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25/02/2010

Test : Silent Hill Homecoming

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Support(s) testé(s) : PS3

Synopsis : Alex Shepherd est un jeune soldat de 22 ans originaire de Shepherd’s Glen, sa ville natale. Il revient d’une mission et est placé dans un hôpital après avoir été blessé. Mais, sur son lit d’hôpital, il va avoir de curieuses intuitions qui vont lui faire penser que son petit frère est en danger. Alex va alors tenter de retourner dans sa maison familiale à Shepherd’s Glen pour en savoir plus.

Description : Silent Hill Homecoming est un Survival Horror entièrement en 3D. Le jeu reprend les bases artistiques des Silent Hill précédents, avec, notamment, le grain dans l’image et le brouillard qui sont propres à la saga. Au niveau de la progression, on est aussi dans du classique. Le joueur, qui prendra les commandes d’Alex Shepherd, devra faire visiter à son avatar les rues et les bâtiments d’une ville quasi-fantôme. Quelques énigmes, jamais trop difficiles, viendront ralentir la progression. Ce énigmes seront souvent basées sur la recherche d’une clé ou d’un artefact, et parfois présentées sous forme de casse-tête.
Les rues de la ville, ainsi que les salles et couloirs de certains bâtiments, sont squattés par des monstres, aux formes souvent humanoïdes, qu’il faudra combattre. A ce titre, on retrouve certains des ennemis des précédents Silent Hill, comme les infirmières, ou les chiens enragés.
Les combats prennent plus de place que dans les autres opus de la saga. Les monstres ne sont pas plus nombreux que d’habitude mais ils sont un peu plus hargneux. Du coup, il est plus difficile d’éviter les bagarres. Heureusement, le système de combat a été revu. Désormais, on peut locker les ennemis pour leur tourner autour en les frappant. Il est aussi possible d’esquiver les attaques en appuyant sur la touche « rond » de la manette. Ainsi, les fights sont moins aléatoires qu’auparavant, mais demandent, en contrepartie, une implication et une concentration plus forte.
Silent Hill Homecoming prend, comme nous l’avons dit, son inspiration dans les anciens jeux de la saga, mais également dans le film Silent Hill de Christophe Gans et dans d’autres productions cinématographiques comme Hostel. Ces inspirations se retrouvent soit dans des décors, soit dans des ennemis, soit encore dans des situations.
Le scénario en fond reprend un peu les mêmes thèmes que Silent Hill 2, en plus du thème habituel de l’introspection du personnage principal se retrouvant face à ses propres démons. Ce scénario me semble plus lisible, moins complexe que dans les précédents opus. Mais ça vient peut être du fait que je commence à être bien habitué aux Silent Hill. La trame au 1er plan, elle, me fait plutôt penser aux histoires de soldats américains qui perdaient la boule après être revenus du front pendant la guerre du Vietnam.
A noter que Silent Hill Homecoming est plus gore que ces pairs sortis avant.

Avis : Silent Hill Homecoming est un épisode mi-figue mi-raisin. D’un côté, on retrouve, en partie, ce qui a fait la renommée de la saga Silent Hill : une ambiance oppressante grâce à un style graphique unique et à une bande son flippante, un scénario à double lecture, et des personnages intrigants. Personnellement, j’ai même quelques passages coup de cœurs avec, notamment, la 1ère visite de la maison d’Alex, au début de l’aventure. Cette maison n’a rien de particulier, elle n’est pas très grande et les ennemis y sont, à ce moment là, quasiment absents. Mais les pièces et les couloirs dégagent à la fois quelque chose de chaleureux et d’inquiétant, un peu comme dans l’appartement de Silent Hill 4.
Du côté des combats, j’aime le changement opéré dans cet épisode, même si je conçois qu’il ne plaise pas à tout le monde. Il apporte un peu de précision si on arrive à maîtriser le système d’esquives. Si on ne le maîtrise pas, on risque de voir l’écran Game Over apparaître très souvent, mais un système de reboot avec don de vitalité vient contrebalancer la relative difficulté.
D’une manière générale, je crois que ce qu’il faut retenir avec Homecoming c'est que j’ai pris du plaisir en parcourant le jeu, et que j’ai « ressenti des choses ». D’ailleurs, l’aventure monte petit à petit en puissance ce qui m’a toujours donné envie d’avancer.
D’un autre côté, cet épisode est un peu frustrant. Il y a, d’abord, la durée de vie qui pêche. La fin arrive sèchement et trop rapidement. Le final n’a rien d’haletant ni de claquant. D’autant plus que le scénario de fond est « calqué » sur celui de Silent Hill 2. Du coup, la séquence de fin est prévisible. Ensuite, j’ai trouvé que graphiquement c’était un peu léger, surtout pour une PS3. C’est assez beau, mais les environnements manquent souvent de contenu. Enfin, et je crois que c’est l’une des plus grosse lacune du jeu : on ne fuit pas assez ! Les ennemis sont trop peu nombreux pour qu’on soit obligé de les éviter. Ils sont mêmes, souvent, trop agressifs pour qu’on puisse les éviter, comme je l’ai dit avant. Or, il ne faut pas oublier que la « fuite », en plus d’apporter son lot de stress, est, pour ce qu’elle représente, l’un des éléments essentiel dans la saga Silent Hill. C’est, d’ailleurs, l’essence même de cette saga.

