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07/07/2012

Test : Silent Hill Downpour

Support(s) testé(s) : PS3

Synopsis : Le bus qui transportait le prisonnier Murphy Pendleton a un accident. Murphy en profite pour s'enfuir.

Description : Silent Hill : Downpour est un Survival Horror Psychologique. Le titre invite à prendre les commandes de Murphy Pendleton pour arpenter, entre autres, les rues de Silent Hill.
Rien d'extrêmement nouveau dans cet épisode. On retrouvera plutôt des éléments des anciens ; comme le fait que les armes soient nombreuses mais destructibles (pris de Silent Hill : Origins), ou encore comme le système de courses poursuites ressemblant assez à celui de Silent Hill : Shattered Memories.
Le seul élément qui fait nettement la différence avec les épisodes précédents, concerne les quêtes annexes : nombreuses et relativement denses. Il faudra, par exemple, chercher et libérer des oiseaux en cage, ou retrouver des objets spéciaux pour apaiser le tourment de fantômes.
Au niveau des combats, on retrouve des mécanismes s'approchant de ceux de Silent Hill : Homecoming, avec des fights plus longues et plus tactiques.
En ce qui concerne l'ambiance, on a parfois un petit quelque chose qu'on retrouve dans les adaptations cinématographiques de Stephen King.

Avis : Le gros problème de Silent Hill aujourd'hui, c'est son concept de base. Car, quelque part, on attend d'un Silent Hill qu'il soit surprenant sur le plan psychologique.
Mais comment être surprenant quand les principaux thèmes de la saga ont déjà été utilisés par les 3 premiers opus ? A mon sens, seul Shattered Memories, après, avait réussi à renouveler le concept de la série, en prenant à contrepied la lecture psychalanytique tout en offrant un twist final sympas.
Silent Hill Downpour, lui, galère un peu plus.
Maintenant, étant donné que je suis loin d'avoir fait le tour du jeu dans son ensemble, j'admets avoir sûrement encore beaucoup de choses à apprendre de Downpour ; et j'admets pouvoir être surpris par la suite.
Le problème, c'est que je n'aurai pas forcément envie de me replonger dans l'aventure tant elle est plate d'un point de vue ludique et émotionnel, malgré une très bonne ambiance.
En fait, toutes les bonnes idées, tous les passages intéressants ont été concentrés sur les quêtes annexes. L'aventure principale, elle, est relativement plate.
La progression ne propose quasiment aucun moment fort, la ville et les personnages rencontrés ne mettent jamais mal à l'aise, le bestiaire est rachitique, et, cerise sur le gâteau, les combats sont encore plus chiants que dans Homecoming.
Ca ne vaut pas dire que je me suis fait chier tout le long de l'aventure (quelques points-de-vue et quelques énigmes sont bien sympas). Mais ça veut dire que je ressorts du jeu en ayant pas ressenti grande chose. Même Homecoming et Origins, pourtant simplistes, m'ont plus marqué.

Bilan : Pas un mauvais titre, mais pas un Silent Hill que je referai avec grand plaisir.

05/02/2012

Test : Shadow of the Damned

screen shadow of the damned.jpg

Support(s) testé(s) : PS3

Synopsis : La bien aimée de Garcia se fait enlever par le roi des démons. Garcia plonge dans les enfers et part à la recherche de sa douce.

Description : Shadow of the Damned est un Action-Survival Horror. La vue est de dos, caméra sur l’épaule, à la manière de Resident Evil 4. On prendra les commandes de Garcia Hotspur.
Le titre invitera à parcourir les rues et les alentours de ce qui ressemble à une ville maudite en Amérique du sud. Il s’agit en fait des enfers. Les lieux parcourus seront souvent confinés et linéaires.
L’action est omniprésente, encore plus que dans Resident Evil 4. Souvent, il faudra débarrasser tous les monstres d’une zone pour ouvrir une porte et pouvoir progresser, presque comme dans un Beat-Them-All.
Bon nombre d’énigmes contextuelles viendront également agrémenter l’épopée.
A noter qu’il sera possible d’upgrader les armes de Garcia, tout comme dans Resident Evil 4.
Visuellement, on est dans un style un peu spécial, avec des environnements très sombres parsemés des couleurs vives.
Au niveau de l’OST, on a droit à des thèmes étranges, parfois doux, parfois rock. Certains sons sont repris de la saga Silent Hill. Pas étonnant puisque c’est Akira Yamaoka (Silent Hill) qui est responsable de la bande son.
Le ton de narration est décalé, et vire parfois vers le grand guignol, le vulgaire et le cochon (d’ailleurs, certains passages sont assez hots). Un peu comme dans un film d’horreur B. Le titre m’a d’ailleurs fait penser aux films Planète Terreur et Dellamore Della Morte par moments.

Avis : Shadow of  the Damned est moins riche, moins immersif et moins abouti que Resident Evil 4. Plus répétitif au niveau des décors, et surtout des couleurs, plus linéaire.
Mais le titre a une forte identité, et est vraiment fun, notamment grâce au gameplay efficace et à la difficulté correctement dosée en mode normal.
En outre, on aura droit à pas mal de bonnes idées au niveau des situations rencontrées, des énigmes contextuelles.
Les boss sont d’ailleurs réussis, car ils inviteront souvent à réfléchir à la bonne technique pour les vaincre. Et le titre réserve quelques très bonnes surprises, rafraîchissantes…et même des « bonnasses » surprises !
En tous cas, moi, même si je n’ai pas pris la même claque qu’avec Resident Evil 4, j’ai été séduit, embarqué, et  je n’ai pas lâché le paddle du début à la fin. Le jeu monte bien en puissance au fur et à mesure de la progression.
Shadow of the Damned me parait donc un titre solide, original, et tout indiqué pour les fans d’Action-Survival en manque.

