Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/03/2013

Test : Dead Space 2

dead space, dead space 2

Support(s) testé(s) : PS3

Synopsis : Isaac Clarke, héros du 1er Dead Space, se réveille emmitouflé dans une camisole de force, au sein du département médical d’une cité spatiale sans savoir comment il est arrivé là. Profitant d’un vent de panique générale sur la cité, dû à une invasion de monstres, Isaac va s’enfuir.

Description : Dead Space 2 est un Action-Survival-Horror entièrement en 3D, qui invitera le joueur à prendre les commandes d’Isaac Clarke. Quasiment toute l’aventure se déroulera dans la cité spatiale La Méduse, sur un satellite en orbite autour de Saturne.
Le titre reprend exactement les mêmes systèmes de jeu que ceux utilisés dans Dead Space 1er du nom. On dirigera Isaac en vue TPS, caméra sur l’épaule. Sur le chemin on rencontrera de nombreux monstres humanoïdes, appelés nécromorphes, que l’on zigouillera à coups d’armes laser, de lance javelots, ou de scie circulaire. A ce titre, Dead Space 2 reprend pratiquement le même arsenal que celui déjà présent chez son prédécesseur. Les munitions sont, bien sûr, limitées. On disposera toujours de magasins pour grossir son arsenal et se ressourcer. On pourra également améliorer son équipement (armure, force, puissance des armes…) grâce à des bornes spéciales, en échange d’artefacts particuliers qu’il faudra trouver en fouinant chaque salle traversée. 
Le style graphique est également similaire à celui du 1er opus, assez sombre dans l’ensemble, même si on rencontrera beaucoup plus de couleurs, et des lieux généralement plus aérés et plus grands. L’univers général me ramène au film Aliens (Alien 2), avec sa colonie sur LV426, et un peu à Blade Runner pour le style général de La Méduse.
Les principales différences entre Dead Space 2 et son prédécesseur sont que l’on rencontrera un peu plus de PNJ durant l’aventure que sur l’USG Ishimura, surtout durant la 1ère partie du périple, et que le titre est nettement plus tourné action que son prédécesseur, même si plusieurs phases, plus suggestives, nous ramènent au 1er Dead Space.
L’aventure est d’ailleurs un peu plus dirigiste, dans le sens où l’on restera moins longtemps dans chaque lieu traversé, et que le scénario nous invitera à souvent avancer en ligne droite.
Autre petite nouveauté : dorénavant, Isaac pourra se mouvoir où bon lui semble lors des sessions en apesanteur.

Avis : Je ne vais pas cacher le fait que j’attendais la sortie de Dead Space 2 avec la plus grande impatience, ayant été conquis pas le 1er opus. Et c’est, entre autre, peut-être cette trop grande attente qui a fait que j’ai été un peu déçu par le titre.
Quoiqu’il en soit, il est clair que Dead Space 2 ne m’a pas embarqué comme l’a fait son prédécesseur, même si le jeu est très bon à de nombreux niveaux.
Le principal point qui fait défaut à Dead Space 2 à mon sens, c’est sa faible capacité à happer le joueur. Autant les graphismes et l’ambiance sonore sont extrêmement travaillés, autant l’atmosphère qui régnait dans le 1er opus n’est plus présente ici. Elle n’est plus présente car la progression, sauf exception pour quelques passages, est plus axée action et moins suggestive que dans Dead Space 1. On passera plus de temps à crever du nécromorphe et à effectuer des cascades spectaculaires qu’à redouter les rencontres. Et trop de combats, tue la pression finalement.
D’ailleurs, l’accent ayant été renforcé sur les combats, on aura aussi moins de phases d’énigmes, qui, mine de rien, étaient quand même assez présentes dans Dead Space 1er du nom. Résultat, on va facilement se retrouver dans un schéma j’avance/je tire assez répétitif et assez creux durant une grande partie de l’aventure.
En outre, les différents environnements traversés seront souvent plus aérés, plus grand, et donc moins aliénants que dans l’opus précédent.
Il y a aussi les 1ères minutes de l’aventure qui pèchent, où tout va trop vite. Dès le début, on sera amené à courir et à shooter du monstre. Cette entrée en matière m’a tué les 1ères heures de jeu, tant elle ne m’a pas aidé à m’immerger dans le monde de La Méduse. Même le film Aliens (Alien 2), dont s’est certainement en partie inspiré Dead Space 2, et qui est plus bourrin que le 1er Alien, prend le temps de nous faire découvrir la colonie d’LV426 sans la moindre bagarre, pour nous amener tout doucement vers l’horreur et ainsi augmenter le sentiment de peur. Pourquoi DS2 n’a pas suivi le même schéma, certes classique, mais ô combien efficace ?
Et puis, le scénario général de Dead Space 2, à vouloir faire trop original, se plante. Il s’inspire un peu des Survival Horror psychologiques, tout en présentant Isaac comme le bourrin de base du film d’action. Le mélange ne prend pas, et donne un résultat maladroit et décousu parfaitement anti-immersion.
D’une manière générale d’ailleurs, alors que le 1er Dead Space était dense, oppressant, et cohérent, le second épisode est plutôt creux, éparpillé et illogique.
Cependant, et comme je l’ai énoncé plus haut, Dead Space 2 reste un jeu de haute volée, notamment grâce à ses environnements de toute beauté et à son ambiance sonore absolument bluffante. Les panoramas sur La Méduse m’ont donné les mêmes frissons que les plans sur Los Angeles de l’introduction de Blade Runner !
Et puis, le gameplay du 1er Dead Space, conservé ici, fait toujours mouche : la prise en mains est intuitive et les sensations en combat toujours bonnes.
Enfin, ne crachons pas sur toute l’aventure : plusieurs passages de l’épopée sont tout simplement excellents. Le plus étonnant dans tout ça (ou pas), c’est que, hormis les passages dans l’espace renversants, Dead Space 2 réussit exactement là où il n’innove pas ! Le titre excelle particulièrement dans les phases reprenant les codes et les environnements ferrailleux post-apo de l’épisode précédent.

