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03/10/2010

Test : Project Zero

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Support(s) testé(s) : PS2

Synopsis : La jeune Miku est à la recherche de son frère, Mafuyu, disparu mystérieusement en enquêtant sur un vieux manoir abandonné.

Description : Project Zero est un Survival Horror entièrement en 3D, dans lequel on dirigera Miku, la jeune fille à la recherche de son frère. L’aventure se déroulera dans un manoir avec quelques passages en extérieurs, un peu comme dans Resident Evil 1er du nom.
L’originalité du titre, par rapport à d’autres Survival Horror, vient du fait que l’on combattra des fantômes durant l’aventure et non des zombies ou autres monstres. Pour vaincre les spectres, on n’utilisera ni couteau, ni barre de fer, ni arme à feu, mais un appareil photo ! Cet appareil a le pouvoir d’aspirer la puissance des fantômes. A noter que tout le jeu se fait à la 3ème personne, dans des environnements dont le point de vue est figé ; mais dès que l’on dégaine l’appareil photo, on passe en vue subjective.
Les différents fantômes rencontrés apparaîtront tantôt de manière scriptée, tantôt aléatoirement. En détruisant ces derniers, on gagnera de l’expérience qui servira à améliorer l’appareil photo selon différents critères (puissance, vitesse…).
L’univers est également assez original pour un Survival Horror, puisqu’on évoluera dans des environnements typiquement japonais, avec des portes et paravents en papiers dans le manoir, et des bambouseraies en extérieur. L’ambiance se rapproche de celle des films The Ring ou The Grudge, surtout avec les fantômes androgynes aux longs cheveux noirs.
En dehors de ça, Project Zero reprend tous les mécanismes classiques des Survival Horror. Au menu on aura : de l’exploration, des phases d’investigation, quelques énigmes, quelques combats rares mais stressants, et, surtout, l’obligation de gérer ses objets de soins et ses pellicules photos…faute de quoi on pourra vite se trouver embarrassé. A noter que l’aventure est plutôt difficile quand on ne maîtrise pas bien le système de jeu en général et l’utilisation de l’appareil photo. Une fois qu’on a saisi tous les mécanismes, le titre devient largement abordable.
Au final, je dirai que Project Zero est un Resident Evil like dans un emballage de Silent Hill. Le titre a toutes les apparences d’un Survival Horror Psychologique mais, en réalité, on est dans un Survival plutôt classique au niveau de la progression.

Avis : Project Zero ne m’a pas marqué comme l’a fait Silent Hill, ni embarqué comme Resident Evil Rebirth, mais il a quand même réussi à me happer sans que je puisse m’arrêter tant la progression est passionnante. C’est d’autant plus louable que le jeu est peu dense en matière de décors et d’évènements majeurs, et assez répétitif à tous les niveaux, que ce soit en ce qui concerne les environnements ou les différentes situations rencontrées. Même techniquement c’est un peu faiblard.
Mais voilà, l’ambiance est prenante, tantôt pesante, tantôt chaleureuse, si bien qu’on a toujours envie d’avancer ! Et puis…Project Zero fait très peur, surtout durant des 1ères heures de jeu ! Non seulement il arrive régulièrement que l’on sursaute en voyant un fantôme apparaître, ou tout simplement en sentant les vibrations de la manette annonçant la venue d’un revenant, mais en plus les chimères sont terrifiantes et mettent mal à l’aise.
Le côté aléatoire des attaques est stressant, mais les apparitions sont beaucoup mieux gérées que dans Haunting Ground par exemple, notamment parce qu’elles sont mieux distillées et moins prises de tête.
Project Zero est donc une réussite. Le titre trône au dessus de pas mal de Survival Horror. Mais, comme je l’ai annoncé quelques lignes plus haut, il n’atteint pas le niveau des meilleurs Silent Hill ou Resident Evil. Le jeu aurait mérité une finition plus aboutie en ce qui concerne le gameplay notamment, qui posera parfois soucis lors de certains combats, et en ce qui concerne la gestion des objets de soin, un poil en sous nombre, même si ça reste convenable. Et puis, un univers plus grand et un peu plus de variété dans les décors n’auraient pas été de trop.
Enfin, Project Zero aurait eu un peu plus de personnalité si la bande son avait proposé plus de pistes musicales, même si l’ambiance sonore est déjà top.

Verdict : Project Zero fout vraiment les chocottes, et c’est ce qu’on demande à un Survival Horror. En outre, l’aventure est suffisamment passionnante pour que l’on reste scotché du début à la fin sans pouvoir décoller. Néanmoins, le titre reste un cran en dessous des meilleurs du genre car il manque un peu de contenu.

