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03/12/2016

Test : Super Meat Boy

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Support : PS4

Description : Super Meat Boy est un jeu de Plates-Formes 2D, dans lequel on prendra les commandes de Meat Boy, un petit personnage cartoonesque carré et rouge (Monsieur Costaud?).

L'objectif du jeu sera d'aller secourir la bien aimée de Meat Boy, kidnappée par un méchant verre de terre. Pour cela il faudra parcourir une petite centaine de niveaux.

L’originalité du titre réside dans le fait que les niveaux traversés seront très courts et très difficiles. Le level-design invitant souvent à avancer très rapidement parmi des pièges retords et nombreux (trous, pics etc.).

Il sera donc quasi obligatoire de perdre un grand nombre de fois avant d'arriver à cerner, puis à dompter, la plupart des passages du jeu.

Heureusement le nombre d'essais est illimité et il n'y a pas de game-over.

 

Avis : Le coup de génie de Super Meat Boy, c'est de réunir les plaisirs du harcore-gaming, sans les inconvénients.

Oui les niveaux sont difficiles, très difficiles. Mais comme ces mêmes niveaux sont extrêmement courts, et qu'en cas d'échec on recommence quasi immédiatement, il y a très peu de frustration.

Donc on perd des dizaines -que dis-je-, des centaines de fois sur un même passage pour les niveaux les plus durs, mais c'est pas grave, on continue.

Seulement 4 niveaux de la trame principale ont réussis à m'agacer car ils sont vraiment tordus et plus longs que le autres. En dehors de ça, je n'ai jamais ressenti de grosse frustration ou de baisse de motivation. Juste ce qu'il faut pour réveiller mon égo.
 
En fait Super Meat Boy c'est un peu "le hardcore gaming pour tous". Puisque ce qu'il y avait de plus frustrant avec les jeux oldschools difficiles je trouve, c'était de recommencer loin en amont en cas d'échec. Voir carrément depuis le début du jeu en cas de game-over. Dans Super Meat Boy, il n'y a généralement pas plus de 10 secondes entre le lieu de départ et le lieu du dernier échec.
 
Mais cette recette magique ne serait rien sans le gameplay millimétré et le level-design ingénieux, varié que propose Super Meat Boy. Obligeant le joueur à faire aussi bien appel à son doigté qu'à un peu de réflexion.

Le résultat est addictif.

Finalement, la seule limite du soft c'est son concept qui, à force, et malgré le fun qu'on peut éprouver en jouant, peut tourner en rond.

 

En résumé : Super Meat Boy est un jeu de plates-formes addictif. Il offre tous les plaisirs du hardcore gaming, sans presque jamais frustrer.

 

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20/11/2016

Avis : Unravel

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Support : PS4

 

Description : Unravel est un jeu de Plates-Formes 2D dans lequel on dirigera un personnage imaginaire de la taille d'un livre de poche, au travers d'une dizaine de niveaux dans la nature.

Le petit personnage, nommé Yarnie, a la particularité d'avoir un corps constitué avec un fil de laine rouge.

Le fil de laine se déroule au fur et à mesure que l'on avance  au sein des niveaux. Il faudra donc retrouver des pelotes de laine ici et là pour que Yarnie se reconstitue, et puisse continuer son aventure.

La progression est principalement rythmée par des énigmes où il faudra utiliser le fil de laine. On l'utilisera de manière très simple pour s'accrocher en hauteur et se balancer au dessus de gouffres, ou de manière plus complexe pour déclencher des mécanismes.

L'ambiance est très calme, il y assez peu de pièges et très rarement des ennemis. Le soft arbore à ce titre un style de jeu "indé" épuré.

 

Avis : Unravel c'est le Cool Spot du riche. Et en cela, il permet de s'amuser à se prendre pour un lilliputien et de visiter un jardin ou une forêt avec les yeux d'un petit être.

C'est très sympa, d'autant plus que les décors, photo-réalistes, sont absolument splendides. Certainement parmi les plus beau que j'ai jamais vu dans un jeu-vidéo.

Les énigmes avec le fil de laine, dont le concept de base est original, sont en outre assez bien fichues.

Maintenant, je trouve quand même que le potentiel du titre est sous exploité à bien des égards.