Verdict : Dead Space 2 m’a un peu déçu, notamment dans sa capacité à me happer comme l’avait fait le 1er épisode. Il n’empêche que l’aventure reste de très bonne qualité, et que certains passages de l’aventure sont vraiment intéressants.

 

03/01/2013

Test : Dead Space 3


Support(s) testé(s) : PS3

Synopsis : Isaac se fait engager de force pour arrêter les unitologues, prêts à détruire l'humanité.

Description : Dead Space 3 nous invite à reprendre les commandes d'Isaac Clarke, l'Ingénieur héros des 2 premiers opus. L'aventure se déroulera en partie dans l'espace et en partie sur une planète de glace ; nous ramenant comme d'habitude à la saga cinématographique Alien, mais également au film The Thing.

L'action est souvent plus nerveuse que dans Dead Space 1 et 2, et les ennemis plus rapides. Tout ça est en full 3D, avec vue à la 3ème personne, et caméra sur l'épaule.

Quelques nouveautés par rapport aux anciens opus, dont le système d'acquisition et d'amélioration des armes en passant par un atelier. En ramenant les bons éléments trouvés ici et là (metal, puces életcroniques...), il sera en effet possible de fabriquer et de customiser son arsenal.

Avis : Après une amorce d'une à deux heures, où les magnifiques décors à la Blade Runner sont littérallement sabotés par une mise en scène grand-guignol et des passages scriptés vraiment lourds -évoquant le catastrophique Resident Evil 6-, Dead Space 3 démarre vraiment. Et dans l'espace s'il vous plaît ! C'est plus nerveux, moins flippant, moins intelligent que sur le 1er opus, mais l'ambiance est là.

En outre, et même si les grosses nouveautés ne fourmillent pas, quelques très bonnes idées, permettant notament une certaine liberté, donnent un véritable plus à cet opus. L'univers est de toute beauté, et donne le vertige.

C'est moins vrai dans la seconde partie du jeu ; soit -et ce n'est plus un spoil- sur la planète de glace. Mais L'ambiance est très correcte et l'univers est cohérent.

Là où le bas blesse par contre, c'est sur le level-design, la mise en valeur des ennemis (il y en a trop, et un peu partout), et donc sur l'ingéniosité de la progression. L'aventure est plaisante et, comme je l'ai dis, comporte quelques très bonnes surprises, quelques envirronements vraiment sympas, surprenants même...mais l'action est répétitive. Beaucoup plus que sur les deux 1ers opus. J'ai eu plaisir à parcourir chaque section, mais presqu'aucune ne m'a marqué au fer rouge de par les actions à réaliser.

Et puis, mine de rien, le fait que l'oppression soit moindre que dans Dead Space 1 et 2, ça doit pas mal jouer.

Le scénario n'arrange rien, en empruntant alternativement la voie du Survival Psychologique, de la love-story, et du navet héroïque :  3 styles qui ne vont pas à Dead Space. Ou du moins pas avec une mise en scène enlevant toute tentative de suggestion. A quand le retour d'Isaac, l'ingénieur masqué sans personnalité ? C'était bien mieux comme ça.

Néanmoins, je ne blâme pas Dead Space 3 pour toutes cette lacunes. Le soft a quand même su garder une ligne de conduite intelligente ; là où d'autres sagas du Survival-Horror se sont bien plus lamentablement plantées (Resident Evil 6...encore lui). Et la marge de manoeuvre était assez étroite pour que Visceral puisse innover sans trop renier Alien. Pour moi l'exercice est réussi, même si un mix entre les idées de cet opus et la solidité du second épisode aurait sûrement donné un titre phénoménal.