Verdict : Shadow of the Damned m’a tenu en haleine. Le jeu est un peu répétitif par moment, et clairement moins riche et moins immersif que Resident Evil 4, mais reste fun et bourré de bonnes idées et de surprises. Un très bon cru qui se dévoilera au fil de l’aventure.

01/11/2011

Test : Fragile Dreams : Farewell Ruins of the Moon

fragile dreams screen.jpg

Support(s) testé(s) : Wii

Synopsis : L’histoire prend place dans un futur proche, à priori au japon, dans un univers post apocalyptique où l’humanité a quasiment totalement disparu.
Seto, un garçon de 15 ans, se retrouve totalement seul à la mort de son grand-père. Il va alors partir visiter le monde à la recherche d’autres survivants.

Description : Fragile Dreams est un Survival Horror incluant des mécanismes d’Action-RPG. Le jeu est entièrement en 3D et nous invitera à incarner un jeune garçon du nom de Seto, avec une vue à la 3ème personne.
La progression se fera en grande partie dans des environnements clos, souterrains, souvent légèrement labyrinthiques, et toujours dans des lieux vidés de toute présence humaine. On passera ainsi un bon bout de temps dans des égouts, grottes et autres couloirs de métro désaffectés, mais également un peu à l’extérieur.
Les endroits traversés seront généralement sombres, mais Seto disposera d’une lampe torche pour éclairer son passage. La lampe torche sera dirigée à la Wiimote en la pointant sur l’écran du téléviseur.
Le jeune homme rencontrera, bien sûr, bon nombre d’ennemis, sous la forme de fantômes le plus souvent, mais pas que.
Pour se défendre, notre petit héros pourra utiliser des armes, allant du ridicule morceau de bois au marteau surpuissant, en passant par l’arbalète. A noter que les armes auront une durée de vie extrêmement limitée, et qu’il faudra donc souvent en changer.
Seto pourra aussi se soigner avec des artefacts trouvés en chemin.
D’ailleurs, tous les objets ramassés pourront être stockés dans l’inventaire du garçon, mais également dans une espèce de malle accessible uniquement aux points d’enregistrement, un peu comme dans Resident Evil.
A noter que Seto gagnera des points d’expérience en tuant ses ennemis, et pourra ainsi faire progresser ses statistiques (attaque, barre de vie…) comme dans les RPG. Mais la comparaison avec les jeux-de-rôle s’arrête là, étant donné que Fragile Dreams n’a quasiment aucun autre point commun avec ce genre vidoludique : pas de villages, pas vraiment de PNJ, pas de liberté dans la progression…
…Quoique…si on voulait entrer dans les clichés du JRPG, on pourrait noter une ressemblance entre Fragile Dreams et bon nombre de JDR japs : le style graphique typé manga, ce qui est d’ailleurs tout à fait original pour un Survival Horror.
Pour finir, au niveau de l’ambiance, on est un peu entre Silent Hill et Project Zero, sans atteindre le même degré d’oppression, notamment du fait du style graphique beaucoup plus léger. Le ton général de la narration est, lui, plutôt poétique, intimiste et dépressif.

Avis : En tant que Survival Horror, Fragile Dreams se démarque par son originalité, mais est loin d’apporter les sensations d’oppression qu’on attend de ce type de jeu.
D’un côté, je ne pense pas que le but 1er de Fragile Dreams soit de foutre la pétoche, mais plutôt de montrer les pérégrinations d’un jeune homme solitaire dans un monde déshumanisé. A ce titre, l’aventure joue plutôt sur les volets de l’empathie et du lyrisme, pour mettre un peu de poésie et d’espoir dans un monde post-apocalyptique. Mais même en considérant cet aspect, Fragile Dreams ne m’a pas non plus chamboulé ; touché certes, mais pas chamboulé.
Le périple manque quand même d’un petit quelque chose pour véritablement embarquer le joueur. Cette lacune vient peut être du scénario pas assez développé et pas toujours bien mis en scène -même si le fond de l’histoire est original- ; ou peut-être est-ce simplement la relative monotonie du voyage par moment, avec des décors intérieurs qui se répètent un peu trop. C’est d’autant plus dommage que certains panoramas extérieurs sont absolument splendides et donnent vraiment du cachet au jeu.
Autre petit point noir : l’inventaire est trop petit. Même si la sacoche de Seto pourra s’agrandir au cours de l’aventure, le nombre d’objets à ramasser sera bien trop important pour tous les porter. D’autant plus que le système de durée de vie limitée pour l’armement incitera, par prudence, à trimballer au moins 2 armes sur soi, qui prendront évidemment beaucoup de place. Ainsi, il sera nécessaire de faire multiples allers-retours vers les points de sauvegarde pour ranger son bazar dans une malle.
Malgré tout, Fragile Dreams reste un jeu relativement prenant. Le récit, plein de mystères, tient quand même en haleine, et l’ambiance générale dans le lieux clos demeure, mine  de rien, suffisamment inquiétante, intrigante, pour immerger le joueur et le pousser à l’exploration.

Verdict : Mélange de Survival Horror et d’Action-RPG JAP, Fragile Dreams est assez original par son concept. En outre, sa poésie, son style graphique et certains de ses mécanismes de jeu peu communs méritent le détour. Malheureusement, l’aventure manque un peu de contenu et de variété pour véritablement bouleverser et ne jamais lasser, malgré un univers qui pousse à avancer, à explorer. Un jeu très agréable donc mais pas aussi mémorable qu'il aurait pu être.