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19/08/2016

Test : Life is Strange

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Support : PS4

 

Synopsis : Maxine Cauflied est étudiante à l'Université de Blackwell. Elle se découvre un don qui lui permet de revenir dans le passé, principalement sur de courtes périodes. Elle utilisera son don pour enquêter sur la mystérieuse disparition d'une étudiante du campus universitaire.

 

Description : Life is Strange est un jeu d'Aventure en 3D. La vue est à la 3ème personne, principalement de dos. Quelques phases sont également en caméra fixe ou presque, apportant ainsi un style cinématographique au titre.

L'aventure mettra le joueur dans la peau de l'étudiante Maxine Caufield, et se déroulera essentiellement à Arcadia Bay, une petite ville portuaire de l'ouest des Etats-Unis.

L'intrigue est découpée en 5 épisodes.

Les bases du gameplay sont, à 1ère vue, assez classiques pour ce genre de jeu. On promenera Maxine dans des environnements plus ou moins ouverts (salle de classe, restaurant, parc...), pour la faire interagir avec des éléments de décors et discuter avec des personnages.

Là où Life is Strange se démarque des autres jeux du genre, c'est avec la possibilité pour Maxine de revenir légèrement dans le passé quasiment à tout moment, en faisant appel à ses dons psychiques. On pourra ainsi revenir quelques minutes en arrière pour modifier les événements du passé et changer le cours du temps.

L'exemple type, c'est ce petit oiseau qui percute la fenêtre d'une chambre où se trouvera Maxine, et tombe inerte. On pourra éviter cet accident en remontant le temps juste avant que l'animal n'arrive, et en ouvrant la fenêtre. L'oiseau rentrera alors quelques secondes plus tard dans la chambre au lieu de s’assommer contre la vitre.

Les capacités psychiques de Maxine serviront à progresser dans l’histoire, qui tournera principalement autour de la mystérieuse disparition de l'étudiante Rachel.

A noter que Maxine, dispose également d'un appareil photo qu'elle pourra utiliser à des moments très précis du jeu. Ceci servira de base à une quête annexe, où il faudra compléter un album photo avec des clichés de lieux particuliers d'Arcadia Bay.

Visuellement on est entre réalisme et cell-shading. Les couleurs sont pales. Le tout donne parfois un petit style de peinture impressionniste.

L'ambiance générale me fait un peu penser au film Virgin Suicide. C'est raconté en grande partie comme un teenager-movie, mais un teenager-movie dérangeant. Les principaux protagonistes du récit sont des adolescentes, le ton est sucré, planant, mais il vire souvent sur de l'étrange, et les thèmes abordés peuvent être assez durs. 

 

Avis : Franchement, j'ai eu du mal. Globalement j'ai trouvé Life is Strange vraiment chiant.

Certes, l'ambiance est travaillée. Les bonnes idées sont nombreuses, avec les retours dans le temps notamment. Le scénario est plutôt bien conçu même si il reprend quelques éléments déjà-vu dans d'autres jeux-vidéos ou au cinéma.

Mais la progression durant les 3 premiers épisodes (sur 5) est insupportable de par sa lenteur et sa mollesse. J'ai faillit arrêter en cours de route. Après ça va mieux, mais le scénario n'est pas assez exceptionnel non plus pour justifier que 70% de l'aventure soit lourde à ce point. C'est simple, durant les 3 premiers épisodes de l'histoire, il ne se passe rien.

En fait, ces 3 épisodes servent surtout de mise en place de l'histoire et du gameplay. Mais 1 seul épisode de ce style aurait suffit. Car d'un point de vue scénaristique, une grosse partie du back-ground est communiqué dès le 1er épisode. Sur les suivants, on est noyés d'informations qui sont soit des redites, soit des éléments trop peu intéressants pour les mettre en avant à ce point.

Côté gameplay, on sera invité à tester et re-tester le système de retour dans le temps sur des d'événements qui ont peu d'importance dans le le scénario principal. En gros, on est dans un tutorial durant les 3 premiers épisodes. C'est longuet. D'autant plus que le tutorial ne s’arrête en fait jamais vraiment, et se prolonge jusqu'à la fin de l'aventure. En effet, on continuera toujours d'être tenu par la main, surtout lors des passages importants cette fois, nécessaires à la progression de l'histoire. Comme si le jeu avouait son échec dans sa capacité à laisser le joueur voler de ses propres ailes.

