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19/03/2011

Test : Fahrenheit

Fahrenheit, David Cage

Support(s) testé(s) : PS2

Synopsis : Lucas Kane est un employé de Banque new-yorkais sans histoire. Alors qu’il dîne un soir dans un snack en ville, il est pris d’un coup de folie et assassine un inconnu dans les toilettes du restaurant. Se rendant compte de ce qu’il a fait, Lucas fuit.
Notre jeune homme va ensuite mener sa propre enquête pour découvrir ce qui l’a poussé à tuer.

Description : Fahrenheit est un jeu d’Aventure en 3D. Le titre peut être considéré comme le prédécesseur d’Heavy Rain (David Cage a supervisé les 2 développements).
Fahrenheit met d’ailleurs en place tous les principes que nous retrouverons par la suite chez son successeur. Ainsi, Farenheit peut s’apparenter, de loin, à une espèce de Point & Click dirigiste proposant un maximum d’actions contextuelles, et présentant une intrigue et un schéma de progression qui ramènent aux thrillers.
Durant l’aventure, on évoluera par chapitre. Pour presque chaque chapitre, on aura le choix de prendre les commandes de l’un des 3 personnages principaux de manière à suivre l’histoire par des points de vue différents. Ainsi, on pourra diriger Lucas Kane l’assassin-victime,  Carla Valenti une fliquette assez sexy, ou Tyler Miles un flic black très décontracté.
Une fois son avatar sélectionné, on le fera évoluer dans un lieu défini par le scénario (restaurant, poste de police, appartement, cimetière…), que l’on explorera pour rechercher des indices permettant de résoudre le mystère du meurtre du restaurant.
Après chaque phase d’investigation, on aura généralement droit à une séquence d’actions contextuelles pendant laquelle il faudra reproduire, avec la manette, des mouvements indiqués à l’écran en un temps limité.
On tapera également régulièrement la discute avec des PNJ. Durant ces phases de parlotte, il faudra faire des choix de sujets à aborder et de réponses à donner. Ces choix auront un impact plus ou moins important sur la suite du scénario à court terme.
A noter que, contrairement aux Point & Click, dans Farenheit, le Game Over existe. En effet, le jeu pourra se terminer brutalement lors des phases où l’on dirige Lucas Kane, si ce dernier se fait prendre par la Police. Il y a aussi un autre cas de figure qui peut amener à un Game Over : lorsque la jauge de déprime de n’importe quel personnage dirigé (Lucas, Carla ou Tyler) arrive à zéro. La jauge de déprime est une sorte de barre de vitalité qui peut se remplir où se vider selon les circonstances. Généralement, la jauge se videra si on loupe une action, et se remplira en cas de réussite. Heureusement, le système de sauvegarde permettra de recommencer non loin de la zone d’échec.
Au niveau de l’ambiance, on est dans un univers new-yorkais réaliste avec une petite touche post-appocalyptique. Le ton est assez grave, et triste. La bande son propose pas mal de pistes au violon qui renforcent cet effet.
Sinon, Farenheit s’inspire certainement de thrillers cinématographiques comme, par exemple, d’adaptations d’Hannibal Lecter (Le 6ème Sens, le silence des Agneaux…). On aura aussi droit à quelques clins d’œils à Matrix.
A noter que le jeu fait également référence au cinéma en général, en proposant des plans, des points de vues, des effets visuels, qui nous ramènent au 7ème art.

Avis : J’avais d’abord fait Heavy Rain avant de me lancer dans Fahrenheit. Du coup, Fahrenheit a un peu souffert de la comparaison avec son successeur, car j’ai pris Heavy Rain comme référence.
Ainsi, et d’abord, j’ai naturellement trouvé Fahrenheit moins beau que son descendant, même si le titre s’en tire très honorablement.
Ensuite, j’ai moins aimé le côté un peu trop barré du jeu. C’est idiot, mais, pour tout ce qui concerne les thrillers, autant j’aime quand le ton de la narration flirte avec le surnaturel, autant j’aime quand le dénouement est rationnel. Mais j’en dis trop…
Enfin, j’ai préféré les personnalités des avatars d’Heavy Rain, que celles des personnages de Fahrenheit.
Mais, en dehors des ces petites lacunes, si tant est qu’on les considère comme telles, Fahrenheit est, tout comme Heavy Rain, un très grand jeu.
L’aventure est extrêmement prenante grâce, notamment, à l’ambiance mature et happante, et au scénario qui pousse toujours à avancer pour en savoir un peu plus. Les phases d’action sont variées, réussies, sauf peut être une ou deux un peu longuettes. Les idées, comme la jauge de déprime, apportent un réel plus et donnent de la richesse au jeu.
Pour finir, Fahrenheit fait parti de ces jeux qui marquent, qui laissent une trace sur le joueur, tout comme Heavy Rain ou un Silent Hill 2.

Verdict : Fahrenheit est un grand thriller vidéoludique qui m’a littéralement scotché une bonne dizaine d’heures. Je préfère néanmoins son successeur, Heavy Rain, pour la technique, le côté plus réaliste de ce dernier, et le style des personnages.  Mais c’est juste une histoire de goûts.

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