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23/10/2010

Test : Silent Hill Origins

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Support(s) testé(s) : PS2

Synopsis : Travis est routier. Alors qu’il roule, de nuit, avec son camion aux abords de la ville de Silent Hill, une petite fille traverse la route devant lui, obligeant notre trentenaire à freiner net. Travis descend de son engin. La jeune fille s’enfuit. Le routier va la suivre jusqu’à une maison en flamme où il fera une macabre découverte.

Description : Silent Hill Origins est un Survival Horror entièrement en 3D dans lequel on dirigera Travis (voir synopsis). Comme son nom l’indique, Silent Hill Origins est une préquelle à la saga Silent Hill ; le scénario commence un peu avant les évènements de 1er opus de la série.
L’aventure se déroulera essentiellement dans la ville embrumée de Silent Hill, bien connue des aficionados de la saga. On retrouvera, d’ailleurs, certains des bâtiments déjà vus dans les précédents opus, comme l’hôpital avec ses infirmières aux airs de zombies qui viendront chercher des noises. L’ambiance générale est, bien sûr, pesante.
Le jeu alternera entre des phases d’exploration/investigation/énigmes, et des phases de combats. A noter que Silent Hill Origins est quand même légèrement plus axé sur les bastons que les précédents épisodes. Il arrivera, souvent, que l‘on se retrouve dans d’étroits couloirs avec une multitude d’ennemis difficile à éviter : il faudra donc se battre.
Heureusement, le système de combat a été légèrement revu de manière à aider le joueur à se sortir des nombreux affrontements. Ainsi, en guise de nouveauté, on aura droit à quelques phases de QTE durant les bagarres, qui permettront, si elles sont réussies, de se débarrasser un moment des assaillants. En outre, durant l’aventure on trouvera des dizaines d’armes différentes : marteau, scalpel, arme à feu, et mêmes des postes de télévision (!) à lancer sur les ennemis. Mais, si, quantitativement, l’arsenal du héros est plus fourni que dans Silent Hill 1, 2, 3 ou 4, la qualité de l’équipement, elle, laisse à désirer. En effet, au fil des combats les armes perdront de leur solidité jusqu’à devenir inutilisables. Il faudra, donc, plus que jamais gérer ses biens.
Autre spécificité de Silent Hill Origins, mais qui ne concerne pas les combats, c’est l’existence de miroirs spéciaux permettant de voyager entre 2 mondes parallèles. Ces miroirs pourront être empruntés sans limites, pour passer d’un monde à l’autre. Evidemment, tout ça sera prétexte à des casse-tête basés sur des principes rappelant fortement un certain The legend of Zelda : A link to the past.
Au niveau technique, le titre est un peu faiblard face à la plupart des opus précédents ; mais ça s’explique par le fait que le jeu a d’abord été développé pour la PSP avant d’être porté sur PS2. En prenant cet élément en compte, la qualité graphique de Silent Hill Origins est très honnête.
Pour finir,  un mot sur la difficulté : même si le titre n’est pas très long ni très compliqué, certains passages et boss sont quand même assez ardus.

Avis : Silent Hill Origins est, finalement, un Silent Hill ultra classique. Les quelques nouveautés de cet opus ne pèsent pas assez pour véritablement différencier le titre des précédents épisodes. Silent Hill Origins est même un peu moins impressionnant que la plupart de ses prédécesseurs sur de nombreux points : durée de vie, graphismes, idées, variété, contenu…
Et puis, il y a aussi le système de gestion de l’arsenal qui pèche. Le fait de devoir continuellement changer d’arme et en trouver de nouvelles n’a que peu d’intérêt et est plus contraignant qu’autre chose.
Malgré tout, j’ai bien apprécié ce jeu ; pas comme Silent Hill 1, 2 ou 3, mais comme un bon petit Survival Horror que l’on fait bien au chaud chez soi un week-end d’automne. En effet, Silent Hill Origins propose juste ce qu’il faut pour plaire à tout fan de Survival : une ambiance assez oppressante, parfois quand même un poil chaleureuse, des passages flippants, une bonne dose de stress, et une aventure qui donne toujours envie d’avancer.
Le coup des voyages entre les 2 mondes parallèles avec les miroirs est très bateau, peu original, mais ça fonctionne.
En outre, certains ennemis vers la fin de l’aventure mettent bien la pression, et c’est assez jouissif. A noter que quelques lieux sont bien sympathiques.
Au final, on a là un Silent Hill qui ne révolutionne pas la saga, mais un Silent Hill qu’on a plaisir à faire, un peu comme pour Homecoming.

