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25/10/2011

Test : Dead Rising : Chop Till You Drop

Dead Rising, Zombie

Support(s) testé(s) : Wii

Synopsis : Franck West, journaliste, décide de faire un reportage dans une ville infestée de zombies. Il choisit de passer 3 jours en immersion dans le centre commercial de la bourgade.

Description : Dead Rising : Chop Till You Drop est un Action-Survival-Horror qui invitera à prendre les commandes de Franck West, un reporter trentenaire au look de vieux routard. La vue est à la 3ème personne, caméra de dos, sur l’épaule, à la manière de Resident Evil 4. Le titre est un remake de Dead Rising sorti initialement sur Xbox360. N’ayant pas touché à Dead Rising version 360, je ne pourrai pas faire le lien avec ce remake Wii.
L’action se déroule dans une grande galerie marchande, aux Etats-Unis, qui se trouve petit à petit envahie par des mort-vivants agressifs qu’il faudra massacrer. Le soft fait d’ailleurs très fortement penser au film Zombie de G. Romero. Disons le même carrément, Dead Rising : Chop Till You Drop est une adaptation hors-licence du film, car le soft reprend quasiment tout de son homologue cinématographique : environnements, scénario…
Dead Rising propose aussi quelques clins d’œil à des films d’horreur B, comme Brain Dead, avec le fait, par exemple, que l’on pourra s’emparer d’une tondeuse à gazon pour tailler en pièces les zombies.
Au niveau armement, justement, on aura droit a tout un arsenal d’armes à feu mais également à des armes blanches, trouvées ici et là, et à d’autres objets diverses et variés (ballons, parasols…). Tout comme dans Silent Hill Origins, les armes (hors armes à feu) auront une durée de vie limitée.
La progression générale se fait en réalisant des petites missions ; missions ayant principalement pour but de délivrer des civils de la menace zombie. Le titre s’oriente très significativement vers le Beat-Them-All, avec une approche encore plus Arcade que Resident Evil 4. Un système de scoring existe d’ailleurs.
Dead Rising prend également des RPG, en proposant des mécanismes d’évolution des attributs de l’avatar via un gain de points d’expérience.

Avis : L’idée de reprendre le film Zombie de G. Romero en jeu vidéo est bonne, mais le résultat final n’est pas vraiment excellent. Le gros problème de Dead Rising : Chop Till You Drop vient de la répétitivité de la progression. Quasiment du début à la fin on fera encore et toujours la même chose : aller chercher un survivant en shootant du mort-vivant au passage, puis ramener le survivant dans une zone « safe » du centre commercial.
Le principe peut-être défoulant le temps de quelques parties, mais lasse une fois qu’on a fait le tour du centre commercial. En outre, le level design n’a rien de génial, ou, au moins, est mal exploité ; et l’OST compte trop peu de pistes.
Même si l’on considère Dead Rising uniquement  comme un Beat Them All où le but est de scorer, on reste loin du plaisir procuré par The Mercenaries dans Resident Evil 4.
Un jeu éventuellement à voir si trouvé en occaz à 10 €, pas plus.

Verdict : Loin d’être une bouse, et assez prenant sur le court terme, Dead Rising est cependant assez chiant sur le long terme, car les actions à réaliser se répètent quasiment du début à la fin, si l’on met de côté 1 ou 2 passages originaux.

 

22/05/2011

Test : Cursed Mountain

Cursed Mountain

Support(s) testé(s) : Wii

Synopsis : Eric Simmons part à la recherche de son frère disparu, Frank. Frank n’est pas revenu d’une excursion sur le Mont Chomolonzo au sein de la chaîne de l’Himalaya. Eric s’apprête donc à gravir la montagne à son tour.

