code Veronica X est une pure réussite.
Mais le jeu pêche au niveau du gameplay…qui n’a pas été adapté au côté plus action de l’aventure. Le gameplay est, en effet, aussi rigide que dans les RE précédents, mais dans les anciens Resident Evil on avait moins d’ennemis, donc la maniabilité ne posait pas trop problème. Au contraire même, elle renforçait le charme des jeux, je dirai même presque l’intérêt en lui même. Résultat, Resident Evil Code Veronica X est peut-être un poil trop difficile quand on ne connait pas bien l'aventure. Il n’est pas difficile sur le court terme, dans le sens où aucun boss ne pose vraiment problème, et aucun passage n’est trop ardu…il est difficile sur le long terme, parce qu’on perd vite ses munitions, même si il y en a des quantités, et ses pots de soins. Du coup, il est probable de se retrouver bloqué au milieu de l’aventure, plus facilement que dans les précédents RE, et de devoir s’y prendre à 2, voire 3 fois pour terminer le titre. Une méthode pour traverser le jeu « tranquillement » consiste à être extrêmement prudent et à rebooter souvent après un passage raté (trop de munitions utilisées, trop de vie perdue). Mais ça ne s’appelle plus « jouer », ça.

Verdict : Si Resident Evil code Veronica X avait proposé moins d’action, ou que le gameplay avait été plus travaillé, on aurait peut-être là le meilleur épisode de la saga. Reste un épisode d'exception grâce à son ambiance excellente, sa durée de vie, et son scénario.

 

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17/12/2009

Test : Obscure II

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Support(s) testé(s) : PS2

Synopsis : Deux ans se sont écoulés après le drame du Lycée de Leafmore, relaté dans le jeu Obscure, 1er du nom. A l’époque, de mystérieux monstres avaient envahi l’établissement scolaire et fait beaucoup de victimes.
Heureusement, aujourd’hui, tout semble être rentré dans l’ordre. C’est donc en toute quiétude que les étudiants de l’Université de Fallcreek, une ville voisine, vaquent à leurs occupations quotidiennes comme boire de l’alcool ou fumer de la drogue. En parlant de drogue justement, les élèves ont découverts il y a peu une étrange variété de fleurs dont ils peuvent se servir pour créer des cigarettes hallucinogènes bien plus efficaces que les pétards habituels. Malheureusement, les plantes en question ont d’autres effets indésirables…

Description : Obscure II est presque un copier-coller d’Obscure n°1. Ce 2ème opus se présente comme une Survival Horror inspiré des films d’horreur pour adolescents, comme Massacre à la Tronçonneuse, ou encore The Faculty. Comme dans le 1er épisode, on dirige 2 personnages différents parmi une petite équipe d’étudiants. Chacun de ces jeunes a une particularité, un don, que le joueur va devoir utiliser pour progresser. Par exemple l’un des protagonistes peut pousser de lourdes caisses, un autre saute plus haut que ses camarades et arrive facilement à s’agripper à des rebords, un troisième sait crocheter des serrures…
La progression est très classique, mêlant énigmes et combats contre des monstres plus laids les uns que les autres.
Les environnements sont modélisés en 3 dimensions, comme dans Silent Hill ou Resident Evil : Code Veronica X, mais ceci ne change pas beaucoup la manière d’appréhender l’espace par rapport aux jeux en 3D précalculée, les zones de progression étant généralement confinées.
Bien évidemment, il existe quelques petites différences entre Obscure et Obscure II. Celle qui me parait être la plus importante concerne l’aire de jeu. Dans Obscure, l’aventure se déroulait principalement dans la même enceinte, au Lycée de Leafmore. Obscure II propose de visiter plus de lieux (forêt, barrage…), sans s’attarder très longtemps à chaque endroit.
Pour finir, un mot sur la difficulté: elle n’est pas très élevée par rapport à d’autres Survival Horror. Malgré tout, il faut faire attention à ses munitions et aux trousses de soins sous peine de se retrouver dans des situations délicates.

Avis : Obscure II est plaisant à jouer. Le titre se savoure comme on savoure un teen movie. Ce n’est pas trop prise de tête, mais il y a quand même un petit challenge ; on ne sursaute pas comme dans un Resident Evil, mais on appréhende chaque apparition de monstres ; l’ambiance est très loin d’être à la hauteur de celle d’un Silent Hill, mais la mise en scène dans certains lieux donne quand même quelques semblants de frissons…
J’ai cependant moins apprécié le mode de progression d’Obscure II que celui de son prédécesseur. Le jeu est un tout petit peu trop linéaire et dirigiste à mon goût. J’aurai aimé que le scénario s’attarde plus longtemps, à certains endroits, comme dans la cabane du Leatherface local par exemple. D’une manière générale, et pour les Survival Horror classiques, je préfère quand les évènements se concentrent autour d’un même lieu que l’on découvre petit à petit, comme dans Resident Evil 1 ou 2 avec le manoir et le commissariat. Changer trop souvent d’endroits diminue, à mon sens, la tension, car on n'a plus l’impression d’être pris au piège. J’ai d’ailleurs déjà remarqué ce problème dans Resident Evil 3. Evidemment cette critique ne concerne pas Resident Evil 4 qui propose un gameplay totalement différent et adapté à ce type de progression.

Verdict : Je trouve qu’Obscure II est un cran au dessous d’Obscure 1er du nom, notamment à cause du mode de progression, que j’apprécie moins. Il n’empêche que le jeu est relativement fun.

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