La faute à un système de jeu trop ambitieux à mon sens. J'ai le sentiment que le gameplay, basé sur la modification d’événements au travers de micro voyages dans le temps, est trop complexe pour laisser le joueur seul face à des situations nouvelles.

 

Verdict : Des bases intéressantes mais une aventure barbante. La faute à une intrigue qui traîne à démarrer et à un gameplay trop ambitieux.

  

Test : Resident Evil : Revelations 2

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Support : PS4

 

Synopsis : Claire Redfield, personnage récurent de la saga Resident Evil, se fait kidnapper par de mystérieux individus lors d'une soirée mondaine. Elle se réveille dans une prison sur une île.

 

Description : Resident Evil : Revelations 2 est un Action-Survival-Horror en 3D. La caméra est de dos, sur l'épaule.

L'aventure se déroulera entièrement sur une île infestée de zombies et autres monstruosités. On retrouvera un univers sombre, inquiétant, et parfois sanguinolent, propre à la série.

Pour progresser dans ce monde hostile, on sera invité à prendre les commandes de 2 binômes de manière alternative.

Chaque binôme est composé d'un personnage combattant (notamment Claire Redfield), usant d'armes à feu pour se défendre contre les mort-vivants, et d'un personnage plus fragile mais doté de capacités spéciales. Comme capacité spéciale on aura, par exemple, la possibilité de voir les ennemis à travers les murs pour noter leurs positions. Bien pratique pour préparer une approche furtive et éviter de se faire surprendre par des monstres.

D'ailleurs, on sera très souvent incité à faire preuve de prudence, plutôt que de foncer tête baissée dans les rangs ennemis.

L'aventure est divisée en 4 chapitres avec à chaque fois un univers propre (forêt, grottes..).

 

Avis : Comme ça, à première vue, ce Resident Evil : Revélations 2 n’impressionne pas. Il fait même un peu cheap avec ses graphismes dépassés (parfois limite PS2/GameCube), et son format de distribution initial sous forme d'épisodes à télécharger.

Pourtant, derrière ce Resident Evil de seconde zone se cache, à mon sens, un modèle pour le futur de la saga. Le 1er Revelations avait déjà bien avancé sur le sujet en mixant, avec brio, du Survival-Horror oldschool et de l'Action-Survival-Horror. On retrouve encore ici quasiment le même mélange, tout aussi réussi.

Certes, Revelations 2 reste un jeu d'Action, mais on rencontrera quasiment systématiquement des situations qui nécessiteront de se creuser les méninges, que ce soit pour résoudre des énigmes classiques et moins classiques, ou pour échapper aux zombies. Mieux, les situations de réflexion et d'action seront souvent mêlées, apportant ainsi une dose de stress toute jouissive. La complémentarité des personnages de chaque duos est, à ce sujet, d'ailleurs parfaitement exploitée.

Un exemple que j'aime bien, c'est le passage des ennemis invisibles. Il concerne le duo Barry Burton, et Natalia. Barry peut shooter de gros ennemis facilement avec son arsenal. Alors que Natalia ne sait pas vraiment se battre, mais peut détecter les monstres invisibles grâce à ses dons psychiques. Il faudra donc d'abord détecter ces ennemis avec Natalia, retenir visuellement où ils sont, puis changer de personnage et tirer à l'endroit mémorisé avec Barry. Il sera nécessaire d'agir vite car ces ennemis bougent, et en plus sont  extrêmement dangereux!

Ces phases sont ludiques et mettent une pression toute bienvenue.  Et des passages intelligents comme ça dans le jeu, ils y en a des tas. Variés en plus, avec beaucoup de mécanismes en duo totalement inédits (ou presque). Moi qui ne suit pas fan du concept de duos dans les Survival-Horror, car ils apportent rarement grand chose et nuisent souvent à l'immersion, là j'ai été conquis. Bon, je ne dis pas que je ne n'aurais pas aimé plus de sessions avec un seul avatar, mais il n'empêche que j'ai eu ma dose de stress et d'angoisse en duo.

J'en viens d'ailleurs à l'une des grandes forces du titre à mon sens : la difficulté, que j'ai trouvé parfaitement dosée. Je n'ai pas eu trop de mal à terminer l'aventure en mode normal, et pourtant je l'ai trouvée éprouvante. A chaque passage tendu, je me suis demandé si j'allais arriver au bout, et souvent je m'en suis sorti in extremis. J'ai même vaincu certains boss au couteau sur la fin, ce qui ne m'était pas arrivé depuis Resident Evil 1er du nom. La balance est parfaite. Le jeu met une pression constante sans jamais dégouter. Et cette justesse, mine de rien, on la voit rarement aujourd'hui, alors qu'elle est l'une des principales essences du ludique.