Verdict : Avec ce Homecoming, je me suis amusé, et j’ai vraiment ressenti quelque chose. Par contre, il y a trop de lacunes (durée de vie, pas assez de fuites…) pour voir siéger cet épisode aux côtés des opus 1, 2 et 3. Rest néanmoins l'un des meilleurs Survival Horror de la next-gen.

 

10/02/2010

Test : Resident Evil 4

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Support(s) testés(s) : NGC

Synopsis : Leon Scott Kennedy, personnage principal de Resident Evil 2, reprend du service pour aller chercher Ashley Graham, la fille du Président des Etats-Unis d’Amérique. Cette dernière est retenue prisonnière en Europe, et plus précisément en Espagne, par une organisation étrange, « Los Illuminados ».

Description : Resident Evil 4 est un Survival Horror atypique. On peut relever trois grandes différences par rapport aux Resident Evil classiques. D’abord, le jeu est entièrement en 3D réelle, avec, d’ailleurs, des graphismes particulièrement réussis. Ensuite, le joueur n’évolue plus autour d’un lieu défini, mais avance continuellement sur des chemins pré-tracés (dans des environnements assez ouverts quand même). Enfin, le gameplay est revu en étant plus orienté action. La vue est de dos, caméra sur l’épaule. Le jeu est, d’ailleurs, dans sa globalité, plus un jeu d’action qu’un jeu d’investigation. On retrouvera néanmoins quelques énigmes ici et là, mais elles sont généralement très simple à résoudre. En outre, certains éléments de la saga Resident Evil sont conservés, comme les associations de plantes guérisseuses, l’enregistrement via des machines à écrire, et la gestion (moins stricte quand même) des munitions. Les ennemis sont, évidemment, beaucoup plus nombreux qu’auparavant. Le sentiment de peur, propre aux précédents Resident Evil, n’est plus vraiment à l’ordre du jour. Il est remplacé par des sensations de stress constant.

Avis : Resident Evil 4 est presque ma plus grande claque vidéoludique de ces 10 dernières années. Si Resident Evil (1)  définissait à lui seul le style Survival Horror, Resident Evil 4 en définit un autre avec brio, celui d’Action Survival Horror.
Dès les premières minutes de jeu, on est happé grâce à l’ambiance prenante rappelant le film Massacre à la tronçonneuse. Le gameplay est aussi pour beaucoup dans l’immersion. La prise en main est intuitive et très rapide.
Mais la plus grande force de Resident Evil 4 vient surtout des phases de jeu qui sont extrêmement variées, et toutes plus mythiques les unes que les autres. C’est bien simple : on est surpris du début à la fin. Ainsi on passera par des séances de bourrinage, d’infiltration, de protection (d’Ashley notamment), et d’investigation dans des décors qui vont du petit village infesté par des zombies, à la déchetterie d’un laboratoire de recherche, en passant par les remparts d’un château fort…
On peut noter une certaine dose d’humour des développeurs ; humour qui permet de prendre du recul sur un scénario, certes plein de rebondissements, mais digne d’un film d’action nanar. Les plus observateurs reconnaîtront, par exemple, les sosies de Vigo Mortensen et de Britney Spears dans les personnages de Luis et Ashley. Ajoutons, enfin, qu'il est impensable de passer à côté du jeu bonus "The Mercenaries" ; mode bonus aussi jouissif que le mode aventure, et qui justifie, à lui seul, l'achat de Resident Evil 4.
Seul certains joueurs (trop) traditionalistes, déploreront, sans doute, la disparition du mode de progression qui avait fait la gloire des 1ers Resident Evil. Mais sinon, je ne vois rien à redire à cette bombe vidéoludique.