D'abord en ce qui concerne la variété des lieux parcourus. C'est tout le temps en nature, ou presque, avec trop de similarités d'un niveau à l'autre. On retrouvera régulièrement les même rochers, les mêmes arbres... Alors j'adore la nature, mais pourquoi ne pas avoir varié la progression avec des passages dans les différentes pièces d'une maison par exemple?

Ensuite, je trouve que les énigmes ne montent pas assez en puissance. Certes elles se complexifient au fur et à mesure que l'on avance. Mais pas de manière fulgurante.

On est finalement trop rarement surpris par le jeu, une fois passé l'effet "waouh" des 2 premiers niveaux.

Enfin, le côté "too-much poétique" peut gaver par les temps qui courent. On a tellement de titres "indés" qui se veulent poétiques, épurés, que ça n'a plus rien d'exceptionnel de faire dans le jeu allégorique et la musique d'ambiance.

 

En résumé : Le gampelay d'Unravel est original et le jeu excessivement beau. A faire, même si l'aventure manque finalement un peu de folie pour être mémorable.

 

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18/11/2016

Test : FEZ

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Support : PS4

 

Synopsis : Gomez, petit personnage de jeu vidéo en 2 dimensions, est témoin un jour de la destruction d'un immense cube doré magique, ce qui révèle une troisième dimension.

 

Description : FEZ est un jeu de Plates-Formes en 2D dans lequel on dirigera le personnage de Gomez.

Le style graphique, techniquement simpliste, fait penser aux titres de l'époque des consoles de salon 8 bits. Les sons et les musiques sonnent aussi comme à l'époque des 8 bits.

La particularité du titre se situe dans le fait qu'il sera possible, en appuyant sur un bouton, de faire pivoter l'écran pour changer de perspective et voir les autres côtés des objets et des décors. Comme si l'univers était en fait en 3 dimensions, avec 4 perspectives différentes : la vue de devant, de derrière,  de gauche et de droite.

Ce système servira à de nombreuses énigmes jouant, de manière volontairement trompeuse, sur les différents angles de vue.

L’objectif 1er de l'aventure, sera de récupérer des cubes jaunes : 32.

Mais pour terminer le jeu à 100% il faudra récupérer des cubes de couleur bleue, 32 également, beaucoup plus difficiles à trouver.

 

Avis : La quête principale de FEZ m'a conquis.

J'ai mis du temps à comprendre la façon dont était construit l'univers de jeu, avec quelques galères au départ. Mais une fois passée cette étape, je me suis vraiment amusé.

Le mélange plate-forme 2D, réflexion est addictif. Les énigmes basées surtout sur l'observation, sont vraiment sympas et parfois rigolotes.

La recherche des cubes jaunes, comme dans Super Mario 64 avec les étoiles dorées, est prenante. Courte (6 heures) mais prenante.

La difficulté n'est pas très élevée pour récupérer ces cubes, mais le jeu demande quand-même pas mal d'implication.

Et puis FEZ dégage une espèce de pureté, avec ces décors volontairement oldschools, son gameplay finalement simple, mais aussi avec son atmosphère toute particulière grâce notamment à la bande son.

Les musiques sont extrêmement fines pour du "8 bits". Elles sont généralement mystiques, et arborent des sons d'ambiance, comme des bruits de mouettes pour les lieux en bords de Mer par exemple.

Le jeu a une vraie personnalité, qui se démarque aussi bien des grosses productions que d'autres jeux similaires, "indés", plus intimistes.

Ce qui me semble moins réussi par contre, c'est la quête optionnelle des cube bleus. Récupérer les 32 cubes bleus sans solution relève juste de l'impossible. De ce que j'ai lu sur Internet, il faut faire certaines manipulations avec la manette, en se basant sur un alphabet codé caché quelque part dans l'univers de jeu.

Bref, pour avoir quand même essayer, c'est un peu trop poussé. Pourquoi ne pas avoir fait une étape d’énigmes intermédiaires? Un peu moins ardues? Le jeu avait largement le potentiel pour me tenir en haleine au moins 6h de plus.

 

En résumé : Un jeu pur et addictif. La quête principale est prenante et abordable, bien qu'un peu courte. Les quêtes secondaires sont en revanches quasiment impossibles sans solution pour le commun des joueurs, et c'est dommage.

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