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15/01/2010

Test : Bioshock

bioshosk,fps,ps3

Support(s) testé(s) : PS3

Synopsis : L’histoire de Bioshock se déroule dans les années 1960. Le joueur incarne un certain Jack. Jack réchappe du crash d’un avion en plein Océan Atlantique. Il nage et découvre, par chance, l’entrée d’une mystérieuse ville sous-marine nommée Rapture, conçue spécialement pour abriter des gens sous l’eau.

Description : Bioshock est un FPS, dans lequel on dirige Jack à travers les couloirs et les salles des bâtiments de la citée sous-marine Rapture. Rapture est une sorte de New York des années 60. A ce titre, on retrouve beaucoup d’éléments dans le décor, et même certaines musiques datant de cette époque. Je trouve aussi qu’il y a un petit côté Blade Runner dans les 3ème plans. Tout ceci donne à Bioshosk une originalité par rapport aux FPS habituels. Et ce n’est, d’ailleurs, pas la seule.
En effet, certains mécanismes du jeu semblent avoir été repris des RPG classiques. Ainsi, le joueur aura la possibilité d’upgrader Jack en gérant la puissance des attributs du personnage (force, vitalité…). Mais pour ce faire, il faudra toujours d’abord récupérer une certaine quantité d’une substance liquide nommée Adam. Cette substance n’est pas facile à avoir, puisqu’elle est détenue par des petites filles protégées par ce qu’on appelle les Big Daddys, sortes d’hommes-scaphandre surpuissants. Pour récupérer l’Adam, il faut bien évidemment éliminer les Big Daddys. Ce système peut s’apparenter, de loin, au principe du gain d’expérience des RPG classiques. Mais, étant donné que les Big Daddys sont en nombre limité, on peut les considérer comme des mini-boss, et voir en chaque dose d’Adam un artefact validant une victoire. De ce point de vue, on se placerait plutôt dans le schéma propre à certains Action-RPG, tels que Zelda, qui récompensent la défaite d’un boss avec un artefact (ex : réceptacle de cœur) augmentant définitivement la puissance d’un attribut.
En fait, disons que le système d’évolution de Bioshock se situe entre les 2…soit, entre celui du RPG classique, et celui de l’A-RPG type Zelda.
Autre élément original, quasi-inhérent aux JDR, que l’on retrouve ici: l’utilisation de magies…ou plutôt d’un équivalent, qu’on appellera « Plasmides ». Ces Plamides sont en fait des sorts (feu, glace, télékinésie, etc.), qui serviront aussi bien à se défaire des ennemis, qu'à progresser. Par exemple, on pourra dégeler une zone grâce au Plasmide du feu, de manière à révéler une entrée secrète.
Au niveau des armes, on retrouve l’arsenal habituel de tout bon FPS, avec, entre autres : un flingue, un fusil, un lance-grenades, et même une clé à molette ( !), qui serviront d’une manière ou d’une autre à se débarrasser des Chrosômes, autochtones humanoïdes et principaux ennemis du jeu.
Dernier point, qu’il me semble d’ailleurs impossible d’éluder dans une présentation de Bioshock, aussi courte soit-elle : le piratage. Il est, en effet, possible, au cours de l’aventure, de pirater certains systèmes, comme les caméras ou les tourelles mitrailleuses. Le but est d’inciter ces machines à prendre les Chrosômes comme cibles plutôt que Jack. L’action même de piratage consiste à résoudre une sorte de petit casse-tête présentant des morceaux de tuyaux, qu’il faut agencer de manière à faire circuler un liquide d’un point à un autre.

Avis : Je ne suis pas un grand fan de FPS. En dehors de Far Cry 1er du nom, peu de FPS ont réussi à vraiment me happer. Bioshock a pourtant réussi à me divertir. Je crois que c’est surtout grâce au système de jeu basé sur l’amélioration des attributs de Jack et à l’utilisation des Plasmides que j’ai aimé l’aventure.
Mais en dehors de ça, j’ai été plutôt déçu par Bioshock, un jeu qui avait été classé par Game Rankings comme le 13ème meilleur de l’histoire des jeux-vidéo.


Quand on prépare un gâteau, il faut de bons ingrédients, mais ça ne suffit pas. Il est également nécessaire de doser les quantités avec précision, avec intelligence. Bioshock c’est exactement le cas d’un gâteau avec de bons ingrédients, mais avec un dosage qui manque de finesse. C’est d’abord au niveau des combats que j’ai ressenti ça. En effet, le gameplay, d’une richesse assez exceptionnelle, n’est jamais vraiment exploité car les séances de panpan sont beaucoup trop brouillonnes. Peut être est-ce uniquement dû à la version PS3 ?...Je n’en sais rien, quoiqu’il en soit c’est assez désagréable.


Ensuite, il y a le scénario, qui lui aussi est très riche, mais qui n’est pas valorisé par la mise en scène. Je m’explique : au cours de l’aventure on récupère des magnétophones pour écouter des enregistrements racontant un peu l’histoire de Rapture. Le  problème, c’est que ces enregistrements sont parfois récupérés en plein combat, et sont donc diffusés dans l’action, dans un brouhaha total, ce qui n’aide pas à se concentrer sur les informations transmises. Certes, après un combat, il est possible de réécouter ces enregistrements à partir du menu, mais quand on en a 15 ou 20 comme ça à se refaire …pfffff…on  passe outre et on continue à avancer. Dommage, car la grande prétention de Bioshock c’est de nous immerger dans un univers unique, à l’histoire unique…si on zappe la moitié des informations, ça peut poser problème.


Alors oui, il y a tout ce qui est de l’ordre du visuel, qui travaille à installer l’ambiance unique de Bioshock…mais même de ce côté-là, je n’ai pas eu la claque attendue…sûrement parce que les environnements et les situations m’ont semblés un tantinet répétitifs. Du coup l’univers ne m’a pas vraiment happé.


Donc oui, Bioshhock fut une expérience tout ce qu’il y a d’agréable, oui, je suis satisfait de son acquisition, oui, il y a de grandes chances que je m’achète Bioshock 2, mais non, Bioshock n’est pas, selon moi, le 13ème  meilleur jeu de tous les temps.
Pour finir, je citerai la phrase suivante - phrase très juste - postée par un forumeur sur un site Internet spécialisé, à propos de Bioshock : « Au terme du jeu on a la désagréable impression que la dimension "FPS" de ce titre est un prétexte pour dérouler une histoire très inspirée... Remarquez, généralement, c'est l'inverse... »

Verdict : Si on ne m’avait rien dit sur Bioshock, que j’avais acheté le jeu au hasard, j’aurai sûrement été très satisfait. Là, j’attendais un des meilleurs jeux existants, et c’est malheureusement loin d’être le cas. Une aventure de bonne qualité et assez prenante malgré tout.