Verdict : Silent Hill Origins ne révolutionne pas le genre, mais il donne les sensations qu’on attend d’un Survival Horror. C’est classique mais bon.

03/10/2010

Test : Project Zero

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Support(s) testé(s) : PS2

Synopsis : La jeune Miku est à la recherche de son frère, Mafuyu, disparu mystérieusement en enquêtant sur un vieux manoir abandonné.

Description : Project Zero est un Survival Horror entièrement en 3D, dans lequel on dirigera Miku, la jeune fille à la recherche de son frère. L’aventure se déroulera dans un manoir avec quelques passages en extérieurs, un peu comme dans Resident Evil 1er du nom.
L’originalité du titre, par rapport à d’autres Survival Horror, vient du fait que l’on combattra des fantômes durant l’aventure et non des zombies ou autres monstres. Pour vaincre les spectres, on n’utilisera ni couteau, ni barre de fer, ni arme à feu, mais un appareil photo ! Cet appareil a le pouvoir d’aspirer la puissance des fantômes. A noter que tout le jeu se fait à la 3ème personne, dans des environnements dont le point de vue est figé ; mais dès que l’on dégaine l’appareil photo, on passe en vue subjective.
Les différents fantômes rencontrés apparaîtront tantôt de manière scriptée, tantôt aléatoirement. En détruisant ces derniers, on gagnera de l’expérience qui servira à améliorer l’appareil photo selon différents critères (puissance, vitesse…).
L’univers est également assez original pour un Survival Horror, puisqu’on évoluera dans des environnements typiquement japonais, avec des portes et paravents en papiers dans le manoir, et des bambouseraies en extérieur. L’ambiance se rapproche de celle des films The Ring ou The Grudge, surtout avec les fantômes androgynes aux longs cheveux noirs.
En dehors de ça, Project Zero reprend tous les mécanismes classiques des Survival Horror. Au menu on aura : de l’exploration, des phases d’investigation, quelques énigmes, quelques combats rares mais stressants, et, surtout, l’obligation de gérer ses objets de soins et ses pellicules photos…faute de quoi on pourra vite se trouver embarrassé. A noter que l’aventure est plutôt difficile quand on ne maîtrise pas bien le système de jeu en général et l’utilisation de l’appareil photo. Une fois qu’on a saisi tous les mécanismes, le titre devient largement abordable.
Au final, je dirai que Project Zero est un Resident Evil like dans un emballage de Silent Hill. Le titre a toutes les apparences d’un Survival Horror Psychologique mais, en réalité, on est dans un Survival plutôt classique au niveau de la progression.

Avis : Project Zero ne m’a pas marqué comme l’a fait Silent Hill, ni embarqué comme Resident Evil Rebirth, mais il a quand même réussi à me happer sans que je puisse m’arrêter tant la progression est passionnante. C’est d’autant plus louable que le jeu est peu dense en matière de décors et d’évènements majeurs, et assez répétitif à tous les niveaux, que ce soit en ce qui concerne les environnements ou les différentes situations rencontrées. Même techniquement c’est un peu faiblard.
Mais voilà, l’ambiance est prenante, tantôt pesante, tantôt chaleureuse, si bien qu’on a toujours envie d’avancer ! Et puis…Project Zero fait très peur, surtout durant des 1ères heures de jeu ! Non seulement il arrive régulièrement que l’on sursaute en voyant un fantôme apparaître, ou tout simplement en sentant les vibrations de la manette annonçant la venue d’un revenant, mais en plus les chimères sont terrifiantes et mettent mal à l’aise.
Le côté aléatoire des attaques est stressant, mais les apparitions sont beaucoup mieux gérées que dans Haunting Ground par exemple, notamment parce qu’elles sont mieux distillées et moins prises de tête.
Project Zero est donc une réussite. Le titre trône au dessus de pas mal de Survival Horror. Mais, comme je l’ai annoncé quelques lignes plus haut, il n’atteint pas le niveau des meilleurs Silent Hill ou Resident Evil. Le jeu aurait mérité une finition plus aboutie en ce qui concerne le gameplay notamment, qui posera parfois soucis lors de certains combats, et en ce qui concerne la gestion des objets de soin, un poil en sous nombre, même si ça reste convenable. Et puis, un univers plus grand et un peu plus de variété dans les décors n’auraient pas été de trop.
Enfin, Project Zero aurait eu un peu plus de personnalité si la bande son avait proposé plus de pistes musicales, même si l’ambiance sonore est déjà top.