Verdict : L’expérience de jeu proposée dans Resident Evil 4 est complètement jouissive. Chaque phase de jeu est anthologique. Le tout est supporté par une ambiance hyper prenante. Indispensable.

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20/01/2010

Test : Resident Evil Zero

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Support(s) testés(s) : NGC

Synopsis : Tout commence le 23 Juillet 1998, à 20h, soit un jour avant les événements relatés dans Resident Evil 1er du nom. Près de Raccoon City, dans les montagnes boisées d’Arklay, un train de voyageurs circule de nuit. A son bord un prisonnier condamné à mort, Billy Coen, est transporté pour être exécuté. Mais le train s’arrête soudainement : des sangsues monstrueuses s’attaquent aux vitres des wagons. Profitant de l’incident, le prisonnier s’enfuit. Non loin de là dans les collines, un hélicoptère transportant une équipe des STARS (les forces spéciales de police locales) est contraint de se poser. Une fois l’appareil à terre, ses occupants sortent de l’engin et sont attaqués par des formes sortant de la forêt. Un des membres de l’équipe, l’infirmière Rebecca Chambers, parvient à s’enfuir. Elle tombe finalement sur le train à l’arrêt où elle se réfugie.

Description : Resident Evil 0 est un Survival Horror. Les décors sont en 3D précalculée, les personnages en 3D réelle. Les graphismes sont de même qualité que la version Game Cube du 1er Resident Evil, soit Resident Evil Rebirth. Resident Evil 0 reprend les thèmes et les décors de ses prédécesseurs : manoir, égouts, laboratoire… L’ambiance est glauque et les couleurs sombres. La grande différence entre cet épisode et les précédents se situe au niveau du gameplay. En effet, le joueur dirige deux personnages : Rebecca et Billy. Alternativement, il est possible de prendre le contrôle de l’un des deux héros. Les énigmes du jeu se basent, d’ailleurs, essentiellement sur l’entraide entre les deux protagonistes. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ceci ne rend pas le jeu plus difficile que les autres épisodes de la saga Resident Evil…du moins au niveau des énigmes. Certains passages de l’aventure, notamment contre des types d’ennemis bien particuliers, peuvent néanmoins poser problème si on ne connaît pas la méthode pour s’en sortir.
En outre, il me semble qu’il est possible de se retrouver en très mauvaise posture à un endroit précis de l’aventure, si on fait le mauvais choix pour répartir ses personnages, même si il existe toujours une solution pour s’en sortir.

Avis : Resident Evil 0 est visuellement épatant : c’est du Resident Evil Rebirth, et parfois plus encore. Mais, RE 0 a beau être beau, il échoue malheureusement exactement là ou on l‘attendait. D’abord, on peut regretter que le scénario n’apporte pas de révélations autres que celles nécessaires à la stricte progression dans le jeu. C’est vraiment dommage car RE 0 avait quand même, entre autres, la prétention de nous éclairer sur les origines de la saga Resident Evil…si c’est juste pour nous dire que le Virus-T a été créé...c’est un peu léger !  Du coup, ça peut donner l’impression d’un Resident Evil « scénaristiquement » de trop, qui s’impose dans l’histoire de la saga en bénéficiant du background, par essence déjà établi, sans apporter quelque chose de solide en échange.
J’ai également ressenti ça au niveau de l’univers de jeu et de la progression. Bien que graphiquement on est dans ce que Resident Evil a fait de mieux, RE 0 peine un peu à réellement innover au travers de ses environnements, et puise dans ce qui existait déjà. En gros, on se retrouve avec la copie, en moins bien, des décors de RE 1 et de RE 2 (avec même quelques lieux qui apparaissent réellement dans ces épisodes). Ca sent le réchauffé, et en plus (ou conséquence ?), l’univers est beaucoup moins happant que dans les autres opus de la saga.
On peut, ensuite, déplorer que l’aventure ne file pas plus la trouille que ça. Le fait de promener 2 personnages n’y est sûrement pas étranger, car la sensation de peur liée à la solitude disparaît.
Enfin, dernier petit hic : le gameplay basé sur la collaboration entre les 2 protagonistes, qui est, d’ailleurs, au centre du jeu, me semble un tout petit peu lourdingue. Quand on sait, en plus, que le gameplay des Resident Evil n’a, à la base, jamais été réputé pour sa souplesse…

Verdict : Resident Evil 0 est un Resident Evil de seconde zone, car son univers est moins happant que celui des autres épisodes de la saga et que le titre ne brille ni par son scénario, ni pour son originalité.