Description : Cursed Mountain est un Survival Horror en 3D qui propose de prendre les commandes d’Eric Simmons. A noter que la vue est à la 3ème personne, souvent de dos, caméra sur l’épaule.
L’action prend place sur le Mont Chomolonzo en Himalaya. On emmènera donc Mr. Simmons se balader en haute montagne, en alternant les phases de villages bouddhistes et les sessions de marche dans la rocaille et dans la neige.
Sur son chemin, Eric rencontrera bon nombre de fantômes qu’il pourra terrasser grâce à son piolet enchanté.
A ce titre, le système de combat est relativement original puisqu’il invitera le joueur à lancer des salves de lumière sur les revenants avec le piolet magique, et à leur porter un coup de grâce en effectuant quelques mouvements de Wiimote et de Nunchuck lors de QTE.
Le principe de régénération est, lui aussi, atypique. En effet, Eric disposera de bâtons d’encens pour remplir sa barre de vitalité, qui ne pourront être utilisés que devant des autels spécifiques. En clair : on ne pourra pas se ressourcer n’importe où.
Cursed Mountain se démarque aussi des Survival traditionnels dans le fait qu’on ne disposera d’aucune carte pour se repérer. D’un côté, la progression est relativement linéaire et rares sont les phases où il est possible de se perdre.
Dernière singularité du titre : l’inventaire « passif ». Concrètement, ceci signifie que l’inventaire ne servira qu’à présenter les quelques artefacts et autres notes récoltés durant l’aventure, mais qu’il ne permettra pas de sélectionner un objet pour l’utiliser. Le joueur pourra néanmoins choisir l’arme qu’Eric portera à la main.
Il y aurait 2 ou 3 informations supplémentaires à rapporter à propos du système de jeu, mais je vais en rester là.
Passons plutôt à la description de l’univers et de l’ambiance. Comme je l’ai souligné plus haut, l’aventure se déroulera exclusivement en montagne. En dehors des fantômes et de quelques très très rares PNJ rencontrés dans les villages abandonnés, Eric ne croisera quasiment personne durant son excursion. Le sentiment de solitude sera donc plus que jamais de mise ; d’autant plus qu’on ne verra ni animaux, à part quelques pseudos choucas, ni verdure.
L’OST retranscrit d’ailleurs cette solitude en ne proposant quasiment pas de pistes musicales. Par contre, on aura droit à des sons récurrents comme celui du vent, ou à des échos se perdant dans la montagne.
L’intrigue présentera de nombreux thèmes provenant des mythes bouddhistes.

Avis : Cursed Mountain est typiquement le genre de jeu dont j’aime parler. Tout comme Rule of Rose, Silent Hill : Shattered Memories et Silent Hill Homecoming, le titre s’est fait démonter par la Presse française, principalement à cause de faiblesses au niveau du gameplay, du système de jeu et de la technique, alors que Cursed Moutain propose une aventure suffisamment happante et marquante pour qu’on n’ait jamais envie de décrocher une fois le paddle en main.
Et je crois que j’ai tout dit dans cette phrase. Oui la maniabilité de Cursed Mountain est un peu lourdingue, oui techniquement c’est du niveau de la Playstation 2, oui les mécanismes de jeu apparaissent comme une régression par rapport à un Project Zero ; mais le soin apporté à l’ambiance générale rattrape, à mon sens, toutes ces lacunes.
La sensation d’être en altitude est vraiment saisissante. Moi qui suis un amateur de marche en montagne, je n’avais pas ressenti une telle ivresse des hauteurs, un tel dépaysement depuis Shadow of The Colossus. C’est saisissant.
Et puis c’est beau, malgré les petites faiblesses techniques. Les plans sur les cols de montagnes ou sur les villages sont souvent magnifiques.
Bon, il est vrai que le jeu manque de contenu au niveau des énigmes et est plutôt linéaire. A ce titre, les amateurs de Resident Evil ne seront pas forcément comblés avec Cursed Mountain. Il faut être quand même relativement ouvert pour apprécier le jeu, et être un grand fan de Survival Horror à la base.
Il n’empêche qu’on trouvera pas mal de bonnes petites idées durant l’aventure. Je prendrai comme exemple les passages où il faut allumer des encens pour que la fumée dégagée fasse apparaître les formes de fantômes jusque là invisibles.
A noter que certaines parties du jeu, notamment le dernier quart du périple, sont un peu longuettes : peu d’ennemis, peu d’action à réaliser, répétition des décors. Mais c’est justement dans ces moments là que Cursed Mountain excelle ; là où le titre arrive à totalement nous plonger dans des décors naturels emprunts d’ambiance mystique.
Le seul véritable défaut du jeu, à mon sens, se situe au niveau du système de régénération ; et plus particulièrement lors des combats contre les boss. En effet, il sera quasiment impossible de se soigner lors de ces fights pour la simple et bonne raison que se ressourcer entraînera une petite scène cinématique durant laquelle n’importe quel monstre pourra attaquer Eric.

Bilan : Cursed Mountain est un Survival Horror plein de petites lacunes qui n’apporte rien d’exceptionnel au genre. Il n’empêche que le jeu m’a embarqué de bout en bout, au point que j’ai eu vraiment du mal à lâcher les manettes. L’ambiance exceptionnelle et le dépaysement apporté par les environnements en montagne rattrapent, à mon sens, les faiblesses du titre.