Verdict : Project Zero fout vraiment les chocottes, et c’est ce qu’on demande à un Survival Horror. En outre, l’aventure est suffisamment passionnante pour que l’on reste scotché du début à la fin sans pouvoir décoller. Néanmoins, le titre reste un cran en dessous des meilleurs du genre car il manque un peu de contenu.

 

22/04/2010

Test : Resident Evil (Rebirth)

resident evil,jill valentine,chris redfield

Support(s) testés(s) : NGC

Synopsis : Les évènements prennent place en 1998 dans la petite ville de Racoon City. D’étranges disparitions autour de la bourgade ont poussé les forces d’interventions spéciales S.T.A.R.S. à ouvrir une enquête. Cette enquête les a menés dans les collines boisées d’Arklay, non loin de Racoon City. Une 1ère équipe, l’équipe Bravo, est dépêchée sur les lieux par hélicoptère. Malheureusement, l’engin se crashe. Une seconde équipe, nommée Alpha, est alors envoyée en quête d’éventuels survivants. Mais, dès leur atterrissage, les S.T.A.R.S se font attaquer par des bêtes sauvages sorties des bois. Quelques membres de l’équipe parviennent à se réfugier dans un manoir lugubre à proximité. Parmi ces membres, il y a un certain Chris Redfield et une Jill Valentine.

Description : Resident Evil version NGC, appelé aussi non officiellement Resident Evil Rebirth, est tout simplement le remake de Resident Evil 1er du nom sorti sur Playstation quelques années auparavant.
Le jeu propose la même trame que son prédécesseur. Le manoir, où se déroulent les évènements, est sensiblement le même que dans Resident Evil version PS. On relèvera quand même pas mal de différences au niveau de l’agencement des pièces, du nombre de salles visitables, et du contenu de certains endroits ; différences « évidemment » en faveurs de la version NGC.
En dehors de ça, c’est bien sûr les graphismes qui ont été revus. Et là, il y a un sacré changement. On retrouve le principe des décors en 3D précaculée et des personnages en 3D réelle, mais techniquement c’est beaucoup plus abouti que dans la version PS. C’est bien simple, Resident Evil Rebirth me semble être le plus beau jeu sur Game Cube, avec peut être Resident Evil Zero. Les environnements sont très détaillés, très réalistes et on a droit a beaucoup de jeux de lumière (éclairages) de toute beauté. Je trouve même que, graphiquement, la qualité du ingame tend vers celle des cinématiques.
A noter que l’ambiance générale est un mixe entre celle des films de G.Romero et d’A.Hitchcock. Il y a même quelques références à d’autres films, comme Les Dents de la Mer, mais n’en disons pas trop.
Au niveau des personnages jouables, on aura le choix entre Chris Redfield et Jill Valentine. Suivant l’avatar sélectionné, la difficulté du jeu ne sera pas la même. Ainsi, si je ne dis pas de bêtises, il est préférable de choisir Jill si on est débutant.
Rappelons les grands principes du jeu : il faudra explorer le manoir, investiguer chaque pièce, résoudre des énigmes, récolter un maximum d’objets ici et là, comme des clés qui serviront à ouvrir des portes pour progresser, ou des armes et munitions qui serviront à tuer quelques uns des zombies et autres araignées géantes qui circulent. En cas de blessure, on pourra se soigner avec des herbes vertes et des sprays de soin. A ce titre, il faut noter que la gestion de l’inventaire prend une place assez importante dans l’intérêt du jeu, car on ne dispose (a priori) pas de suffisamment d’artefacts de soin et d’armes pour terrasser toute la faune locale. D’ailleurs, l’intérêt du jeu ne se situe pas vraiment au niveau des combats, les ennemis étant surtout là pour donner au joueur un sentiment d’insécurité.
A noter que l’on pourra sauvegarder la partie en utilisant des rubans encreurs sur des machines à écrire. Le nombres de sauvegardes durant l’aventure est limité car les rubans encreurs ne sont pas infinis. Il faudra donc même gérer ses enregistrements.