Côté ambiance, c'est tout aussi réussi. Tout à fait dans le style du Survival, et du thème du zombie. Les tons sont sombres, et les environnements, forêt, grotte, port de pêche abandonné, sont adaptés au genre. Par ailleurs, les différentes zones du jeu bénéficient d'un level-design aux petits oignons pour qu'il y ait toujours un doute sur la présence ou non d'ennemis, le but étant qu'on ne soit jamais totalement rassuré. C'est très efficace.

Par contre, il aurait quand même fallut plus de variété dans les décors. Au moins le double d'environnements (on n'en compte 4 seulement). Ce qui n'aurait pas fait de mal à la durée de vie d'ailleurs. J'aurais également aimé un peu plus de teintes de couleurs et une technique un peu plus à jour. Là, comme je le disais en préambule, ça fait cheap.

 

Verdict : Un Resident Evil léger dans la forme, mais avec des mécanismes et des idées au top.

 

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09/08/2016

Test : DLC : Bloodborne : The Old Hunters

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Support : PS4

 

Synopsis : Le DLC The Old Hunters est un contenu additionnel pour Bloodborne qui nous amène dans un monde parallèle, une version alternative de la ville Yharnam. L'entrée du DLC est accessible prés du Faubourg de la Cathédrale, une fois le boss de la Grande Cathédrale vaincu.

 

Description : L'action du DLC se déroule, au départ, dans un univers à l'ambiance Western. La ville de Yharnam est recouverte d'une substance séchée qui donne une impression de dunes de sable. La lumière est beaucoup plus présente que dans le reste du jeu, et certains ennemis font penser à des cowboys.

Ce n'est pas le seul environnement du DLC. En effet, on comptera en tout 3 zones différentes à parcourir, avec une ambiance plus sombre pour les 2 dernières. Chacune de ces zones présente sont lot de boss.

La difficulté générale du DLC est bien plus élevée que celle du jeu principal. Et la durée de vie se situe autour d'une dizaine d'heures.

 

Avis : Au debut, j'ai eu un eu un peu peur pour ce DLC. Le 1er univers, bien qu'agréable visuellement, m'a un peu saoulé. Je n'avais pas vraiment l'impression de nouveauté, d'idées géniales, mais plutôt d'avoir la un simple couloir bourre d'ennemis difficiles.

C'est à partir du 2ème univers que j'ai commencé à accrocher. J'ai retrouvé tout le savoir faire de From Software, ainsi que les principales originalités dans le level-design et les mécanismes de jeu.

L'ambiance n'est pas en reste, parfois très glauque et pesante, et se rapproche par moment des univers les plus éprouvants des 1er Demon Souls et  Dark Souls. Du tout bon quoi.

Du côté des boss c'est excellent. Ils sont encore plus épiques et ludiques que dans le jeu principal. Par contre certains sont assez tendus et il m'a fallut faire beaucoup d'expérience et passer pas mal de niveaux avant de pouvoir les vaincre. Malgré tout, ça reste quand même un peu moins complexe que les boss des précédents DLC de la saga Dark Souls. C'est d'ailleurs l'une des forces de ce DLC : difficile mais jamais impossible. Car j'ai encore en mémoire la frustration de quelques boss invaincus des DLC de Dark Souls et Dark Souls 2 (Fume Knight par exemple). Là, le gameplay assez souple de Bloodborne permet d'appréhender les boss sous différents angles pour trouver une méthode qui convient, et s’améliorer au fil des essais. Ca paie forcément, et c'est gratifiant quand on s'implique.

Par contre, en dehors de ces boss qui laissent pas mal de marge de manœuvre au joueur, le reste du DLC ne laissera pas beaucoup de choix dans la progression. Si je recommençais le DLC, je pense que je l'appréhenderai exactement de la même façon que lors la 1ère traversée, avec le même type de personnage. C'est dommage, car ça n'incite pas à refaire l'aventure.

 

Verdict : Un excellent DLC oppressant, intelligent, et proposant les meilleurs boss du jeu. Mais, une fois terminé, on n'aura pas forcément envie d'y revenir.

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