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26/09/2010

Test : Rogue Galaxy

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Support(s) testé(s) : PS2

Synopsis : Jaster est un jeune blondinet plein de fougue qui n’a qu’un seul but en tête : quitter sa planète natale. C’est d’ailleurs sur cette planète, Rosa, un vaste désert rappelant étrangement Tatoïne du film Star Wars, que l’histoire commence.
Jaster est pris par erreur pour un chasseur de prime légendaire, ce qui lui vaudra la sympathie d’un groupe de pirates de ciel qui vont l’embarquer.

Description : Rogue Galaxy est un RPG entièrement en 3D, qui propose des graphismes en cel-shading un peu dans le genre de ceux de Dragon Quest VIII : l’Odyssée du Roi Maudit. D’ailleurs, Rogue Galaxy est le fils illégitime de Dragon Quest VIII (même équipe de développement).
Les 2 titres sont néanmoins bien différents sur de nombreux points. D’abord il y a l’univers. Alors que Dragon Quest VIII présentait, dans la grande tradition des Dragon Quest, un monde médiévalo-fantastique, Rogue Galaxy s’oriente vers de la science-fiction intergalactique avec des éléments qui semblent empruntés à la saga cinématographique Star Wars et aux jeux Final Fantasy XII et Sky of Arcadia. On retrouvera les mêmes thèmes ou éléments que dans les œuvres précitées : Empire, androïdes, princesse, combats au pistolet laser et à l’épée, pirates du ciel... En outre,  l’aventure prendra place sur différentes planètes d’un système solaire, entre lesquelles on voyagera en « bateau spatial ».
Au niveau du système de jeu, là aussi c’est bien différent de Dragon Quest VIII. Alors que ce dernier proposait tout ce qu’il y a de plus classique pour un RPG, Rogue Galaxy s’oriente fortement vers de l’Action-RPG avec des combats en temps réel dans un style très Kingdom Hearts. Le seul élément qui me semble retenir Rogue Galaxy dans le monde des RPG classiques, c’est le caractère aléatoire des combats. A noter que, durant les bastons, on prendra les commandes de 3 personnages parmi une petite dizaine. On ne dirigera qu’un seul attaquant, mais on pourra donner des ordres aux 2 autres membres de l’équipe.
Du côté de la progression, le titre reprend la formule bien connue des amateurs de RPG, soit  le trio village-nature-donjon. Mais le jeu s’éloigne quand même des RPG/Action-RPG classiques, dans le sens où on évolue très linéairement,  comme dans Final Fantasy X, Final Fantasy XIII ou Kingdom Hearts, même si les donjons ont un caractère un peu labyrinthique.

Avis : Rogue Galaxy fait parti de cette nouvelle vague de RPG linéaires que j’aime moins. Mais même pour ce style de jeu, Rogue Galaxy n’est pas dans les meilleurs. Le titre n’est pas à la hauteur d’un Final Fantasy X par exemple, et se classerait, qualitativement, plutôt comme un Kingdom Hearts.
Le principal défaut du jeu c’est sa monotonie : on est souvent amené à circuler en ligne droite dans des interminables couloirs aux textures identiques du début à la fin. Il y a, certes, un tout petit côté labyrinthique qui donne un peu plus d’intérêt aux donjons que dans Final Fantasy XIII par exemple, mais cet aspect n’est pas assez bien utilisé à mon sens.
Résultat, on s’ennuie souvent.
En outre, l’histoire est aussi prévisible que plate, les personnages n’ont aucun charisme, et les scènes cinématiques aucun intérêt. D’ailleurs, en dehors de Final Fantasy XIII, Rogue Galaxy est le seul jeu où j’ai tout simplement zappé volontairement des scènes.
Pour résumer, je n’ai pas ressenti grand-chose.
Du côté des combats, c’est un peu brouillon mais ça reste d’un niveau supérieur à ceux de Kingdom Hearts. Par contre, ce qui m’a gêné, c’est le fait de devoir constamment couper l’action pour utiliser des potions de soins, étant donné que l’on perd très facilement son énergie vitale et qu’il n’y a, à ma connaissance, pas de sorts de soin. Quel est l’intérêt de proposer un système de jeu proche d’un Action-RPG si c’est pour couper souvent l’action ?... !
Reste néanmoins une OST assez sympathique, et quelques univers plutôt agréables visuellement. Ca a suffit pour me motiver à faire 2/3 de l’aventure, mais pas plus.
En conclusion, Rogue Galaxy n’est pas une bouse, loin de là, mais c’est un titre assez creux, très superficiel. A faire en période de vaches maigres.

Verdict : Je ne saurai dire catégoriquement si Rogue Galaxy est un mauvais jeu ou un jeu sympathique. Disons qu’il se place entre les 2. Le titre est, d’une manière générale, trop linéaire et trop creux pour assumer son rôle de fils illégitime de Dragon Quest VIII, mais certains passages et univers donnent quand même envie de progresser.
A faire si on est fan de Kingdom Hearts, ou entre 2 gros RPG.

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