 

29/01/2011

Test : Dino Crisis 2

DC2.jpg

Support(s) testé(s) : Playstation

Synopsis : L’histoire commence 1 an après l’incident de la Tri-Energie du 1er Dino Crisis. Le gouvernement a repris les expériences du Dr. Kirk, et ce qui devait arriver arriva : un autre incident a lieu. Cette fois, ce ne sont pas les dinos qui viendront envahir le monde des humains, mais les humains qui seront téléportés dans un monde peuplé de dinos.

Description : Dino Crisis 2 est un Action-Survival-Horror qui présente des décors en 3D précalculée et des personnages en 3D réelle.
L’aventure proposera d’incarner alternativement Dylan, un militaire bodybuildé, et Regina, l’héroïne bien proportionnée du 1er Dino Crisis.
On fera évoluer nos 2 compères sur une île tropicale abritant un laboratoire de recherche désaffecté, et envahie par des dinosaures agressifs.
Pour se défendre contre les reptiles, Dylan et Regina disposeront d’un véritable arsenal de guerre (pistolet, fusil, lance-roquettes…), qui s’étoffera au fil de la progression.
A noter que Dino Crisis 2 est beaucoup plus tourné vers l’action que son prédécesseur. Ainsi, même si on retrouvera certains des mécanismes des Survival classiques avec, entre autres, des clés et cartes à récupérer pour déverrouiller des portes et autres grilles, on sera surtout sollicité pour vider ses chargeurs sur des Vélociraptors à la chaîne et du T-Rex.
D’ailleurs, il sera possible de faire des combos en enchaînant les monstres pour gagner un maximum de points, exactement comme dans le mode The Mercenaries de Resident Evil 4.
Ces points pourront être ensuite dépensés comme de l’argent, dans des magasins représentés par des bornes, pour acheter de nouvelles armes, des munitions et des artefacts de soin.
Au  niveau de l’ambiance, DC2 reprend exactement le même univers et le même ton de narration que dans Dino Crisis 1er du nom : il faut imaginer une sorte de mix entre les films Alien et Jurassic-Park.
La durée de vie du titre est relativement courte : il suffira de 5 ou 6 heures pour clore l’aventure.

Avis : J’ai longtemps considéré, à tort, que Resident Evil 4 était un pur produit original. Mais en réalité, avec Dino Crisis 2, Capcom avait déjà mis en place les bases qui allaient servir de modèle au renouvellement de sa saga fétiche, Resident Evil.
En effet, tout le système de jeu de RE4, hors mode de vue caméra sur l’épaule,  se trouvait déjà dans Dino Crisis 2.
Et autant dire que Resident Evil 4 n’a pas hérité d’une bouse. Dino Crisis 2 est le genre de projet risqué qui aurait pu accoucher d’un navet, mais qui a, heureusement, été mené de main de maître.
Le 1er point qui m’a emballé dans DC2, fut de retrouver l’ambiance du 1er opus, avec, entre autre, une bande son presque digne de Resident Evil, et des décors de toute beauté, tantôt de jungle, tantôt de structures abandonnées donnant parfois un ton post-apocalyptique au titre.
Ensuite, j’ai adoré le système de jeu avec le principe des combos qui donne un plaisir instantané et continu à la manière du mode Mercenaries de Resident Evil 4. Et puis, on prend encore plus son pied quand on sait qu’enchaîner les monstres revient presque à faire de l’XP, puisqu’on pourra se servir des points glanés pour acheter des pièces d’équipement de défense ou d’attaque. Certes, le surplus d’action aurait pu nuire à l’immersion, mais ce n’est pas la cas, grâce à un univers inspiré.
Et puis, le plus impressionnant avec Dino Crisis 2, c’est sa capacité à faire varié, plus varié que Dino Crisis 1, avec un système de jeu qui laissait pourtant présager une certaine répétitivité. Comme l’aventure est courte, on traversera finalement peu d’environnements, mais chacun d’entres eux aura sa patte, son style, et même parfois…son propre gameplay, avec des phases aussi surprenantes qu’intelligentes.

Verdict : Dino Crisis 2 est une épopée courte, mais terriblement accrocheuse et vraiment force de propositions, faite aussi bien pour les fans de Survival-Horror que pour les autres. L’un des meilleurs jeux de la Playstation à mon sens.