Avis : Il n’y a pas grand-chose à dire sur Resident Evil Rebirth, si ce n’est que le jeu est tout simplement LE MEILLEUR Survival Horror classique à ma connaissance, et l’une de mes meilleures expériences vidéoludiques. Il a toutes les qualités de Resident Evil 1er du nom, avec la technique en plus ; une technique qui reste d‘actualité malgré les 8 ans qui nous séparent de sa sortie. Comme je l’ai dit plus haut, ce Resident Evil est sûrement le plus beau jeu sur Game Cube. Je vais même m’avancer encore plus en disant que c’est peut être le plus beau jeu de la génération de consoles 128 bits. Evidemment, comme tous les décors sont en précalculée, bah ça aide !
En outre, malgré une aire de jeu relativement réduite (un manoir et ses alentours), l’aventure est variée. Chaque lieu visité à son propre level design, chaque salle à sa propre ambiance, ambiance 99% du temps ultra happante, et chaque endroit est à appréhender d’une manière spécifique ; si bien que la relative pauvreté du gameplay ne ressort pas. J’aimerai donner des exemples d’endroits à traverser, mais je ne veux surtout pas spoiler tant le volet exploration est important dans l’intérêt du jeu.
Juste pour mettre l’eau à la bouche, il faut vraiment avoir en tête que le manoir regorge de passages secrets et de salles secrètes en tout genre menant à des lieux parfois improbables, ainsi que d’ennemis monstrueux terrés au plus profond de la bâtisse qui n’attendent qu’une seule chose : l’arrivée du joueur. Et c’est là tout la paradoxe ; paradoxe qui donne toute sa puissance à ce Resident Evil : plus on avance, plus on va vers le danger ! Cette sensation d’aller vers l’horreur plutôt que de s’en éloigner est, dans cet opus, plus présente que dans n’importe quel autre Resident Evil.
En tous cas, on flippe ! On flippe parce que le manoir, avec son ambiance de ouf, met une pression constante, nous rappelant sans cesse qu’il y a peut être sous nos pieds de terrifiants secrets et des monstres sanguinaires. La 1ère fois que j’ai fait Resident Evil Rebirth, je ne pouvais pas y jouer après 22h en étant tout seul. Véridique ! On flippe aussi parce qu’à quelques moments de l’aventure, des zombies ou autres bestioles surgiront des fenêtres pour nous attaquer. Sursauts garantis ! Et même si ces moments sont assez rares, une fois qu’on en a vécu un, on est tellement marqué qu’on a ensuite la trouille de voir apparaître un monstre à chaque détour. Le titre joue d’ailleurs beaucoup sur l’alternance entre les sensations de sécurité et d’insécurité, et c’est jouissif.
Du côté des énigmes, qui représentent au moins 30% de l’intérêt du jeu, c’est bien foutu. Elles sont variées, jamais trop difficiles ni jamais trop faciles. Je ne peux en dire plus.
Un dernier mot pour dire que le gameplay, bien que légèrement archaïque, a été revu depuis RE1 pour qu’il ne pose pas de trop de problèmes.

Verdict : Resident Evil Rebirth est tout simplement le meilleur Survival Horror classique. Aussi flippant que jouissif.