Verdict : Dead Space 3 est un jeu tout à fait correct. L'aventure est inégale, mais reste globalement suffisamment prenante pour plaire à un fan de la saga. Surtout en ce qui concerne la phase spatiale.

28/10/2012

Test : Resident Evil 6

RE6 screen1.jpg

 

Support(s) testé(s) : PS3

Description : Resident Evil 6 est un Action-Survival Horror. Le jeu reprend les grands codes de la saga instaurés depuis Resident Evil 4 : soit une progression relativement linéaire, un côté action poussé, et un mode de vue à la 3ème personne, de dos, caméra sur l’épaule.
L’originalité de cet épisode vient du fait que l’on pourra prendre les commandes de 7 protagonistes différents sur 4 campagnes disctintes. Trois de ces campagnes proposent de contrôler un duo (Léon + Helena , Chris + Piers, Jake + Sherry), et la dernière propose de diriger Ada, seule.
Chaque campagne à ses spécificités. Ainsi, si la campagne de Léon et Helena est plus intimiste que les autres, celle de Chris et Piers tient plus du jeu de tir, alors que celle de Jake et Sherry prend des airs de fuite en avant. Ada se la jouera, comme d’habitude, en mode infiltration.

Avis : Resident Evil 6 est, de loin, l’opus que j’aime le moins dans la saga Resident Evil ; si on ne prend en compte que les principaux opus.
Le jeu m’a clairement ennuyé, du moins pendant une bonne partie de l’aventure. C’est le seul Resident Evil que je suis sûr de ne jamais refaire.
Ce n’est pas vraiment le côté « Action » en soi qui m’a dérangé. En effet, j’avais adoré Resident Evil 4 et bien aimé Resident Evil 5. Donc, non. C’est autre chose.
En fait, j’ai trouvé que Resident Evil 6 avait, en général, peu d’intérêt ludique.
Globalement le jeu manque de finesse. Resident Evil 6 est grossier dans à peu près tous les domaines :
-le level design est insipide
-le gameplay est bralant – ou du moins, il n’est jamais vraiment mis à profit
-les scènes cinématiques, aussi impressionnantes soient-elles, sont trop nombreuses, lourdingues et beaufs
-les dialogues sont beaucoup trop présents pendant les phases de jeu, et ne servent à rien
-la progression est trop scriptée : impossible de se retrouver seul face à l’inconnu, on est toujours pris par la main. Ceci est notamment flagrant durant les très rares phases d’énigmes, où la réponse est toujours mise en gros plan.
-il y a trop de mouvements de caméra gerbants, empêchant souvent de prendre son temps pour apréhender l’univers
-il y a trop de QTE ; d’autant plus que ceux-ci sont, à 90%, chiants, inintéressants ludiquement, et poussent à abimer la manette
-les phases de jeu manquent de génie, et s’étalent trop souvent sur la durée
-l’aventure est relativement répétitive, compte tenu du fait que l’on vivra certains évènements plusieurs fois
Donc, globalement, non seulement je n’ai pas pris de plaisir à jouer, à tenir la manette, mais en plus je n’ai pas du tout été imprégné de l’univers. J’ai eu plutôt l’impression qu’on me faisait ingurgiter une espèce de fast-food dégueulasse sans que je ne puisse aller vomir entre 2 bouchées.
C’est dommage, car on trouve quand même, durant l’aventure, 3 ou 4 phases intéressantes. Et, globalement, la campagne d’Ada n’est pas mauvaise…même si elle ne vaut même pas le chapitre bonus « Ada Assignement » de Resident Evil 4 (un comble !).
Et puis, le bestiaire est sympathique ; avec certains designs de monstres bien inspirés.
Pour terminer, je veux également revenir sur un point sur lequel Capcom s’est bien foutu de la gueule du monde quand même.
Capcom avait plus ou moins promis un retour aux sources du Survival avec cet opus. Ce n’est absolument pas le cas.
Un Survival c’est un jeu qui doit mettre le joueur dans une position d’insécurité. Or, Resident Evil 6 est tout sauf insécurisant ; à cause de certains des points que j’ai souligné avant : aventure scriptée, QTE, dialogues incessants. Tout est là pour rassurer le joueur au contraire.
D’ailleurs, Resident Evil 5 ressemblait plus à un Survival en ce sens que le 6ème opus. Même en prenant en compte la campagne de Léon et Helena avec ses décors de cimetière et de métro glauque.
Mais de toutes façons, même sans prendre en compte cette fourberie de Capcom, le jeu est relativement mauvais, donc…

Verdict : Resident Evil 6 est globalement très chiant. A mon sens, le plus mauvais épisode de la saga principale.